Accueil > Le P’tit Usania > 2026 > 336 - Août 2026 > 336.1 - Plongée souterraine au Mexique
336.1 - Plongée souterraine au Mexique
Delphine Loutz
jeudi 30 juillet 2026, par
19 avril 2026, rendez-vous le matin à 7 h 20 au club de plongée situé à 150 mètres de mon hôtel à Playa del Carmen, dans la péninsule du Yucatán au Mexique, pour préparer le matériel de plongée. Je plonge en sidemount avec deux S80 et mon accompagnant, Arthur, plonge en recycleur avec, en plus, deux S80 en side de réserve ; autant dire que nous n’allons pas manquer d’air.
On part vers 8 h. On s’arrête acheter de l’eau, du café et un casse-croûte (qui ne pique pas :-), avec des fruits à manger entre les plongées.
On a environ 45 minutes de route jusqu’au cénote Nohoch. On arrive vers 9 h. Nohoch veut dire « énorme » en maya ; on me dit que c’est parce que les salles sont vraiment grandes dans ce cénote. Il me dit aussi que ce cénote est vraiment très décoré. J’avais déjà hâte d’y plonger, alors maintenant je vous laisse imaginer.
Une fois arrivés, on décharge les blocs puis on descend voir l’entrée du cénote. L’eau est cristalline, la visibilité est folle. Il m’explique quelle ligne on va suivre pour la première plongée. On remonte puis on grée les blocs ; enfin, il me grée mes blocs :-).
On demande ensuite aux personnes qui habitent sur le site de nous descendre les blocs (pas d’effort avant la plongée :-).
Arrive maintenant le moment le plus compliqué de la plongée, à savoir enfiler la combinaison. Bon… je me fais violence et j’y vais. Je plonge en 7 mm, et enfiler une 7 mm sous plus de 30 degrés, ce n’est vraiment pas la chose la plus agréable. Mon coéquipier, lui, plonge en étanche donc forcément, ça va plus vite de son côté… Il en profite en plus pour me faire quelques petites blagues… Après 15 minutes de galère environ, me voilà prête. Les blocs sont descendus, j’enfile ma stab, j’accroche ma pochette avec le matériel supplémentaire, je prends mes palmes, mon masque, et c’est parti ! Un petit bout de cailloux à traverser qui fait très mal aux pieds (j’avais oublié mes tongs) et on y est !
Nous avons la chance d’être accompagnés d’un motmot (c’est l’oiseau des cénotes ; c’est comme ça qu’on pouvait trouver des cénotes : si on voyait un motmot, c’est qu’il y en avait un pas loin. Pour les Mayas, le motmot était le gardien des cénotes).
Nous attachons nos blocs, mettons en place nos détendeurs, faisons tous les checks. Une petite fuite sur un des blocs qui, bien sûr, ne fuyait pas en haut, donc Arthur remonte pour régler le problème puis tout est en ordre : nous sommes prêts à plonger.
On part pour 45 minutes de plongée aller ou bien jusqu’à ce qu’un quart de mes blocs soit vidé. Attention, deuxième moment le plus difficile : moment calcul l : 230 / 4 = 57,5 et 230 - 57,5 = 172,5 ; donc on se fixe un demi-tour à 170 bars.
On commence par un petit bout de caverne (la caverne est une partie où l’on voit toujours la lumière du jour si on fait un 360° sur nous-mêmes). Arthur est devant, pas besoin de lampe pour l’instant.
Puis nous arrivons à la mainline : c’est la ligne principale que nous allons suivre pour cette première plongée.
On commence la grotte (il n’y a plus de lumière du jour ; si on éteint nos lampes, il fait noir). J’allume ma lampe, je commence déjà à voir des concrétions. On avance, le plafond se remplit de stalactites, c’est impressionnant. La grotte est super bien décorée puis ça s’élargit : on entre dans d’énormes salles concrétionnées. Je me dis que, si on n’avait pas de ligne, effectivement on pourrait facilement se perdre.
La suite est pareille : c’est concrétionné, hyper bien décoré ; les formes changent d’un endroit à l’autre. Les sols et les parois sont parfois plats, parfois ondulés, parfois blancs, parfois noirs…
Arrivés à 45 minutes de plongée, Arthur me fait signe. Nous faisons demi-tour (il me reste 190 et 180 bars dans les blocs). Tant pis, c’est comme ça. Je passe devant et il en profite pour filmer quelques vidéos sympas en souvenir.
Arrivés à la sortie, nous nous déséquipons, restons un peu dans l’eau avant de retourner à la chaleur. On aperçoit encore le motmot posé juste à côté de nous. La plongée s’est très bien passée, c’était super. Je me dis que c’est déjà presque fini.
Nous remontons, mangeons un bout. Je ne mange pas mon casse-croûte en entier : il était trop piquant… Après environ 45 minutes de pause, on y retourne. On nous descend à nouveau les blocs et c’est reparti pour les cailloux m.
Nous faisons tout pareil : les checks, la même direction dans la caverne, mais avant la mainline nous faisons un jump sur la gauche pour rejoindre la Parker’s Line que nous allons suivre pendant 45 minutes.
Les salles sont un peu moins grandes mais restent quand même gigantesques, et il y a des concrétions partout : c’est magnifique.
Pas de problème non plus sur cette plongée. Au retour, je passe devant à nouveau, nous faisons quelques petites vidéos puis nous sortons. Je finis ma plongée à 170 bars dans mes blocs (j’aurais pu faire au moins le double :-). Pas grave : les plongées étaient superbes, le cadre était magnifique, Arthur très sympa. Je me souviendrai longtemps de cette journée.
Nous restons encore un peu dans l’eau puis remontons et, une fois les cailloux repassés pour la quatrième fois, je vous laisse deviner qui me propose des tongs !!! Merci Arthur… :-(
Nous rentrons vers 17 h.
Le groupe est encore au club mais commence à partir.
Je range mes affaires, règle les derniers impératifs puis nous partons vers Valladolid pour commencer cette deuxième semaine au Mexique !
Union spéléologique de l’agglomération nancéienne

