Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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133.6 - La Pierre, un monde de pierre, façonné par les spéléo !

Philippe LACH et David PARROT

Et quelques semaines s’écoulent après notre gouffre du Caladaire, toute l’équipe est de retour pour une nouvelle aventure : La Pierre Saint-Martin, ou le bout de la France. Après 16h de route réalisée par Philippe, nous sommes arrivés, devant cette énorme montagne qui nous laisse dominer ce désert de cailloux, mais très vite le brouillard nous tombe dessus et préférons dormir en attendant les copains (il est 15h). Très vite, Olivier GENTE, Sophie et Rupper HOHLER, Laurence d’Hautefeuille et Patricia GENTIL débarquent sur la Pierre.

Le premier jour est consacré à l’exploration du DS 30 ou dit le Couey Lodge (-700m). Directement, nous sommes mis dans l’ambiance, une roche noire (calcaire des Canyons), les 400 m du puits d’entrée, une pente inclinée qui nous amène à -700 m et cette rivière, une eau bleue. Le rêve, la grande classe ce gouffre. Mais les 17h de sortie auront laissés des traces de fatigue sur certains.
Le 2ème jour, une journée repos est instaurée. Cette journée permettra d’aller faire une rando de 5 à 7h pour certains, sur les grandes dalles calcaires du Massif. Après quoi, pendant que tout le monde dort, Philippe et moi partons en direction du GL 102 (le gouffre du Lonnet Peyret -800 m) et attaquons l’équipement à 16h. Mais aujourd’hui, je ne touche pas de mousquetons, c’est Philippe qui se charge de l’équipement. Pour ça deuxième séance d’équipement, il se débrouille pas mal le p’tit ! Il est 19h, on terminera le restant demain.
Il est 6h, nous nous levons pour explorer ce trou ! Après 1h d’équipement, j’arrive enfin à -400 m. Ce gouffre est constitué de 400 m de puits taillé dans des lames de roche à couper le souffle. Puis nous arrivons dans la rivière vers -500 m, après avoir progressé dans un chaos monstrueux et agressif : le chaos des titans.

Ici nous enfilons les néoprènes pour franchir les lacs ainsi que les différents canyons. La rivière est très jolie, je suis même sûr que je n’ai jamais vu une rivière aussi jolie que celle là. Et après plusieurs heures de ballade, il est 19h, nous arrivons dans la Salle Styx à -800 m. C’est une mini salle de la Verna où y coule une cascade semblable. Maintenant nous sommes à 7h de la sortie. La remontée dans les blocs est toujours éprouvante, mais chaque pas nous rapproche de la sortie et c’est vers 1h30 du matin que Philippe et moi ressortons du Gouffre pendant que les autres terminent le déséquipement.
Petit à petit, il est temps de partir vers la capitale, mais moi je me retrouve sur la Pierre, tout seul, au beau milieu de cet amas de cailloux avec plein de souvenir en poche !
Mais très vite Yvon et Claire, un couple de retraités, m’accueillent dans le chalet du Braca (ARSIP) en attendant le jour du stage moniteur !
Nous profitons de la dernière journée pour partir en Espagne afin d’aller sur le nouveau terrain de prospection de leur club. Après une matinée, nous aurons trouvés 5-6 gouffres, dont un qui est prometteur. P12 d’entrée, R2, R3 (dans lequel nous avons dû casser pour passer) mais derrière, on débouche au-dessus d’un vide immense. Nous estimons le puits à 50 m, mais après étude du terrain, nous serions sur une faille. Cette faille est de 180 m... en dessous un gros réseau est connu, c’est le Gouffre Moulékéké, si cela est vrai, ça serait un P180 m d’après les gars du coin qui nous emmène directement à la cote -200 du gouffre Moulékéké. (Toujours dans l’attente des nouvelles). Mais le stage Moniteur est à H -4.
Après une semaine d’efforts intenses, je valide donc cet avant-dernier module sur la Pierre Saint-Martin. Le but pour moi était de me tester en terrain inconnu lors d’un stage ! Chose réussie. Le dernier soir je repasse dire au revoir à mes amis du chalet du Braca, mais ici une ambiance règne ! Celle des grand pionniers de la PSM, des grandes explorations (Annialara, Le gouffre des Partages, le Romy et j’en oublie). Chaque équipe à tapissé un coin du chalet avec les topos, ses objectifs... pour eux c’est le commencement, pour moi c’est le départ. Malgré les diverses invitations reçues par tout ces gens, je pars reprendre le train, à contre-coeur !!! Mais dans le fond, je repars avec dans ma poche, tout plein de contacts pour les mois à venir ou même l’été prochain, mais aussi avec le dernier livre de l’ARSIP, qui relate les dernières synthèses de la PSM.

La pierre, un monde de pierre, façonné par l’amitié spéléologique !


Amicalement et à bientôt,


Philippe LACH et David PARROT.

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