Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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145.3 - Attention aux chevilles

Benoît Brochin

Après quelques jours de négociation avec la météo, Emmanuel Belut (Manu) a donné rendez-vous à Charlotte Tronquart et moi-même vendredi soir, direction l’Ain. Au programme : initiation canyonisme. Il a enfin réussi à trouver du monde ! Le temps est couvert mais il devrait faire beau. Après deux heures de route, Charlotte commence à montrer les dents : elle a faim ; nous nous arrêtons donc pour casser la croûte. Après cette pause, les gouttes commencent à tomber pour finir en pluie quasi continue jusqu’à l’arrivée. Nous montons donc la tente sur le terrain de camping de Chaley, à la lampe frontale et sous la pluie : on a gagné une mousse au chocolat pour la prochaine sortie (promise par Charlotte, au cas où on monterait la tente sous la pluie) ! Heureusement, le déluge s’est quand même un peu calmé. Après cette nuit galère où personne n’a réellement dormi, la pluie semble se calmer et les rayons du soleil apparaissent. Ouf ! Pendant la nuit, la buvette à moustiques nous a heureusement épargné quelques piqûres : merci Charlotte d’avoir étanché leur soif !

Vers 10 heures, Boris et Anne-Claire avec d’autres personnes nous rejoignent pour partir en direction du canyon de Chaley, un petit canyon sans difficulté mais très joli. Toboggans, sauts dans de jolies vasques et mini rappels s’enchaînent pour arriver jusqu’à midi. Dans un des minis rappels au travers d’un tunnel, nous avons la chance de croiser une salamandre cachée sous un rocher. Puis, spéléo dans l’âme, Charlotte et moi nous nous faufilons dans une espèce de petit terrier assez rigolo.

Après le pique-nique de midi, nous enchaînons avec le canyon de Tréfond-Pernaz. Le départ se fait au pied d’un pont en pierre. Ce canyon présente des rappels plus importants, mais est moins joli que celui du matin. Sur l’avant-dernière cascade nous apercevons un pompier qui se précipite vers nous et nous demande : « C’est ici le blessé ?  » « Non, quel blessé ?  » Il nous demande alors s’il peut utiliser notre corde pour descendre, puis disparaît en bas de la cascade de 5-6 mètres. Une fois en bas de la chute, nous comprenons mieux la situation : une personne a sauté cette même chute avec seulement 1,2 mètre d’eau en bas ! Les premiers du groupe sont passés sans encombre, mais pour elle ce sera deux chevilles cassées avec impossibilité pour l’hélicoptère de l’hélitreuiller au travers des branches... Arrivé sur la dernière cascade, c’est descente en rappel pour tout le monde, même si un saut est possible. Nous avons tous été quelque peu refroidis !

En fin d’après-midi, nous achetons de justesse un sac de charbon de bois pour le barbecue prévu le soir. Boris s’est chargé d’acheter la barbaque, mais devant rentrer sur Lyon avec Anne-Claire, il ne pourra même pas en profiter. Poussés par Charlotte, nous attaquons donc le Pineau acheté exprès pour lui sans le laisser trop refroidir dans l’évier rempli d’eau qui sert de frigo. Après cette sympathique soirée, nous nous couchons car il y a des heures de sommeil à rattraper. La nuit un peu plus réparatrice que la première passée, nous prenons le petit déjeuner, puis attaquons le rangement du camp. Nous arrivons en retard pour attaquer le Rhéby, toujours avec Boris et Anne-Claire qui sont revenus de Lyon avec d’autres personnes. Cet avant-dernier canyon du week-end est le plus beau et intéressant de tous. Il comporte des sauts, rappels et toboggans dignes de ce nom (enfin pour de l’initiation !). Nous faisons pour la troisième fois une rencontre avec une salamandre, chose rare d’après les habitués. Puis nous finissons la matinée sur un enchaînement de toboggans, sauts puis rappels.

Pendant le repas de midi, Boris hésite longuement (comme d’habitude !) pour le dernier canyon : l’Arodin ou les Cuves du Buizin  ? Finalement, nous choisissons le second. C’est un cours d’eau où l’on n’est pas sûr de trouver de l’eau, mais nous verrons bien. Son intérêt est de comporter plusieurs rappels d’une vingtaine de mètres. Très bien pour s’entraîner. Arrivés sur place, il n’y a effectivement pas beaucoup d’eau, mais suffisamment pour se faire un peu arroser. Un chemin borde le ruisseau, ce qui permet aux promeneurs de venir voir ces cascades finalement très jolies et sympathiques à descendre. Arrivés au bout avec près d’une heure et demie de retard, nous rangeons le matériel, faisons un rapide au revoir, puis retournons vers Nancy où nous arriverons vers 0h30. Bonjour les yeux collés au boulot le lendemain, euh pardon le matin même ! Au final ce fut un très agréable week-end que je ne peux que recommander à tout le monde. C’est quand la prochaine ?

Photos à télécharger sur : http://public.me.com/francois11/fr

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