Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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154.2 - Voyage au creux de la Litorne

Lucille DELACOUR et David PARROT

Participants : Lucille DELACOUR, Dominique GILBERT, David PARROT (USAN) ; Laurence d’HAUTEFEUILLE, Olivier GENTE (S.C. Aubois)

Après une petite mise en bouche dans la région des Bauges (Savoie) par la fameuse Tanne froide en janvier, c’est en mars qu’on s’attaque au Creux de la Litorne Lucille et moi. Objectif un peu ambitieux à deux, surtout vu la météo démoniaque... C’est donc dans un laminoir que nous nous arrêterons et rebroussons chemin lors de cette première session.

Mois de Mai, fais ce qu’il te plaît ! C’est pour ce week-end, ça sent la grosse chaleur à plein nez et l’équipe est ultra-motivée ! Sauf Lulu, qui appréhende grave certains obstacles, difficilement passés la première fois ! Après les 7 heures de voiture, nous arrivons à 2h30 du matin sur la commune d’Arith en Savoie. Nous y retrouvons nos deux petits lapins savoyard-aubois à moitié endormis. Heureusement que la traditionnelle bière est là pour réveiller tout le monde, après quoi, nous allons planter les hamacs et entamer notre nuitée à la belle étoile. 6 heures plus tard, le soleil nous fait vite sortir des duvets. Déjeuner illico, petite gymnastique au soleil et préparation des kits. La courte marche d’approche prévue en partant se transforme en chasse-litorne pendant une heure... 2e fois qu’on vient, 2e fois qu’on se perd... Classique sur ce lapiaz couvert !

Il est 13 heures quand nous attaquons l’enfilade de puits où tout se déroule bien. On refranchit le premier méandre qui engage grave, ainsi que la succession d’un long, long laminoir ! T’inquiète pas, ça va aller ! Beaucoup d’appréhension mais finalement c’est opé, hein Lulu !?! On passe les tyroliennes et, pour se remettre de nos émotions, la pause bouffe est la bienvenue. Babibels et chorizos avalés, on descend une verticale qui nous fait prendre pied dans le méandre actif ! Jamais étroit, bien au contraire, il sinue en prenant des proportions gigantesques ! Les coups de gouges qui recouvrent le méandre font penser à une mue de serpent. Bref la descente est bien agréable. Quelques obstacles originaux nous font face : 2 immenses vasques, mais une corde équipée façon liane de tarzan nous permet de les franchir sans se mouiller, du moins pas pour tout le monde... :) Après 3 heures enfermés dans ce méandre, notre récompense nous fait face : LE COLLECTEUR ! 30-40 m de haut, sur 10-15 m de large par endroit, une rivière déchaînée prend son aise dans cette galerie ! Malheureusement la descente a été longue pour certains. C’est donc Dominique, Lulu et Laurence qui s’accompagnent pour entamer la remontée, pendant qu’Olivier termine d’équiper les vires surplombant la rivière. Ainsi nous partons en direction de la salle Fitoja à 2. Nous n’étions pas au bout de nos surprises ! La galerie du collecteur est trop énorme, malgré l’éclairage must tiptop momo d’Olivier, on n’y voit que dalle ! C’est à ce moment là, que nous franchissons une plage de sable, où le bruit de la rivière s’atténue et où, devant nous, s’ouvre un volume colossal : la salle Fitoja ! Petit frisson entre amis. Des coulées de calcite blanche font penser à des pistes de ski, des fistuleuses de 2-3 m de long pendulent au-dessus de nos têtes et ne demandent qu’à être éclairées ! C’est du grand art ! Franchement classe ! On va rester quelques minutes à contempler et à réaliser la beauté de notre exploration, mais très vite nous pensons à nos collègues laissés tout seul !

Nous faisons demi-tour à grands pas, Olivier nous fera même un coup de chaud dans le méandre, puis très vite nous arrivons à l’entrée du laminoir, où nous retrouvons tout ce petit monde qui mange. C’est calme, ça sent la fatigue, personne n’est très motivé pour repasser le boyau anal... Mais bon, la sortie est devant nous. Tout le monde se serre les coudes et c’est à 3h30 dimanche matin que nous jaillissons de ce joyau du monde souterrain ! La remontée fut épuisante mais la sortie combla largement nos attentes.

Temps passé sous terre : 14h30. Malgré ça il faut encore un peu de concentration pour retourner aux voitures même si le retour est balisé de scotch light (merci Rémy LIMAGNE !).

Après quoi, apéro et dodo !

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