Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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169.3 - Virée au gouffre de Longirod

Frédéric DELÈGUE (G.S. Vulcain) Photos : David PARROT

Participants : Lucille Delacour, Dominique Gilbert et David Parrot (USAN), Dominique Bache et Olivier Gente (S.C. Aubois), Frédéric Delègue (G.S. Vulcain)

David propose une sortie au gouffre de Longirod (Longirod, canton de Vaud, Suisse).

Dominique B. arrive le premier depuis la Champagne au lieu de rendez-vous vers Longirod vendredi 17 août en soirée. Olivier et moi arrivons vers minuit depuis Annemasse alors que Lucille, David et Dominique G. arrivent plus tard dans la nuit depuis la Lorraine. Nous bivouaquons sur place.

Samedi 18 août, nous nous levons dans la matinée puis nous partons au gouffre. La piste forestière d’accès est fermée au départ de Longirod, un exercice de tir est en cours. Les locaux, très sympathiques, nous indiquent un chemin qui nous permet de reprendre la piste plus loin. Nous arrivons sans encombre. 10 minutes de marche sont encore nécessaires pour arriver au bord du trou. La cavité est équipée en fixe, des explorations se sont déroulées il y a peu de temps (mois ou années nous ne savons pas).

Nous n’avons pas regardé avec précision la description de la cavité, mais en observant le plan il semble y avoir quelques passages peu larges. En effet, après le ressaut d’entrée, il y a une chatière délicate à passer. S’ensuit rapidement le méandre du Strip Tease qui nous prépare psychologiquement pour la suite. Le méandre en Z qui suit nous met dans l’ambiance. Quelques beaux puits entrecoupent les méandres. La cavité est propre, agréable et les obstacles passent sans trop d’encombres à la descente. Les choses se corsent au méandre du Grondement (les explorateurs y ont fait parler la poudre pour l’élargir) et il n’est pas simple à négocier à la descente avec les kits. Après une vire acrobatique nous faisons une pause avant d’attaquer le plat de résistance : le méandre du broyage. Nous sommes à -197 m. Lucille et les 2 Dom se motivent avant de s’engager dans le méandre, mais au premier coincement ils font demi-tour. David, Olivier et moi toujours motivés, continuons. Le méandre porte bien son nom et c’est un soulagement après son passage. Finalement nous comprenons pourquoi les explorateurs n’ont pas déséquipé la cavité, ce n’est pas une classique. La cavité change totalement de physionomie après le méandre. Les grands puits s’enchainent et nous arrivons rapidement à –460 dans le collecteur. Nous observons une vertèbre calcifiée collée sur la paroi dans le puits du même nom. La rivière des Mille et Une nuits porte bien son nom, elle est magnifique, les volumes sont spacieux. La rivière se parcourt en amont et en aval sur 600‑700 m environ. Vires et tyrolienne se suivent en amont jusqu’à une trémie. En aval, nous parcourons la rivière et nous nous arrêtons devant une vasque profonde. Le siphon aval est proche. Nous avions descendu les bas de néoprène mais c’est inutile. Nous faisons quelques photos. Remontée en 1h30 au méandre du Broyage qui est encore plus compliqué à passer dans ce sens. David a été obligé de vider ses poumons pour passer un obstacle. La remontée dans les méandres est laborieuse et nous tardons à arriver en surface. Nous croisons une vingtaine de chauve-souris, de la famille des Murins à première vue. Comme c’est étroit nous devons faire attention à ne pas avoir de collisions avec elles. Nous sortons tard dans la nuit.

Lever dans la matinée de dimanche. Nous croisons quelques randonneurs, nous avons bivouaqué sur un sentier. Retour dans nos habitations respectives en fin d’après midi et en soirée.

T.P.S.T. : de 10 à 14 heures selon les équipes,

Profondeur : de ‑197 à ‑480 m selon les équipes.

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