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Camp Vaucluse : 25-31 octobre 2025

Olivier Deck

mercredi 26 novembre 2025, par Christophe Prévot

4 participants spéléos pour ce camp (Olivier & Marius Deck, Pierre-Olivier & Auguste Nitting), plus le reste de la famille Nitting (Hortense, Paul-Émile et Christelle).

Rendez-vous le 25 au soir dans un gîte très agréable sur la commune de Saint-Saturnin. Il était prévu d’aller rencontrer Harry Lankester au gîte de l’ASPA, mais nous sommes arrivés trop tard à cause des bouchons. Harry est BE spéléo et il connaît le plateau comme sa poche - on a besoin de précisions avant de se lancer dans la traversée Julien-Souffleur qui est l’objectif ambitieux du camp.

Dimanche
Faute de discussion la veille avec Harry, on part sur Le Caladaire avec un objectif raisonnable (-227 - Salle à manger). Le Caladaire est boueux au-delà (en tout cas c’est ce qu’on m’a dit). L’entrée du trou est facile d’accès (5 minutes de marche). Une jolie chèvre permet d’équiper le puit d’entrée. C’est Marius qui est à l’équipement. Les deux grands puits sont très beaux. Les équipements encore en place (échelle, profilé métallique, etc.) entre les deux puits laissent imaginer les expéditions qui ont dû être réalisées pour permettre l’exploration de ce gouffre à une époque maintenant reculée.

Les deux grands puits (62 et 95 m) laissent ensuite la place à un méandre (diaclase à crans) où s’enchaînent des petits ressauts. Le changement de paysage est radical et la progression un peu plus sportive. Ça reste très chouette. Arrivés en bas, il est temps de remonter et c’est Marius qui s’occupera du déséquipement. La remontée s’avère assez fatigante pour Pierre-Olivier. Sa pédale est mal réglée (trop courte) - il s’ensuit un épisode surprenant avec Pierre-Olivier qui m’annonce que la corde est sortie du Croll lors de la remontée… Comment est-ce possible ? On comprendra qu’avec une pédale trop courte, le Croll (et sa gâchette) peut venir allègrement taper dans les mousquetons de la poignée. Un mauvais positionnement peut générer cette situation surprenante et inquiétante d’un Croll qui s’ouvre et d’une corde qui en sort…

On mettra 4 h environ à remonter et déséquiper. Pierre-Olivier est un peu fatigué et prend conscience que la traversée sera probablement trop ambitieuse pour lui.

(Marius) : la grotte est très jolie surtout dans le deuxième grand puits, (ce n’est néanmoins pas le plus beau puits du Vaucluse comme indiquait la topo, mais il reste remarquable). L’équipement est très agréable notamment dans les deux grands puits qui sont très bien fractionnés, il y a beaucoup de Spits et donc beaucoup de possibilités d’équipements.

TPST : 9 h environ

On passera le soir à Saint-Christol-d’Albion pour discuter avec Harry et récupérer la clef du Julien. Harry n’est malheureusement pas sur place et on récupérera la clef dans une boîte à clef. On discute un peu au téléphone pour la traversée prévue le lendemain. Il me confirme que ce sera trop pour Pierre-Olivier. On va donc la tenter à 3 avec comme objectif de mettre 4 h pour atteindre le fond du Julien (sinon on est hors délais - on vise une petite quinzaine d’heure en tout).

Lundi
C’est parti à 3 pour la traversée Julien-Souffleur. En termes d’ampleur, c’est comparable au Berger (certains trouvent plus dur, d’autres plus simple).

Petite surprise à l’entrée du Julien qui ne ressemble pas aux photos… Olivier a pointé le mauvais trou sur le GPS (bravo !). Heureusement, le Julien est à 100 m (Ouf !).

Le Julien est tout équipé avec des grosses cordes - descente en O quasi obligatoire. Le Julien est très beau et très varié. La partie horizontale avant d’atteindre les gros puits finaux n’est pas à négliger. C’est assez long et ce n’est pas qu’une balade tranquille. Un peu de ramping, quelques passages un peu étroits (pas compliqués, mais ça retarde). Le grand puits final est composé d’une vingtaine de fractionnements, tous en pendule. C’est la logique des spéléos locaux. Ne pas mettre les fractionnements les uns en dessous des autres. Si quelque chose tombe ça évite de le prendre sur la tête. Ces pendules successifs sont un peu inhabituels pour Auguste qui se fait un peu aider.

