Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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142.3 - Des spéléos branchés... au Festi’Paj

François Nus

Sous l’impulsion de Dominique GILBERT (on peut dire ça... comme ça !), animateur permanent du PAJ (Pôle Action Jeunesse) de la ville de Villers-lès-Nancy et nouvel arrivant 2010 au club, il était prévu une animation dans le superbe parc Madame de Graffigny.

 

C’est samedi 15 mai 2010 à 10 heures qu’était donc le rendez-vous pour animer un stand arboricole dans le cadre de festivités culturelles et sportives.

Myriam CASSARD, Jean-Michel GUYOT et François NUS, trois spéléos du club se sont retrouvés pour équiper un frêne de plusieurs cordages pour, (j’entends déjà certains ;-) faire les singes... Non !, initier les visiteurs aux joies de la montée sur corde. D’ailleurs, il n’est nullement besoin de cordes pour faire les singes... un arbre suffit ! surtout !! ne pas rater de branches en descendant...

Après un rapide tour des lieux, les salutations aux personnes présentes, et le choix de l’arbre, vint l’équipement. Pour installer ces cordes, le plus dur c’est justement de mettre la première corde. Lorsqu’il fallut lancer le poids, pas un petit pois ! Non !!! Un poids de fil à plomb qui justement s’est montré d’un aplomb, d’une audace voire même d’un certain culot. Ce poids, donc, attaché à une cordelette jaune pour enjamber la première grosse branche, à tout de même quelques 10 mètres de hauteur, j’y ai mis tout mon savoir-faire pour le balancer là-haut. Heureusement que personne ne me regarda car ce fut un jet magnifique mais... complètement à coté de l’arbre !

Après moult essais, on a bien remarqué que cette cordelette jaune n’en faisait qu’à sa tête ! La branche chevauchée... le poids ne suffisait pas à la faire redescendre. Un nouveau lancé à travers les branchages... elle s’emmêlait inexorablement dans un méli-mélo tel que seul le petit couteau de Myriam eut raison de la vie de cette satanée cordelette jaune. Bref ! Ne plus lancer de cordelette jaune... ça ne le fait pas !

 

Partant de l’expérience acquise aux « du sport » du centre commercial St Sébastien où il faut un nombre relativement important de spéléos pour un roulement des montées, somme toute assez fastidieuses. Là, comme nous sommes en effectif réduit il nous faut trouver une alternative...

Jean-Michel qui a cogité toute la nuit, me propose une solution très intéressante d’équipement pour éviter de monter sans cesse en accompagnant les grimpeurs, tout simplement en équipant la corde d’une poulie et d’un nœud avec une boucle pour qu’ils puissent se longer et contrôler nous-mêmes leur retour sur terre avec un descendeur. C’est tout à fait possible car la hauteur de la montée se situe à peu près à une bonne quinzaine de mètres et nous avons des cordes de longueur suffisante pour plus de trois fois cette hauteur.

 

Sitôt dit, sitôt fait : on encercle la base du tronc du frêne par 3 tours de corde bien tendue et on fixe deux descendeurs. Nous avons estimé qu’il fallait deux cordes de montées espacées de 40-50 centimètres pour un meilleur « rendement ». Des descendeurs, les cordes montent jusqu’aux poulies, puis vient le nœud avec sa boucle de sécurité et la corde redescend pour le nœud final.

Martine nous rejoint pour nous accompagner dans l’organisation de cette après-midi.

Kenny, un garçonnet, de je ne sais trop qui, nous regardait émerveillé et avait décidé de ne plus lâcher Jean-Mi, fut tout trouvé pour faire « cobaye ». On l’a d’ailleurs nommé : « son fils spirituel ». Kenny est donc monté seul jusqu’à la poulie, s’est longé et Jean-Mi a contrôlé sa descente, en restant sur la pelouse. Si ça, c’est pas la classe !!!

Fini les montées successives et les manipulations de matériels, pour la ribambelle de gamins qui doit se présenter. Cet essai concluant accompli, nous avons été invités à passer à table, enfin, déjà à boire l’apéro...

Je ne peux que remercier l’organisation de ce festival de nous avoir aimablement invités à un copieux déjeuner. Repas pris en commun avec l’équipe d’organisation et toujours avec Kenny aux cotés de son « père » : Jean-Mi. Je vous l’ai déjà dit : ils sont restés scotchés toute la journée...

 

Malgré un départ timide de l’activité, la première montée effectuée par la seule et unique volontaire adulte, qui a dû se voir à des kilomètres à la ronde... a ameuté la ville si bien que nous n’avons pas pu prendre ni de repos, ni de photos. La cohorte de gamins se succède, Myriam et Martine n’y ont vu que l’herbe verte de la pelouse et ont attachés et détachés les baudriers sans cesse. Comme... sans femmes... nous ne sommes rien ! Nous n’aurions pas pu faire, sans elles, ce record d’affluence. Nous les remercions et leur adressons une grosse bise.

Certains montent mais n’arrivent pas en haut, d’autres trop petits ne peuvent pas se hisser sur la corde, qu’importe : on assure !!! Le système poulies-descendeurs fonctionne à merveille et surtout à une cadence industrielle… Monter - descendre... Plus vrai qu’un ascenseur de Manathan ! On aurait dû compter le nombre de participants, désolé !

Mais une chose est sûre : un adulte ! La femme de Jean-Mi ! et... allez... six ados ! et tous les clients suivants, les ados de demain... que des nains de jardin... comme dit si bien notre moniteur préféré. Ça tombe plutôt bien, on a une bien belle pelouse à décorer ! Évidemment, c’est une joie de voir leurs sourires et leur manque de peur du vide ! On pourrait les lâcher, ils n’en ressentent pas de frissons, ils en redemanderaient, pas comme leurs mères qui guettent nos mouvements et nos manœuvres. Les seules qui ont criées sont les adolescentes... « Maman !!! »

Nous avons eu la visite de monsieur Pascal JACQUEMIN, Maire de Villers-lès-Nancy, accompagné du président de l’association A.S.C.-PAJ, Michel ERNEWEIN, ainsi qu’un membre de notre club en promenade familiale.

La journée passa très vite et nous assurions encore, à 18h45 / 19h00 des jeunes, alors que les autres stands étaient démontés et l’espace de la pelouse s’était vidé de ses badauds. Finalement, une promesse de boire un verre de cidre nous fera abandonner la tâche. Déséquipement (avec l’aide de la voiture...), démontage et rangement du matériel ont clos cette journée, somme toute, assez réussie. Nous n’avons pas oublié un « au revoir » à Kenny.

Les photos, je sais... pas assez ! mais, on n’a pas eu le temps de faire le photographe !

http://photos.speleo.free.fr/category.php?cat=572&expand=1,92,320

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