Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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157.2 - Radiolocalisation au Puits de Haute-Borne

Bertrand Maujean

Nous nous sommes retrouvés samedi 20 août en début d’après midi au parking de Clairlieu, coté Marron, pour ce premier essai de la balise de radiolocalisation spéléo : Benoît Brochin, Lucie et Bertrand Maujean.

Le but que nous nous étions fixés : retrouver par ce procédé magnétique l’endroit exact de l’aplomb de la petite salle annexe, accessible depuis la surface, et dont nous sommes presque certains qu’il s’agit d’une dépendance du puits de Haute Borne (voir Le P’tit Usania n°129 de mai 2009).

Cependant, l’entrée de la galerie menant sur cette petite salle est très peu connue, et difficile à repérer dans une forêt en transformation régulière depuis 99. Pour la recherche de l’entrée de cette galerie, de la taille d’un gros terrier, il faut se baser sur le talus de déblais datant du creusement du puits de Haute-Borne, et de la galerie de Hardeval. Mais rien que le talus, pourtant imposant, est difficile à cerner du fait de la végétation.

Dans cette forêt jeune de petits arbustes denses, avec une visibilité certainement inférieure à une dizaine de mètres par moments, nous décidons de poser notre matériel pour progresser plus efficacement. Au bout d’un certain temps, peut-être une demi-heure, de recherches sans résultat, notre nouvel objectif est de retrouver notre matériel perdu...

Après avoir retrouvé, non sans peine, nos équipements, nous décidons de rechercher d’abord le haut du talus, dont nous savons qu’il longe une route forestière en bon état. Par rapport à nos dernières visites il y a quelques années, l’endroit est complètement transformé.

Nous longeons le bord du talus, et assez rapidement, et par un hasard presque surnaturel, nous trouvons l’entrée de notre galerie ! Cela fait peut-être plus d’une heure que nous sommes en forêt, et nous allons enfin pouvoir commencer. Ironie du sort, l’endroit où nous avions perdu notre matériel quelques instants plus tôt est très proche de l’entrée de la galerie.

Après un ramping de 70 mètres environ, nous installons l’émetteur magnétique dans la petite salle.

Puis nous ressortons. Nous marquons et repérons l’entrée de la galerie pour ne plus nous laisser prendre une seconde fois par la forêt.

Nous décidons d’aller chercher de l’eau et l’appareil photo au parking, de l’autre coté de la route de Marron. Sur le chemin forestier, nous essayons de recevoir le signal de notre balise : ça marche, et même de loin.

De retour en forêt, à proximité du haut du talus de déblais, nous utilisons le récepteur. Pour notre plus grande satisfaction, le signal est fort et clair, et nous parvenons sans peine à définir deux droites concourantes pour nous donner l’aplomb de notre balise. Nous pénétrons d’une dizaine de mètres dans la forêt. Notre balise est là, à quelques mètres.

Et là, Benoît me fait remarquer, sous une couverture de mousses et de racines, une dalle en béton. Oui, nous l’avons retrouvé, le puits de Haute-Borne est bien là. Notre balise, qui n’est pas directement dans le puits, mais dans cette petite salle annexe, est à trois ou quatre mètres du centre de la dalle qui porte déjà des traces d’attaque par des curieux, mais qui ne sont pas parvenus à la traverser. Nous évaluons la profondeur de la balise à environ 5 mètres de la surface.

Nouvelles perspectives pour le Puits de Haute Borne

Nous avons toujours le projet d’escalade artificielle, depuis le bas, pour atteindre les trappes visibles par le dessous.

En préalable, nous devrons sécuriser l’équipement fixe que nous avons laissé il y a plusieurs années, purger les dernières plateformes, redescendre les deux dernières échelles (enfin, pour la toute dernière il ne reste que les montants, on ne sait pas ce que sont devenus les échelons, ni comment ils se sont détachés...).

Nous pourrions également faire une mesure de profondeur depuis les plus hautes plateformes accessibles. Il y a toujours une incertitude sur la cote de cette dalle visible depuis le bas : est-ce le niveau de la surface ? En comparant la hauteur mesurée par le bas et la hauteur connue par les archives, il manquerait une bonne quinzaine de mètres.

Il pourrait être utile, tout simplement, de tenter une jonction acoustique en donnant des coups de marteau sur la dalle en forêt, une équipe étant en dessous.

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