Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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144.5 - Vive le Jean Nouveau 2

Cécile PERRIN (S.C. Metz)

Profitant du Congrès national à Sault, et alléchés par les cavités équipées, nous sommes descendus dans le Vaucluse avec Dominique Faure des Vulcains. Malheureusement, la voiture de Sylvain a eu un petit pépin sur l’autoroute : la courroie d’alternateur ayant cassé, nous avons été remorqués jusqu’à Châteauneuf-sur-Rhône par une dépanneuse. L’assurance propose à Sylvain de nous ramener à Lyon ou de poursuivre notre route. En attendant le diagnostic du garagiste et comme tout est prêt pour le week-end, ce sera le congrès ! Avec le nombre de spéléos, nous sommes confiants : nous trouverons bien quelqu’un pour nous ramener à Lyon.

Après un passage sur le site du congrès pour retirer nos badges, nous arrivons donc au camping en taxi ! Montage de tentes et dans les duvets après ces émotions… Le lendemain matin, être sans voiture chamboule quand même les plans du week-end, entre autres, il faut oublier le Jean-Nouveau pour samedi. Réveil difficile pour Charlotte la marmotte casse-roulotte, alias Sylvain. Nous avons la bonne surprise de voir arriver Sabine, une amie de l’USAN (Nancy), preuve que le camping et le congrès sont « ralliables » à pieds. En nous baladant dans le camping en quête de visages connus, nous apercevons, Benjamin, Maud et Claude du Spéléo-club aubois avec qui Cécile et Sabine ont fait des camps spéléos. Ils ont de la place et nous proposent de nous joindre à eux, d’abord pour le petit déj’ (mais on en sort) et ensuite pour faire une cavité. Nous nous décidons pour l’aven de Grand Guérin, mais avant, petit tour au congrès pour faire le tour des stands et de la librairie et dire bonjour aux visages connus.

En arrivant près de la bifurcation menant au Grand Guérin nous apercevons un camping-car et Cécile et Martial devant. Nous nous joignons à eux pour le repas et rentrons dans le trou vers 15 h. C’est une succession de puits pour arriver à -117 m, un peu comme Antona, sauf que le calcaire et la terre, rouge, ne sont pas les mêmes. Cavité sympa pour se mettre en jambe ! À la sortie, nous sommes accueillis par une nuée de moucherons qui piquent… Nous repassons au congrès pour voir l’occupation du Jean-Nouveau le lendemain et décidons de tenter l’aventure. Dominique a trouvé une navette, l’ASPA mettant à disposition un minibus avec chauffeur, Romain.

Départ à 8du camping, il y a 4 spéléos du CAF 74 qui profitent de la navette avec nous. Il y a quelques voitures sur le parking mais moins que la veille nous dira-t-on plus tard. Nous sommes rejoints par Sophie qui part retrouver ses collègues orléanais partis à 5 heures du matin. Nous nous changeons et nous mettons d’accord avec Romain de l’ASPA. Au bord du trou, nous constatons que les Hauts-Savoyards sont déjà descendus mais les 7 jeunes de l’École départementale de spéléo du 13 et leurs 2 cadres commencent à peine à descendre. Nous attendrons 1 heure. Le P167 est équipé en double mais il est difficile de savoir quelle corde est dédiée à la descente et impossible d’utiliser les 2 cordes car une équipe est en train de remonter. Dominique, devant l’attente et surtout un problème d’éclairage, fait demi-tour.

Nous arrivons enfin en bas du puits d’entrée. Nous croiserons plusieurs équipes qui remontent. Au niveau du Puits des Photographes, Sophie en profite pour repartir avec ses amis orléanais et nous profitons de l’attente pour manger (1 heure). Nous décidons de continuer tous les trois, Sabine, Sylvain et Cécile. Nous croiserons encore 4 spéléos, ce seront les derniers. Le puits de l’Araignée, menant à la salle de la Lune est majestueux et concrétionné. Juste après, nous arrivons dans le Réseau des Perles. Ce ne sont pas les perles des cavernes, blanches et polies comme on se l’imaginait, mais des milliers de petites billes rondes, beiges, granuleuses. Nous descendons sur des coulées de calcite où l’eau ruisselle. C’est le fond, le dernier ressaut n’est pas équipé. Nous déchaulons et commençons à remonter. Le petit défi, avec Sabine, est de retenter le pantin, après des essais infructueux. Nous n’aurons pas à le regretter, la remontée se fait régulièrement et sans fatigue particulière. Le trou est à nous, nous ne croisons personne ! À la sortie vers 22h30, nous retrouvons le portable que Dominique a pensé à laisser. Malheureusement, malgré deux barres, le message ne passe pas si bien que nous commençons à marcher sur le chemin, autant pour trouver du réseau que pour nous réchauffer. Nous joignons finalement Romain, qui vient nous chercher avec Dominique. C’est sympa à eux.

Sabine est déçue d’avoir manqué la soirée festive mais ne regrette pas d’avoir refait le Jean-Nouveau. C’est une cavité qui nous a plu. Au camping, nous prenons une bonne douche pour nous réchauffer car le temps s’est rafraîchi. Comme la veille, il y a en effet eu un orage, avec même des grêlons, mais nous n’aurons rien vu car à chaque fois sous terre. La musique s’interrompt vers 1h30, mais les rires continuent au loin. Nous ne les entendons plus car déjà endormis…

Lundi matin, après avoir commencé à préparer les affaires, nous faisons un dernier tour sur les stands du congrès puis finissons de plier la tente. C’est Wally qui nous ramène, discussion intéressante sur l’environnement et l’Agenda 21, le fonctionnement de la Fédération, etc.

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