Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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140.2 - Mais puisqu’on te dit qu’il pleut dehors...

Christophe Prévot

9 spéléos se retrouvent au local du club pour une visite au gouffre de l’Avenir à Savonnières-en-Perthois (55). Côté USAN il y a Benoît BROCHIN, Jean-François DOURY, Jean-Michel GUYOT, Gilles MEYER, Théo PREVOT, Sabine VEJUX-MARTIN et moi-même, organisateur de la sortie. Sabine a proposé la sortie à une connaissance escaladeuse, Cécile PAIETTI-WINKLER, qui a fait de la spéléo il y a quelques années dans l’Hérault. En fait, médecin et sportive, elle s’était retrouvée "réquisitionnée" par le GRIMP et a participé brièvement à quelques exercices secours. Enfin, Sylvain CHAPAYS, du Spéléo-club de Metz, m’avait demandé, par l’intermédiaire de Sabine, s’il pouvait aussi venir car il prépare l’initiateur. Évidemment il était le bienvenu !

 

La matinée débute par la préparation du matériel. Sabine et Sylvain, se basant sur une description de la cavité, ont déjà préparé les cordes avant mon arrivée et attendent mon approbation pour enkiter.

Aïe, aïe, aïe... Le problème est que le descriptif inclut la galerie Avenir 71 que nous n’emprunterons pas et je ne tiens pas compte du dernier puits. Je montre tout cela à Sylvain en comparant avec la topographie puis je lui indique les cordes à prendre : une 70 mètres pour l’entrée et la succession de puits puis une 50 mètres pour le méandre et le dernier puits. Les 120 mètres de corde entrent alors dans un gros kit bleu : noeud de bout de corde, corde... noeud en 8, mousqueton, corde suivante jonctionnée... Bref, le kit se remplit et Sylvain termine avec 30 amarrages et 6 anneaux de sangles. Pendant ce temps, Sabine équipe ceux qui n’ont pas de matériel : bottes, combinaisons, casques et harnais complets ! Il est 8h15 et nous sommes prêts à partir. François NUS doit venir également mais, ne le voyant arriver et après avoir tenté de le joindre sur son portable, nous partons finalement sans lui avec 2 véhicules : celui de Sylvain et celui de Daniel PREVOT qui part avec nous ; il doit retrouver sur place Joël TOTI, un ami à lui et son fils, et Jean-Paul DELACRUZ, spéléologue et photographe de la région parisienne.

Nous roulons gaillardement sur la RN4 lorsque nous découvrons un véritable champ de mines... Après cet hiver rigoureux la route est à peine praticable dans sa partie meusienne. Des voies sont coupées, la vitesse est limitée par endroit à 50 km/h... Bref la conduite est sportive puisqu’il faut éviter les "trous en formation" (depuis le temps et vu leur taille il faut espérer qu’ils aient obtenu leurs diplômes ;-). Nous arrivons à Savonnières avec un quart d’heure de retard sur l’horaire normal. Jean-Paul, Joël et ses amis sont là, ainsi que des spéléos lillois (je crois) qui sont là pour aller au gouffre de la Sonnette. Nous nous équipons et préparons nos pique-niques dans un kit : l’objectif est de retrouver vers 13 heures les "marcheurs" au refuge de Los Fouyants pour le repas.

 

Alors que nous pénétrons dans la carrière, c’est l’occasion de quelques brefs rappels historiques sur l’exploitation de la pierre dans le secteur, sur l’usine allemande, etc. À notre arrivée devant l’entrée de l’Avenir Sylvain se prépare pour l’équipement alors que Cécile, Sabine et moi parlons des sourds en milieu souterrain. Enfin, je m’engage derrière Sylvain pour lui prodiguer quelques conseils, suivi de Théo, Sabine, Cécile, Jean-Michel, Jean-François, Gilles et Benoît. La descente avance doucettement, Sylvain s’applique et nous discutons fréquemment sur le choix d’un amarrage, les broches, les longueurs de corde à laisser, etc. Le gouffre de l’Avenir coule bien aujourd’hui et malgré l’équipement hors-crue nous prenons quand même l’eau sur les combinaisons. Nous parvenons finalement à la base du P28, jonction avec la Grande viaille aval. Alors que Sylvain va se promener dans le méandre, le reste du groupe parvient dans la "salle" et nous en profitons pour boire un peu et avaler quelques barres chocolatées. Théo commence à se refroidir, les filles aussi, et nous décidons de remonter rapidement dans le même ordre qu’à la descente mais Sabine s’attaque au déséquipement avec Sylvain. Nous ressortons bien tard du gouffre, avec une bonne heure de retard ; cela s’explique par le temps pris à l’équipement, temps qu’il fallait évidemment prendre pour parler technique, et par la taille du groupe, plutôt importante. Nous filons alors droit vers le refuge de Los Fouyants, malgré Sabine qui réclame à coeur et à cris de ressortir, manger à l’extérieur, au soleil... Nous parvenons au refuge où nos camarades marcheurs et photographes nous attendent. Les filles ont froid et veulent ressortir. Les marcheurs nous disent qu’il pleut dehors et qu’il fait froid : ils l’ont vu en passant par un puits d’aérage. Mais les filles "boudent", les uns proposent de rester, d’autres de ressortir, voire de scinder le groupe en 2 : ceux qui restent manger dans le refuge et ceux qui ressortent pour manger dehors. Finalement nous décidons de tous ressortir pour manger au soleil.

"Mais non, puisqu’on vous dit qu’il pleut !!!"

 

Nous arrivons donc à l’extérieur : le temps est clair, par moment ensoleillé mais il ne fait pas chaud... Bref les garçons en profitent pour bien charrier les filles pendant le temps de repas ! Et nous attendons les marcheurs... Ils ressortent tardivement car ils ont été visités une autre partie de la carrière. Le premier véhicule (Sabine, Cécile, Jean-François, Jean-Michel et Sylvain) part vers Nancy pour commencer le nettoyage des matériels. Le second (Benoît, Daniel, Gilles, Théo et moi) fait un crochet par Robert-Espagne pour  régler les commandes de repas pour le week-end du 21-22 mars. Du coup, lorsque nous rentrons sur Nancy tout est terminé côté matériel collectif et tous sont repartis. Nous lavons donc notre matériel (combinaisons, harnais, casques) et le rangeons et chacun rentre chez soi.

 

Ce fût une bonne sortie où les novices purent découvrir ou approfondir les techniques de progressions sur corde, les confirmés ont pu assister les autres et Sylvain a profité d’une sortie pour équiper une cavité de plus avant de s’engager dans le stage initiateur.

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