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CR 03.07.2025
Théo Prévot
jeudi 3 juillet 2025, par
Jeudi 03.07.2025 : travaux au Chalot
Participants : Antonin et Théo
Rares sont les personnes disponibles et motivées ce soir pour venir travailler au trou du Chalot. Après bien des péripéties et avoir démonté les cordes du gymnase j’emprunte la direction de l’ancien stade de Moutrot où je rejoins Antonin pour 21 h 45. Je lui explique le contexte du trou : de façon très simplifiée, nous ne sommes pas très loin du tracé supposé du conduit principal de l’Aroffe souterraine. Le Chalot se positionne assez judicieusement sur ce tracé, avec 15 km plus en amont, le trou du Fond de la Souche et 5 km en aval la résurgence de la Rochotte. Si galerie pénétrable il y a, nous serions au cœur du réseau.
Nous enfilons nos combinaisons néoprène, prenons le matos nécessaire et partons en direction du trou. Nous croiserons comme habituellement, d’énormes crapauds, sur notre chemin. Sur place, Antonin amarre solidement la corde, je fais un rapide aller-retour dans le puits d’entrée pour récupérer le tuyaux de ventilation tombé 20 minutes avant… Antonin, un peu hésitant quant à la descente du R8 en opposition, prend rapidement ses marques et se débrouille très bien. L’entrée dans le premier laminoir se fait aisément depuis que les galets ont été évacués. La sortie est, elle aussi, nettement plus agréable sans la grosse lame de roche aux travers qui nécessitait de se contorsionner un peu pour passer. Le R3 descendu, nous prenons pieds dans le ruisselet. Je montre le chantier du jour à Antonin et lui propose d’aller voir les quelques 25 m de galerie horizontale provenant de l’amont.
Attendant son retour, je prépare le burineur et me plonge dans l’eau pour ouvrir la soirée.
Nous faisons régulièrement des rotations, celui dans l’eau redonne le perfo au second puis sort avec un maximum de cailloux qu’il a pu retirer. Le second passe alors devant avec le perfo tandis que le premier dans l’eau ressort ses cailloux sur le côté. Cela permet de ne pas trop se refroidir et de garder une bonne dynamique. L’élargissement de ce second laminoir s’effectue en position couchée, dans une vingtaine de centimètres d’eau, je vous garantie que la néo n’est pas de trop !
Les trois accus sont vidés, la roche était plus dure sur cette partie, nous avons pu progresser d’un mètre environ. L’arrivée d’eau identifiée sur la topographie est bien visible. Elle semble couler davantage que le ruisselet. Je m’enfile à plat ventre, les pieds en premier, ça y est ! Mes jambes sont enfin dans cette fichue salle. Le passage passerait ce soir mais l’heure et le fait de devoir passer la tête presque intégralement dans l’eau me font dire que la salle peut attendre une semaine supplémentaire. Après tout personne n’y a remis les pieds depuis 1977, nous ne sommes plus à ça près. Je prendrai une cagoule la semaine prochaine pour passer et essayer de descendre le niveau d’eau en creusant un peu dans la salle comme l’ont fait nos prédécesseurs. Nous plions le camp et sortons de terre, je regarde mon téléphone : 1 h 10, Antonin me dit : « c’est cool il doit tout juste être minuit on ne rentrera pas si tard… ». Le temps de se changer, reprendre la route, le retour à Nancy se fera tard.
Encore une belle séance réalisée ce soir, le Chalot est-il sur le point de nous livrer son secret ? Nous devrions le savoir rapidement, du moins je l’espère !
Union spéléologique de l’agglomération nancéienne