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Le Spéléodrome



LE SPÉLÉODROME DE NANCY


Visite virtuelleLa naissance du Spéléodrome en photos

De 1871 à 1891 la population nancéenne a augmenté de 64 % (pour la même période la population française a augmenté de 6 %). Afin de subvenir à l'accroissement des besoins en eau qui en découla, il fut décidé de réaliser le projet de l'ingénieur E. Imbeaux consistant à creuser une galerie de drainage des eaux souterraines du plateau de la forêt de Haye.

Ce plateau situé à l'ouest de Nancy est un élément structural des reliefs de côte de la bordure orientale du bassin parisien, taillé dans les calcaires bajociens et bathoniens (-175 M.A. à -164 M.A.). Ces calcaires, de quelques mètres à une centaine de mètres d'épaisseur, reposent sur une couche de marnes micacées de un à deux mètres d'épaisseur qui les sépare de la formation ferrifère de l'aalénien (-176 M.A. à -175 M.A.). Ils constituent un aquifère fissuré contenant une importante nappe phréatique.

Le projet a consisté au creusement d'une galerie dans les terrains ferrifères au contact de la couche de marnes, percée régulièrement de forages verticaux la traversant réalisant ainsi des sources.

L'ouvrage est essentiellement constitué :

  • d'un réservoir d'eau situé à l'entrée dite "œil de la galerie",
  • d'une galerie principale longue de 4 873 m, haute en moyenne de 1,8 m et large de 1,2 m,
  • de 5 puits d'accès : Hardeval (27 m), Saint-Julien (64 m), Clairlieu (38 m), Haute-Borne (65 m), Vierge (63 m),
  • de nombreux ouvrages remontants destinés à drainer les eaux de l'aquifère vers la galerie principale,
  • de quelques 900 m de galeries annexes.
Il a été réalisé par une centaine d'ouvriers de 1898 à 1906 et a coûté 1,9 MF.

Abandonné pratiquement dès les années 30 et officiellement en 1973, il a été promu par l'USAN à l'occasion de son trentenaire et à l'issue de 2 années de travail de remise en état et d'équipement, comme Centre d'entraînement, École de spéléologie et Conservatoire souterrain, baptisé SPÉLÉODROME DE NANCY. Il fut inauguré le 1er décembre 1991 par Damien Delanghe, Président de la Fédération Française de Spéléologie qui a accordé son parrainage, en présence de Monsieur Claude Gaillard, Conseiller Municipal de Nancy. Une convention signée par la Communauté Urbaine de Nancy et la Ligue Spéléologique Lorraine assure à cette dernière la gestion de l'ensemble. Les visites ne peuvent avoir lieu que sous la responsabilité d'une association habilitée par la ligue.


La nature a repris ses droits et façonné quelques agréables paysages souterrains que l'on rencontre tout au long du parcours. Des placages de calcite d'une blancheur remarquable transforment certains tronçons de la galerie artificielle en véritables galeries de grotte naturelle. Une étrange licorne teinte d'oxydes ferreux surveille les passages des visiteurs. D'étonnantes et fragiles fleurs de calcite blanche, comme on en rencontre peu souvent en milieu naturel, ornent le plafond de ladite galerie. Cette calcite blanche omniprésente a transformé certains ouvrages remontants en cascades de "glace" figées. L'eau toujours présente et parfois très abondante bondit en cascades tumultueuses sur quelques rampes d'escaliers que le néophyte descend avec prudence. De nombreuses et superbes pisolithes (concrétions de calcite de la taille d'un pois, dites perles de caverne, sans valeur marchande) lisses rassemblées en nids furent malheureusement volées.





Entre les puits de la Vierge et de Haute Borne