Au final, on met 5 h à descendre (-650 m) et on fait donc le constat qu’on est hors délais. Marius a un petit mal de crâne et Auguste ressent un peu la fatigue. Le plus sage est donc d’abandonner la traversée et de remonter. On mettra 8 h 30 et on ressortira un peu fatigués, mais pas éreintés.

TPST : 13 h 30 environ

Retour au gîte vers 1 h du matin où un bon repas nous attend.

Mardi
Pour Auguste c’est repos.

Pour Marius, Olivier et Pierre-Olivier, ce sera un aller-retour au Souffleur. Comme on n’a pas fait la traversée, on aura ainsi pu faire du repérage au Souffleur.

Le Souffleur s’ouvre sur la commune de Saint-Christol. Une chèvre gigantesque est restée au-dessus de l’entrée - vestige de l’époque de son exploration. L’entrée historique est tellement visible, qu’on passe à côté de l’entrée « bis », toute petite et qui est maintenant le passage recommandé. On passera donc par l’entrée historique qui traverse une trémie un peu pourrie (d’où la création récente de l’entrée bis…). Le Souffleur propose un bel enchaînement de puits et de petits bouts de méandres. Aucune concrétion, mais de beaux volumes et de belles formes d’érosion. C’est plus beau que l’entrée du Julien. On poussera la visite jusqu’au méandre de l’Ankou, réputé dans le coin. Des points blancs, tous les 1,5 m indiquent le bon cheminement. Ne pas les suivre, revient à se retrouver fatalement dans un cul de sac à un moment ou un autre…

Pour Pierre-Olivier, la remontée sera plus facile que celle du Caladaire en raison d’un meilleur réglage de sa pédale.

TPST : 5 h environ

On passe en fin de journée au gîte de l’ASPA où on rencontre enfin physiquement Harry. Il nous montre les topos et fiches d’équipement à jour des cavités du coin. On fait quelques photos. Le plus important est de savoir qu’il est prêt à partager les infos et conseils si on revient.

On laissera 20 € pour participer au renouvellement des cordes du Souffleur.

Le soir, Renaud nous rejoint à Avignon pour venir grimper - c’est le programme des deux jours suivants.

Mercredi
Pour tous, on part à Buoux. C’est un lieu mythique de l’escalade. C’est magnifique. Le paysage est beau et le rocher aussi. Difficile à décrire, mais c’est beau et ça vaut le coup d’y aller rien que pour s’y promener.
Côté escalade, c’est assez costaud, même si on trouve du simple aussi.

Marius et Renaud iront sur des voies difficiles. Les autres resteront sur des voies faciles pour permettre à tout le monde de grimper, y compris Hortense de ses 9 ans :-).

Jeudi
Buoux + escalade + photos pour Marius, Renaud et Olivier. On a refait la photo de Patrick Edlinger dans le toit de la DSF. Patrick était en solo, Marius en tête, Olivier en second. Devinez grâce aux photos qui est le meilleur, qui est le moins bon…

Visites touristiques pour la famille Nitting : l’écomusée de l’Ocre à Roussillon, la dernière carrière d’ocre en exploitation (Société des ocres de France), les ateliers Mathieu Lustrerie (superbe, gratuit en accès libre), les fortifications de Simiane-la-Rotonde et le Colorado provençal (d’anciennes carrières d’ocre) : très beau. Un peu mal aux pieds le soir...

Conclusion
Le Vaucluse, c’est beau à l’extérieur, c’est beau à l’intérieur. Il faut y retourner pour faire la traversée. Sans oublier l’aven Autran qui semble être un must - par contre il faudra l’équiper... Ainsi que l’aven Aubert.

Nous avons pu récupérer les topos auprès de l’ASPA et d’Harry avec les fiches d’équipement à jour.

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