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336.2 - Sortie à la Peute Fosse

Benoît Brochin

jeudi 30 juillet 2026, par Bertrand Maujean

Le samedi 18 avril 2026, Théo proposait une sortie à la Peute Fosse. Comme j’aime ce qui est aquatique, cela me tente bien même si la veille j’ai déjà fait un encadrement à Pierre-la-Treiche, je décide d’y aller. Maud ayant eu la bonne idée de se lâcher un dessous de plat en fonte sur le gros orteil et nous faire passer 9 h aux urgences pour finalement se faire arracher l’ongle, j’irai seul, elle sera punie.

En discutant la veille avec Christophe, notre vénéré président, nous parlons de ma sortie du lendemain. Face à son air dubitatif, je lui demande pourquoi ? Il me répond « À ton avis, Peute fosse ça t’inspire quoi ? » Bon ok le nom n’est pas très vendeur mais bon... qui sait ? Ou alors c’est peut-être un plan foireux portage de bouteilles pour une plongée siphon ? Connaissant Théo, ça ne serait pas impossible ;-).

Le lendemain, nous serons donc cinq : Théo (Delphine semblant préférer plonger au Mexique), Océane et Fabien, Pierre et moi. Je passe donc chercher Théo et Pierre puis direction l’antre d’Océane et Fabien où nous arrivons sur les coups de 11 h. Théo se sentant chez lui, nous faisons le tour de la maison et il m’explique les projets à venir. Lors du chargement de ma voiture, pas de bloc de plongée. Le portage ne sera donc pas l’objectif de la sortie, étrange... Après avoir tergiversé sur quel véhicule utiliser pour faire le reste de la route, il s’avère que celui de Fabien a un peu plus de place. Nous partons donc avec le sien et j’abandonne mon Duster. En chemin nous faisons une pause ravitaillement, même si nous ne mangeons pas dans le trou car ça baigne d’un bout à l’autre. Ce sera pour la sortie, ou finalement l’entrée, vu l’heure à laquelle nous arrivons.

Après avoir enfin trouvé le bon chemin où il n’est pas nécessaire d’aller en 4 * 4, nous nous arrêtons au milieu d’une ferme en ruine pour nous changer. Il fait tellement bon sous ce soleil d’avril que la combi néoprène pour aller jusqu’au trou est de trop. Pour ma part, ça mouille de l’intérieur... La descente du seul puits de 5 m en pente raide mais avec de belles prises de pieds se fait aisément avec la corde à la main (de toute façon je n’ai pris que le torse du baudrier...) pour arriver sur une jolie plage de sable blanc. Le début est déjà très joli. Après une présentation des lieux, nous nous dirigeons vers l’amont et l’entrée met dans l’ambiance : passage sur le dos avec juste le visage qui dépasse de l’eau. Mon casque raccrochant, je finis par le virer pour ce passage de 2‑3 m. Océane fera la même expérience que moi mais reste plus dubitative sur la suite. La suite se fait dans un passage assez exigu et avec de quoi passer la tête hors de l’eau et le corps complètement immergé, parfois sans avoir pied. Petit à petit le niveau diminue et la largeur aussi mais la beauté des lieux vaut le coup. Après plusieurs passages où il faut faire un peu d’opposition pour ne pas galérer à se coincer les pieds au fond du méandre, Océane ne sent pas la suite, notamment le mini siphon. Il faut dire que l’entrée ne met pas en confiance. Nous abandonnons donc Océane et Fabien qui font demi-tour et continuons notre progression pour arriver au fameux siphon avec, en guise de main courante (ou plutôt fil d’Ariane), un ancien câble téléphonique avec câble acier en son milieu pour le suspendre. Celui-ci n’est pas profond, il doit y avoir 50 cm sur 1 m à franchir, bref ça passe finalement bien, seule la flottaison de la combi est gênante et me colle au plafond. Nous continuons donc vers le siphon (vrai cette fois) où Théo a déjà plongé en 2019. Nostalgique (et sûrement une idée derrière la tête) il voulait retourner voir. Nous avions été prévenus, la suite va devenir glaiseuse. Chose promise, chose due ! Ça glisse, ça glisse... Nous sommes à présent en train de ramper dans la glaise, pour avancer il faut planter ce que l’on peut. La combinaison néoprène faisant en sorte que toutes les articulations soient montées sur ressort n’aide pas. Je continue à mouiller de l’intérieur et finis par faire une pause (bon à 5 m du siphon). Arrivés à celui-ci, nous contemplons le beau bleu de l’eau avant de contempler le marron de l’eau du retour. On n’a pas fait semblant, l’eau boueuse redescendant avec nous. Petit à petit, nous nous nettoyons lors de la progression, mais il faut quand même prendre soin de faire les recoins pour sortir propres. Car ça glisse, mais aussi colle quand même bien ! L’avantage du retour est de se laisser porter par l’eau si bien qu’il se fait très vite. Au passage, je suis tombé sur une curiosité. On dirait un mini arbre d’un ou deux centimètres. Le siphon, pas crème, sans parler de la sortie qui passe toute seule.

Nous sortons du trou vers 15 h 30 et retrouvons Océane et Fabien qui terminent de sécher au soleil. Il fait tellement bon que c’est très agréable. Après discussion, Océane est du même avis, ça passe tout seul dans l’autre sens, l’appréhension étant passée et la technique améliorée. Bon, eh bien ce sera pour une autre fois. Nous nous déssapons pour remonter en maillot de bain, sauf Théo qui ne peut plus rien enlever sans remonter à poils. Arrivés à la voiture, nous nous changeons, mangeons les restes du midi puis nous prenons la route du retour avec Fabien en guide touristique.

Première halte au tunnel de Maubeuge. Puis au Cul-du-cerf. Celui-ci ayant un nom évocateur, nous faisons un « selfion » avant de descendre voir la sortie de l’eau (à sec). Il y a des tonnes de fossiles, notamment des aiguilles d’oursins. J’en connais une qui aurait mieux fait de ne pas se mettre un dessous de plat sur le pied. Nous reprenons la route pour récupérer notre voiture chez Océane et Fabien puis direction chez Théo où nous arriverons vers 20 h. J’en profite pour informer Christophe que Peute Fosse n’a que le nom de peute ! C’est vraiment à faire. Ensuite, je reprends la route pour rentrer à la maison et rejoindre ma douce.

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