Accueil > Le P’tit Usania > 2026 > 334 - Juin 2025 > 334.4 - Rochotte (épisode 9) et environs

334.4 - Rochotte (épisode 9) et environs

Théo Prévot

samedi 6 juin 2026, par Bertrand Maujean

Photo : Vivien Romuald (4/4/2026)

Participants : Aude, Pierre, Mathias, Olivier (Gradot), Olivier (Dutus), Arthur, Océane, Fabien et Théo.

On prend les mêmes et on recommence… ou presque ! Désormais arrêtés par une trémie située à environ 40 m de distance de l’entrée, mon idée est de remuer tout cela pour essayer de se frayer un chemin et poursuivre notre exploration du moment à la source de la Rochotte à Pierre-la-Treiche. Sur le papier cela paraît relativement simple, sur le terrain il en est tout autre. 40 m de distance sous plafond, visibilité proche de zéro, une trémie de blocs au-dessus de la tête où nous voulons extraire des blocs… N’ayant pas tellement envie d’entrer dans les Darwin Awards 2026 j’ai pas mal réfléchi à la façon d’aborder la mission et pour cela il me faudra faire des trous dans quelques blocs. La fiabilité du perforateur Nemo de la Ligue n’étant plus à faire je préfère m’en tenir aux outils pneumatiques dont je dispose. Il faudra pour cela tirer une ligne d’air comprimé de dehors jusqu’à la trémie. L’entrée étant bien encombrée par les blocs posés lors de l’ouverture de la galerie et n’étant pas certain de pouvoir tenir tous les délais dans la journée, je décide de consacrer les efforts du jour sur l’évacuation et l’agrandissement des restrictions. Ces efforts ne seront pas en vain, ils faciliteront les passages futurs avec le matériel et permettront de diminuer les pertes de charge rencontrées par l’eau et espérons-le, à long terme, évacuer lors des prochaines crues une partie des sédiments dont nous nous passerions bien.

Parallèlement aux travaux subaquatiques, plusieurs points seraient à revoir en surface de ce 19 avril. Ce sera donc la mission de l’équipe de surface qui débutera par l’inspection du vallon de Vaux (Pierre-la-Treiche) dont nous avait parlé Benoît Losson il y a maintenant plusieurs années.

Le traditionnel café-croissant avec monsieur Thomas que nous remercions toujours pour son accueil et quelques échanges plus tard, nous voici à pied d’œuvre. Côté source, Olivier Dutus et Arthur effectueront leur première plongée « sous plafond ». Je mets volontairement des guillemets car je leur propose pour prendre leur marque et être en confiance dans l’eau d’effectuer la descente dans la première diaclase, passer la restriction et ressortir dans la seconde diaclase. Cela me semble parfait pour remettre en pratique tout ce que nous avons vu lors des entraînements tout en introduisant le caractère froid et sombre du site. Bon moyen également pour voir un peu la consommation d’air en conditions réelles. Les cloches d’air nous permettant à la fois de remonter en cas de problème et d’échanger sur le ressenti de chacun, chose qui ne serait pas envisageable si nous étions réellement sous plafond. Le changement de masque initialement prévu sera finalement reporté, Arthur aime beaucoup cette première immersion, Olivier qui dispose de beaucoup moins d’expérience sous l’eau a plus d’appréhension (ce qui est jusque-là, normal) et aura un doute lors du retour au pied de la deuxième diaclase. Je le retrouverai derrière pour effectuer le retour ensemble. Rapide débriefing, c’est différent de la piscine, ce n’est pas non plus le Lot ou les Cénotes, il faut poursuivre mais c’est à mon sens un très bon début.

Nous commençons le travail et ressortons des blocs jusqu’à entendre le retour de la première équipe. Une pause s’impose, monsieur Thomas nous ayant indiqué que le barbecue était utilisable nous ne nous privons pas et profitons du soleil radieux pour nous ressourcer.

Un phénomène pointé sur Ikare dans la carrière avant Bicqueley mérite d’être investigué, l’équipe surface repart en prospection tandis que nous retournons sous l’eau. Malgré la météo, remettre les combinaisons néoprène laisse toujours un sentiment désagréable. Nous avons bien vidé le pied des deux diaclases et ressortons. N’ayant pas eu l’occasion de tester le burineur sous l’eau j’effectue une rapide immersion, le modèle est un peu gros et la simple cagoule ne suffit pas à atténuer les vibrations. J’ai littéralement toute la tête qui vibre en même temps que le burineur ce n’est pas des plus agréables, l’essai est concluant sur le résultat mais demande à être peaufiné sur la mise en œuvre. Je ressors après quelques minutes. Arthur est bien motivé pour voir la suite, il s’équipe et passe devant moi, demi-tour au bloc où s’arrête le fil. Nous ressortons définitivement pour aujourd’hui, il est heureux et semble avoir apprécié la plongée, il est désormais piqué, ahah !

Rangement et clap de fin, l’équipe subaquatique a bien avancé, l’équipe surface n’a rien vu côté vallon de Vaux et informe sur la présence d’une exploitation photovoltaïque réduisant la zone d’inspection.

Côté carrière la faille pointée sur Ikare a pu être vue, son positionnement par rapport au réseau souterrain est intéressant. Le phénomène mesure environ 3 m de long, 1 m de large et termine sur 10 cm de large. Le sol est couvert de blocs tombés à cause de la gélifraction des parois, mais des traces d’érosion et de calcite nous incitent à revenir effectuer une première séance de travail pour se donner un meilleur avis. Une jonction avec le réseau souterrain depuis ce point serait juste incroyable ! Affaire à suivre…

Merci à tous pour cette très belle journée !

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)