Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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144.4 - Vive le Jean Nouveau

Dominique FAURE (S.C. Vulcain)

Participants  : Dominique Faure et Sylvain Chapellut (S.C.V.), Cécile Perrin (S.C. Metz), Sabine Véjux-Martin (USAN, Nancy), Sophie (Orléans)

Profitant du congrès de Sault, nous avons visité le Jean-Nouveau équipé jusqu’au fond. Étant tombés en panne de voiture deux fois à l’aller (ma voiture à Lyon, celle de Sylvain à Montélimar) nous sommes trois sans véhicule à débarquer au camping de Sault en taxi au milieu de la nuit de vendredi à samedi (merci l’assurance). Après avoir raté le départ de l’équipe du samedi malgré un levé bien matinal vu la nuit mouvementée, c’est une équipe interclubs qui s’inscrit pour dimanche : 4 personnes... 4 clubs ! Finalement c’est même à 5 que nous rejoignons le Jean-Nouveau dimanche matin grâce à la mise à disposition bénévole de son camion par l’ASPA (et Romain en chauffeur), par bon cœur pour les spéléos naufragés. La cinquième est Sophie, qui n’a pas réussi à se lever à 5 heures avec son équipe d’Orléans, et qui finira par remonter avec son groupe qu’elle croisera sous terre.

À l’entrée c’est la queue bien que le puits soit équipé en double… Une équipe de jeunes marseillais descend pour faire l’aller-retour du seul puits d’entrée de 167 mètres (soit en cumulé, la largeur du Vieux-Port), et des estrangers de lyonnais commencent à remonter sur l’autre corde, avec peut-être quelques cafouillages dans le choix des agrès (à moins qu’une sardine, assommée par le kit des Hauts Savoyards qui vient de descendre tout seul...). Après deux heures je suis sur la première margelle à -12 m. Je fais un aller-retour rapide jusqu’au spit suivant où se retrouvent les deux cordes (-40 m), et je contemple une guirlande de loupiotes vers le bas. Le puits me semble étonnant avec un peu l’impression d’être dans une cheminée d’usine : pas très large, globalement rond, vertical, et très profond. Après un échange avec Sylvain, 10 mètres en dessous, je décide de ressortir pour une somme de raisons : l’heure, le monde, mon éclairage déjà en rade, ma tendinite qui se réveille. Les autres choisissent de continuer. Je leur laisse à l’entrée un gros sac poubelle vide avec juste un portable sans forfait qui a un euro de crédit, et après avoir visité l’entrée d’un autre trou très proche (dont j’ai oublié le nom) je rejoins Sault grâce à un touriste passionné de spéléo qui a entrepris de pointer au G.P.S. toutes les cavités de la région ( !). Le reste de la journée est passé à profiter des présentations très intéressantes, et à chercher un moyen de rapatrier le reste de l’équipe. Gros orage en milieu d’après-midi avec des grêlons comme des billes, qui semblent renforcer le succès des conférences si besoin.

De leur coté, Sylvain, Cécile et Sabine ont fini par se retrouver tous seuls au fond (-576 m), et ont le trou tout à eux pour la remontée. Ils sortent bien trempés à 22h30 après 12h sous terre et commencent à rentrer à pied en attendant de trouver le réseau du portable : sans doute suite à l’orage, ça mouille un peu, mais partout, dans le fond du Jean-Nouveau. Finalement, rapatriement des trois compères vers 23 heures : merci à Romain (et à l’ASPA) qui a quitté la fête et ses potes sans même finir son sandwich, pour m’accompagner chercher mes comparses avec le minibus de l’ASPA, bénévolement et... amicalement !

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