Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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130.5 - Ils sont venus à l’Avenir

Christophe Prévot

Samedi 25 avril, Pascal Admant organisait pour les étudiants du Service inter-universitaire d’activités physiques et sportives (SIUAPS) de Nancy une sortie découverte au gouffre de l’Avenir à Savonnières-en-Perthois (55). Ces étudiants s’entraînent régulièrement avec Pascal au mur du gymnase situé à la faculté de médecine et pratiquent tout aussi bien l’escalade que les techniques spéléologiques de progression sur corde (T.S.P.C.). Ils s’étaient d’ailleurs tous retrouvés le mardi 21 au gymnase provençal pour vérifier les acquis dans ce domaine. Samedi matin à 8 heures ce sont donc 8 personnes qui se sont retrouvées au local du club pour cette sortie : 4 spéléos licenciés (Pascal Admant, Antoine Michel, Charlotte Tronquart et moi-même), 3 étudiants (Louis-Claude Canon, Marie Salillas-Sorossal et Audrey Sonntag) et 1 stagiaire de l’USAN (Hanane Boukbida) pour qui c’était une première tant sous terre que sur corde. Après avoir préparé le kit de matériel (125 m de corde 9 mm, 30 amarrages et quelques anneaux de sangle) ainsi qu’un petit kit de secours (21 m de corde 8 mm, une poulie Rescue, etc.) et le matériel personnel, tout ce petit monde s’est engouffré dans le Master 9 places de l’I.N.P.L. : c’est royal ! Départ aux alentours de 8h40... mais Pascal est peu confiant vis-à-vis de la quantité de gazole. Après un premier arrêt à la station Total avant l’autoroute et un essai infructueux pour ouvrir le bouchon du réservoir, nous nous arrêtons finalement à Pagny-sur-Meuse pour faire le plein et acheter quelques barres énergétiques.

Enfin parvenus à bon port, nous nous équipons et pénétrons dans la carrière. Le cheminement jusqu’à l’entrée de l’Avenir est l’occasion de raconter l’histoire de la carrière, les événements marquants et parler, bien sûr de la géologie locale, d’autant plus que 2 étudiants sont en école de géologie ! Considérant que nous sommes un peu justes pour l’encadrement, je démarre l’équipement avec Charlotte en second, chargée d’assurer les descentes depuis le bas, et Antoine et Pascal se répartissent les têtes de puits pour contrôler la mise en place des descendeurs. Lorsque je parviens en bas de la succession de puits à -41 plus personne ne suit... Je remonte alors jusqu’à retrouver le groupe en haut du plus grand puits (8 m !). Après une petite réorganisation du groupe afin d’accélérer les descentes nous parvenons tous à la jonction avec la Grande Viaille vers 13h. Une petite collation, un tour rapide dans le méandre et c’est la remontée : Pascal, en tête, rejoint le haut du premier puits pour réceptionner tout le monde alors que Charlotte a pour mission de se mettre à la base. Pour ma part je m’installe en haut du puits final de 6 m pour aider aux dégagements et Antoine ferme la marche et déséquipe. La remontée s’effectue doucement, d’autant plus que le matériel d’Hanane est mal réglé et qu’elle a mal au pied porteur. Elle sort très fatiguée du P6, remonte le méandre mais ne parvient pas à sortir seule du P5 : je la rejoins, la double et la tracte jusqu’à ce qu’elle pose pied sur la margelle. Enfin parvenu au puits principal, je décide d’installer un contrepoids afin qu’elle ne s’épuise pas totalement. Pascal fait le régulateur alors que je sers de contrepoids : il découvre ainsi une technique simple et rapide à mettre en œuvre pour évacuer quelqu’un dans un puits. Cette rapide montée met Hanane en confiance. Je règle finement sa pédale (40 cm trop courte !) et lui fait utiliser ses 2 pieds pour grimper : c’est parti  ! Hanane termine les derniers enchaînements seule et heureuse d’y arriver enfin !!! Mais pendant ce temps Antoine hésite pour déséquiper le facteur 2... Je redescends et lui montre comment faire l’escalade puis la désescalade mais cela ne l’attire pas et je m’en occupe. Finalement nous ressortons tous du gouffre pour 16h : il est très tard à mon goût ! Direction la sortie de la carrière avec un crochet par un escalier qui semble remonter vers la surface, ce sera à voir un jour. Enfin dehors, nous nous déséquipons, mangeons quelque peu (sauf certaines demoiselles dont les sandwichs sont... pantagruéliques !) et repartons pour le local où s’effectue la traditionnelle séance de lavage et où je n’ai même pas le temps de boire une bière. Tout fout le camp...

Bref ce fut une super sortie avec quelques petits désagréments qui furent aisément solutionnés et qui ont juste quelque peu ralenti la progression. À l’année prochaine pour de nouvelles aventures avec les étudiants du SIUAPS.


Quant à Pascal, il nous transmet ces quelques ver(re)s :

A bientôt, pour une bonne bière,

rafraîchie à Savonnières,

au fin fond des carrières,

dans l’histoire de la pierre.

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