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329.4 - Un week-end Découverte dans le Doubs
Zoé Kahn
samedi 3 janvier 2026, par
Participants : Vivien, Valentine, Charles, Arthur, Emma, Zoé
Nous sommes arrivés le vendredi 21 novembre au soir. Nous avons fait connaissance autour d’un chaleureux repas de pâtes à la sauce tomate. Nous étions trois en découverte de la spéléologie (Emma, Arthur et Zoé). Cette soirée fut donc l’occasion de nous initier à la pratique afin de ne pas nous retrouver, si je puis dire, au pied du mur le lendemain. Cette riche instruction a été menée à bien par le pédagogue Vivien Romuald. Corde accrochée à la balustrade, nous avons appris les bases de l’assurage.
Le samedi matin, vers 9 h 30, nous sommes partis sous un paysage blanc et enneigé en direction de la grotte des Cavottes. Une fois arrivés sur place, un autre groupe était déjà là. Ils sont partis avant nous mais, attention, spoiler alert… on les a doublés ! Pour accéder à l’entrée, on s’est engagés dans une pente boueuse et glissante. Ce n’était pas une mince affaire, loin de là… Les racines des arbres nous ont évité des chutes rocambolesques. Après nos premiers pas vers les profondeurs de la terre, nous, apprentis aventuriers, avons été agréablement surpris par la chaleur environnante, drastiquement différente des températures négatives de l’extérieur. Pour la première vire, nous avons emprunté la corde du groupe de devant. Nous sommes ensuite vite arrivés au premier petit puits où nous avons pu nous exercer à la descente, mais surtout à la remontée. Le constat étant que la coordination, ça s’apprend !
La faim commença alors à nous guetter. Nous sommes donc allés dans la grotte du Nain pour manger de délicieuses tranches de pain au comté, agrémentées de compotes et de chocolats. Une pause s’imposait : nous avons fait la sieste.
Pour la deuxième partie de cette sortie, nous sommes allés au P20. Sur le trajet, nous avons fait la rencontre d’une sorte de sangsue solitaire. Plus on s’approchait du puits, plus cela sonnait comme une évidence… Des personnes ayant succombé à leurs envies pressantes se sont manifestement soulagées près du P20. L’odeur, déjà bien présente, a encouragé le membre le plus rustique et aguerri de notre équipe à en faire de même. Valentine s’est chargée d’équiper et de déséquiper le puits. Nous sommes descendus sans encombre, mais le retour, lui, fut plus tumultueux. Alors qu’Emma était engagée dans la montée depuis quelques mètres, son Croll a cessé de coopérer. Elle ne pouvait ni redescendre ni continuer l’ascension. Vivien est venu à la rescousse et lui a donné un meilleur équipement. Pendant ce temps-là, Charles et Valentine se reposaient paisiblement en haut.
Pendant une pause sur le trajet du retour, Emma avait une mission : couper la tablette de chocolat. Le chocolat est tombé. Puis il a été dégusté. Nous sommes ensuite allés faire de la tyrolienne. Valentine, ayant manqué l’arrivée, s’est retrouvée à faire le yoyo sur la corde : c’était très marrant.
Arthur, apprenti guide, a ensuite pris la tête de file. Il a accompli sa mission avec brio, jusqu’au moment où l’on s’est égarés sans même nous rendre compte que nous n’étions plus dans la bonne direction. Les conseils avisés de Vivi nous ont fait rebrousser chemin et nous avons pu alors revoir la lumière du jour.
Nous sommes sortis de la grotte vers 17 h. S’est alors improvisée une petite bataille de boules de neige avant de rentrer, non pas à l’auberge, mais bien au Pitch. Le sol du bar se souvient encore de nos chaussures boueuses, je pense.
Le soir, nous avons mangé de délicieuses fajitas. Nous avons joué à un jeu de société avant d’enchaîner sur un blind test endiablé. Et c’est en musique que s’est achevée cette journée.
Union spéléologique de l’agglomération nancéienne