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335.3 - Plongée à l’émergence du Gouron (9 mai 2026)
Théo Prévot
samedi 4 juillet 2026, par
Participants : Théo et Vivien
Cela fait maintenant un an que nous avons plongé pour la première fois l’émergence du Gouron (Lods, 25). L’arrêt à ‑46 m dans cette diaclase me laissait sur ma faim et j’étais bien déterminer à poursuivre dans cette galerie. Formation trimix, nettoyage de bouteilles en vue de gonflages suroxygénés, calculs en tous genres, gonflage minutieux, tout était prêt pour ce jour tant attendu !
Ne disposant pas d’hélium je devais néanmoins me contenter de deux blocs 10 L gonflés à 200 bars pour la zone « profonde ». Un relais suroxygéné, deux blocs trimix pour le fond, deux blocs suroxygénés pour gérer la remontée derrière le point bas et ne pas consommer de trimix avec le gonflage du gilet stabilisateur et de l’étanche, deux blocs suroxygénés pour la décompression au retour (blocs doublés pour ne pas changer la planification en cas de problème). Bref un ensemble de neuf bouteilles pour une plongée estimée entre 1 h 30 à 2 h selon mon point de demi-tour. Je prendrai finalement le choix de ne pas sortir du siphon (510 m de long pour 54 m de profondeur) afin de restreindre les paliers retours.
Vivien m’aide pour la dépose des blocs de décompression, il m’accompagnera jusqu’à la profondeur de 40 m.
Ça y est, mon propulseur Lefeet, dont je suis toujours autant satisfait pour ses rapports prix/encombrement/poids/puissance (Théo Prévot. 2025. Retour sur le propulseur Lefeet modèle P1 XR. Le P’tit Usania no 328. Usan. Nancy. p. 1‑3), m’emmène dans les profondeurs du Gouron.
La visibilité est plutôt bonne et la galerie est de très bonne section, je profite du moment en me demandant si mon volume de trimix me permettra d’atteindre la zone des 36 m où je prévois de changer de mélange pour remonter jusqu’à 15 m avant de procéder au demi-tour. Les quarts ne sont pas encore atteint et je suis maintenant à 40 m, c’est bon ça passe. La remontée dans la diaclase est splendide, j’imagine les premiers explorateurs arrivant ici, une découverte probablement inoubliable. La profondeur diminue une belle verticale et me voici bientôt arrivé à ‑15 m. Le siphon sort dans moins de 100 m je sais à quoi m’attendre pour la traversée, l’objectif du jour est atteint il me faut maintenant redescendre et sortir.
Vers ‑46 m, alors que je suis sur mon trimix, un détendeur du bi suroxygéné se met en débit continu : fermeture de la bouteille. Ayant l’étanche dessus je réouvre le bloc après avoir inspecté le détendeur. Plus de fuite, je soupçonne la trainée du propulseur d’avoir déclenché le débit continu. Retour sans accroc, je profite un peu plus du retour du fait d’avoir moins de choses à penser. Reprise du relais, poursuite jusqu’à ‑21 m où je passe sur une bouteille de décompression. La sécu est raccrochée derrière moi je la déposerai plus loin pour que Vivien la récupère lorsque je changerai de mélange vers 12 m de profondeur. Tout le matos est ramené à 6 m de profondeur. Je profite du palier pour y voir un peu plus clair dans le matériel, j’ai neuf blocs et le propulseur je me sens comment dire… un peu lourd. Je laisse ici 3 blocs, le propulseur et termine mes paliers à 3 m. Sortie de l’eau après 1 h 30 d’immersion. Je suis assez satisfait de ma première plongée sous plafond en trimix. Vivien remonte le matos, et profite du propulseur pour effectuer un rapide aller-retour à ‑40 m où il m’avait laissé le matin. Il ressort content de sa plongée et conquis par le petit propulseur.
Casse-croûte et rapatriement de tout le matériel avant de reprendre la route, nous faisons une halte au puits de la Brême, le niveau d’eau est environ 6 m sous le seuil de débordement. Retour à Montrond où nous terminerons la décompression de l’azote au Pitch avec une bière fraiche bien méritée !
Réflexion faite, je m’arrangerai la prochaine fois pour disposer de plus de trimix et éviter le relais, les deux blocs suroxygénés me serviront à la fois pour l’étanche, la stab., gérer la remontée derrière et lors du retour. Un bloc de surox laissé à la descente dans la zone d’entrée pour les derniers paliers du retour. La config. sera plus légère, tout de même polyvalente et limitera les changements de gaz qui, ne l’oublions pas, sont souvent sources d’erreur dans notre pratique.
Union spéléologique de l’agglomération nancéienne