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25.06.2026 : Travaux au Chalot
Théo Prévot
jeudi 25 juin 2026, par
Participants : Arthur et Théo
Arthur me retrouve à 19 h au terrain de foot de Moutrot, nous sommes en plein cagnard et ne rêvons que d’une chose, être au frais sous terre ! Une visite fortuite d’un chevreuil et nous voilà équipés de nos combinaisons néoprène. Deux bouteilles de 4 L et une troisième de 3 L nous permettront de désober aisément.
Ah… enfin sous terre, le nuage de moustiques franchi nous y voici, l’entrée du laminoir du fait de ne pas avoir retiré de cailloux la fois dernière, reste peu large. Il faudrait procéder au grignotage de la voûte pour faciliter nos venues. Le petit ressaut descendu, plus une seule goutte d’eau dans la galerie. L’arrivée temporaire encore observée récemment avec Pierre, n’est plus. L’arrivée pérenne au milieu du second laminoir est en revanche bien active et, de bon débit au regard du climat extérieur. Nous arrivons dans la salle sans même mouiller la tête, les travaux de la dernière fois portent leurs fruits. Là aussi, une petite rectification de la voûte serait à réaliser, outre le confort lors de niveau plus haut cela permettra l’évacuation des blocs présents dans la salle.
Arthur plonge le premier, il s’équipe d’une 4 L en sécu et utilisera une 3 L à 300 bars pour désober. Les cailloux remontent, je les évacue dans la salle. La combinaison 3 mm à bientôt raison de lui, Arthur ressort pour que nous inversions les rôles. Je remonte quelques beaux blocs et arrive à m’enfiler dans le départ d’une galerie. Je ne décris pas la visibilité qui, vous vous en douterez, ne ferait pas envier un aveugle. La suite est là, je commence à sévèrement me cailler, un dernier gros blocs qui ne sera finalement pas évacuer de la vasque car trop lourd et encombrant pour passer dans la lucarne d’accès au siphon. Je ne sais pas où nous allons mais ce qui est certain c’est que nous y allons, une seconde séance comme celle-ci devrait nous permettre de voir la suite. Siphon plongé actuellement sur 6 m pour 3 de profondeur.
De retour dans la salle, nous sommes tous deux transis de froid, allez faire gober cela aux gens de la surface ! Nous remballons et regagnons la sortie. De retour aux voitures, nous faisons la rencontre de deux femmes venues remplir des abreuvoirs pour les animaux de la forêt. L’une d’elle dira « tu vois, je n’ai pas rêvé la dernière fois quand j’ai dit avoir croisé des plongeurs dans le bois ». Nous échangeons un petit quart d’heure avant de quitter les lieux.
La suite… le débit encore conséquent de l’arrivée pérenne et les dimensions du conduit noyé en aval me poussent à penser que le Chalot n’est pas une cavité à sous-estimer sur son potentiel. Au regard de la morphologie du trou, des directions prises et des différences observées lors des mises en charge je ne pense par que son cours souterrain soit directement en communication avec le trou des Glanes. Ces deux cavités sont, selon moi, deux affluents distincts du conduit principal théoriquement localisé à l’Ouest. Le siphon est actuellement colmaté par des blocs très propres qu’il faut retirer, pieds en premier je sonde un élargissement qui me fait hésiter sur la morphologie, je ne suis finalement pas certain d’être dans un laminoir mais peut-être dans le prolongement de la salle. La suite s’élargit (sur combien de mètres, dans quelles conditions ? C’est bien là le mystère !). Il faudrait désormais réaliser une séance pour élargir l’entrée du premier laminoir et la sortie du second, une seconde séance afin de poursuivre dans le siphon et évacuer les blocs dans la galerie Nord. Bien que l’obstacle actuel soit un siphon, les travaux menés pourraient permettre (tout comme ceux menés à la Rochotte) d’atteindre un réseau aérien conséquent. J’en entends déjà certains dire dans leur tête « LE COLLECTOR DE OUF » bande de blaireaux ahahahah…
Si des personnes sont motivées, nous pouvons d’ores et déjà planifier ces séances. De préférence en semaine car les week-ends sont chargés et plutôt en fin de journée. Pour se donner un ordre d’idée nous avons quitté les lieux en voiture sur les coups de 22 h. La pizzeria proche avait malheureusement fermé les cuisines, mais nous pouvons tout à fait imaginer prévoir un pique-nique en sortant.
Union spéléologique de l’agglomération nancéienne