Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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145.4 - Viaduc des Fauvettes

Jean-Michel GUYOT

Après 4 heures de route, un restaurant est bien légitime avant l’effort. Samedi 5 juin, il est 13 heures lorsque Gilles Meyer et moi nous nous équipons au pied du viaduc des Fauvettes à Gometz-le-Châtel (91). Cet ouvrage tout en courbe traverse une vallée boisée dans laquelle coule un ruisseau par temps de pluie, mais à sec à notre arrivée.

À 13h45, nous sommes au départ sur la grande vire par une extrémité du pont, en commençant par une série de fractionnements horizontaux espacés de 50 cm. Quand on te dit à l’inscription, 200 fractionnements, à ce moment-là tu ne sais pas encore ce que cela signifie exactement… Sur ce lieu magnifique, les spéléos côtoient ceux qui pratiquent l’escalade en se partageant les piliers du pont tout équipé et restauré. Le samedi après-midi, grand soleil, mais on ne va pas se plaindre, on a eu chaud (c’est juste un constat !). À 18h30 en bas de la tyrolienne après les parapluies les montées et toutes les virevoltes, tu as compris ce que veut dire 200 fractionnements !

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Nous installons notre tente dans un sous-bois au bout d’un pré alors que d’autres coucheront sous le pont ou dans un tunnel un peu plus loin. Le C.D.S. 91 avait prévu un barbecue offert et, vers 20 heures nous partions chercher du bois mort pour allumer le feu. Je faisais le préposé à la cuisson de 70 saucisses et merguez avant de passer le relais et la grille, il en restait autant à faire cuire. Dans la nuit, quelques lumières se baladaient en l’air autour du viaduc comme des chauves-souris. Pour notre part, nous essayions de dormir...

Le matin au réveil, nous essuyons un orage en démontant la tente (certes annoncé par la météo, ce qui n’est pas une excuse) : nous nous faisons alors tremper. Le petit déjeuner fut suivi par une remise en jambe avec une demie traversée pour peaufiner la technique sur 2-3 passages et reprendre un peu de hauteur à 50 mètres sous les voutes. On ne voit que rarement les ponts sous cet angle… Franck, notre pompier de service qui avait lancé l’invitation, nous équipait le puits pour une dernière descente avant de quitter les lieux autour de 11h30. Cinq kilomètres plus loin, nous nous offrons un Bison-Grillé avant la route du retour, il faut bien manger...

Une chose est sûre, nous serons là l’année prochaine : nous ne voulons pas rater la tyrolienne de 200 mètres qui partirait du sommet de la plus haute voute et atterrirait au bout du champ. Pour cette aventure, il est préférable et largement conseillé d’être en forme et entrainé aux manœuvres sur cordes, il nous reste un an pour nous mettre au top.

Un grand merci à « Bichette » (Franck Chauvin) pour son accueil chaleureux et son courage pour l’organisation de cette manifestation.

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