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28.02.2026 : Source de la Rochotte

Théo Prévot

samedi 28 février 2026, par Christophe Prévot

28.02.2026, travaux à la Rochotte (54)
Participants : Olivier Dutus, Olivier Gradot, Maud, Benoit, Vivien et Théo.

L’hiver arrivant sur sa fin il me tardait de revenir voir la source de la Rochotte à Pierre-la-Treiche. Ayant vu cette semaine des vidéos du canal de sortie de la source j’émets tout de même quelques doutes sur la pénétrabilité dans la source mais seul l’essai nous permettra de le savoir !

Le rendez-vous est donné pour samedi 28 février à 10 h avec monsieur Thomas. Nous sommes (comme toujours) bien accueillis pour ce début de saison, le matériel a pu évoluer avec l’hiver, nouvelle suceuse, compresseur de chantier… L’équipe est plus que remontée pour en découdre avec cette source qui ne fait que nous narguer.

Présentation du site à Olivier Dutus et Maud, ce qui est certain c’est que ça pousse ! La corde mise en prévention des périodes de crues est quasiment indispensable pour passer l’entrée. Vivien s’équipe et part en tête le temps que nous discutons et déchargeons le matériel. Bonne nouvelle, ça passe ! Vivien nous fait part de son immersion. Comme envisagé nous faisons le choix avant de poursuivre plus loin, d’équiper une corde dans la diaclase pour accéder à l’ancienne étroiture. La corde permettra de descendre plus aisément à contre-courant et de potentiellement se maintenir au fond et accrocher la suceuse. Je m’équipe, le compresseur fraichement acquis tourne parfaitement, c’est le moment d’aller jouer du perforateur sous l’eau. Les ancrages sont posés, Vivien part mettre en place la corde et remonte un gros bloc. Deux beaux blocs en sortie du passage bas ne m’inspirent pas tellement, ils sont maintenus par le courant mais bougent dès qu’on y passe la main, ils boucheraient potentiellement le passage en tombant derrière nous et si nous étions à ce moment-là dans le passage : ça ne serait pas forcément plus joyeux. Ni une ni deux le premier bloc est tiré pour être rapporté dans la première diaclase, je n’arriverai pas à le ressortir seul, nous verrons plus tard. Place au second, cette fois pas question de le laisser, je sors de l’eau le bloc sur l’épaule, de quoi faire rire les compères en surface. Vivien reprend un peu tandis que Benoit s’équipe, Maud étant malade elle reste en surface, Olivier Dutus, au regard du débit, va faire une boucle à vélo.

Vivien, contraint par un rdv en début d’après-midi, ne tarde pas trop à sortir. J’y retourne, indique à Benoit de se placer en haut de la première diaclase avec des seaux pour évacuer les plus gros blocs qui ne passeront pas dans la suceuse. C’est bizarre, je prends du courant en pleine gueule dès la sortie du passage bas, des cailloux face à moi me paraissent drôlement noirs ; je les bouge un peu et vois une multitude de petits gravillons voler dans ma direction. Benoit attendra, il faut que je remue tout ça pour voir de plus près ! Le courant est puisant et semble venir d’une faille en face de moi. J’active le mode sanglier et m’acharne à retirer les blocs, le courant s’accentue de plus en plus, les petits gravillons qui volaient initialement sont désormais des beaux petit graviers, je me fais littéralement attaquer. Le bloc d’une vingtaine de centimètres que je dispose entre mes jambes pour les pousser derrière se fait éjecter par le courant. Ce n’est quelque part pas plus mal car ça m’évite de devoir effectuer plusieurs étapes pour ne pas encombrer le passage bas. Je n’ai pas de notion du temps. Il semble arrêté, mais je sais que dehors Benoit doit attendre. Le passage étant suffisamment large je m’enfile pieds devant en opposition pour ne pas être refoulé de la cavité. Ça y est ! Mes pieds sont dans une diaclase suffisamment large pour rentrer. Je gigote un peu mais en mono bouteille il ne serait pas raisonnable d’aller plus loin (à titre informatif j’étais jusqu’à présent au pied de la seconde diaclase et pouvais en sortir à tout moment en cas de problème. Il est ensuite assez aisé (surtout avec le débit d’aujourd’hui) de sortir de la seconde diaclase en apnée). Je retrouve la lumière du jour après être passé dans un tambour de machine à laver. Dehors un moment de doute survient mais le sourire sur mon visage et leurs observations (vagues de touille, augmentation du débit) leur ôtent rapidement cette pensée de la tête.

Même équipé de deux bouteilles ça n’est pas le jour pour effectuer une explo, de la touille ressort encore plus tard, signe que nous venons bien de retirer un bouchon stratégique. Évacuer les blocs en bas serait inutilement énergivore, en période d’étiage cette mission se réalise sans difficulté avec des personnes pas nécessairement plongeuses. Olivier Gradot s’équipe pour aller jeter un œil avec Benoit, ce dernier ne pourra descendre à cause de ses sinus encore encombrés des semaines passées. Olivier après une lutte endiablée, parvient à entrer dans la première diaclase, descend voir jusqu’à la lucarne ouverte ce jour et confirme qu’il y a bien quelque chose, mais le courant ne lui permet pas d’y entrer.

Tout le monde ressort, nous rangeons le matériel et décidons de terminer notre journée sur la visite du trou des Glanes et de la deuille du Chalot. L’occasion pour Maud de trouver une belle morille au pied d’un pommier, elle l’avait dit : cherchez au pieds des arbres fruitiers !

Une belle journée s’achève, la seule question maintenant… Quand est-ce que ce foutu débit va diminuer qu’on puisse voir cette suiiiiiiiiiiiiite !

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