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330.3 - Gour de Bouclans
Théo Prévot (Photo : Mathias Willié)
dimanche 8 février 2026, par
Date : 1er janvier 2026
Participants : Vivien, Charles, Mathias, Delphine et Théo
La nuit du 31 décembre dans la « cabane » de Mérey-sous-Montrond fut fraîche, mais tout le monde semble avoir bien dormi. Nous faisons une presque grasse matinée, rangeons les lieux et arrivons à Bouclans pour 13 h. Mathias et Charles s’occuperont de la sécurité de surface et du reportage photo, l’eau dans la vasque est aux alentours de 11 °C, ce n’est pas pire…
Nous nous équipons, c’est l’occasion pour moi de vérifier l’étanchéité de ma combinaison, Delphine plongera également en étanche tandis que le courageux Vivien affrontera le froid en humide. Vivien n’a pas voulu que je regonfle ses blocs (pour ne pas le citer : « t’inquiète c’est large j’ai 150 bars dans le bi »). Après ouverture des robinets il semblerait qu’il soit plutôt à 115 bars dans chaque bloc, pas sûr qu’il atteigne l’objectif du jour.
Vivien ouvre la marche (quoiqu’on devrait dire le palmage non ?), Delphine le suit tandis que je ferme la marche. Bon, première bonne nouvelle, mon étanche semble bien étanche et ça c’est cool ! L’eau est cristalline, le S1 long de 76 m est vite franchi. C’est une belle galerie en interstrate (2 m * 4 m) avec un point bas à ‑5 m.
Nous sortons la tête de l’eau puis franchissons le cours S2 (14 m). Vivien nous conduit dans la branche Est jusqu’au S3 et repasse derrière en m’indiquant qu’il procèdera au demi-tour avant nous du fait d’arriver sur ses quarts.
La galerie est plus modeste dans ce siphon mais la visibilité y est toujours bonne pour l’instant. Je vois les lumières de Vivien changer de direction après quelques dizaines de mètres. Delphine poursuit tranquillement devant moi. Les 60 derniers mètres du siphon n’ont pas bonne réputation, le sol devient boueux et encombré de blocs. Nous franchissons l’étiquette 110 m et arrivons aux blocs remontant où Vivien nous a conseillé de stopper.
Je fais signe à Delphine, tout est ok nous rebroussons chemin. Nous refranchissons l’intersiphon et les quelques mètres à quatre pattes. L’arrivée à l’éboulis d’entrée est très jolie avec l’éclairage naturel de l’extérieur.
Dehors, Christophe et Sarah nous ont rejoints, nous leur disons bonjour et nous nous déséquipons. Je leur laisse mon propulseur pour qu’ils essaient la bête. Ils me le ramèneront le soir à Montrond-le-Château.
Christophe étant habitué au Suex est déçu par la traction mais trouve ça marrant. Comme expliqué lors du petit retour d’expérience sur le propulseur (voir : Prévot, Th. 2025. Retour sur le propulseur Lefeet modèle P1 XR. Le P’tit Usania 328. Usan. Nancy. p. 1‑2), il ne peut concurrencer les propulseurs techniques faisant trois fois son poids et sa taille, mais le fait de pouvoir progresser sans palmage à une vitesse relativement honorable me suffira amplement pour l’usage que je souhaite en faire et limitera la consommation en zone un peu plus profonde (50-70 m).
En échangeant avec le constructeur, ce dernier m’a d’ailleurs informé que le P1 était testé jusqu’à 100 m en labo sans anomalie. Bien que sa garantie soit donnée pour 60 m, cela laisse donc une marge de sécurité.
Une belle plongée d’initiation qui semble avoir plu à Delphine.
Union spéléologique de l’agglomération nancéienne