Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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178.4 - Le Spéléodrome, c’est long et ça mouille

Christophe PRÉVOT

Depuis plusieurs années, et notamment lors de la traditionnelle opération « Spéléo Pour Tous » à Pierre-la-Treiche, Honorin, le fils de mon frère Nicolas, réclamait pour visiter le Spéléodrome. Il en entend parler mais était trop petit pour y aller... Pour ses 11 ans Nicolas a donc proposé de lui faire la surprise et de l’y emmener. Un petit courriel sur la liste de diffusion du club et voilà une sortie familiale pour petits qui s’organise sur l’après-midi du samedi 27 avril. Nous nous retrouverons donc à 8 pour cette visite : la famille Maujean au grand complet (Magali, Bertrand et leurs deux enfants, Rémi, 10 ans, et Lucie, 7 ans et demi), Nicolas, Honorin, Théo (13 ans) et moi.

À 14 heures tapantes les quatre Prévot arrivent à l’entrée de Clairlieu : Bertrand est là et se change ; il a déjà déposé sa petite famille à l’entrée du chemin forestier qui mène au puits de la Vierge. Nous nous changeons à notre tour sous une fine pluie froide, déposons nos vêtements dans la voiture de Nicolas et tout le monde monte dans ma voiture pour rejoindre le puits de la Vierge. Arrivés sur place nous retrouvons Lucie, Rémi et Magali qui prennent l’eau...

14 h 20 : il est temps de mettre en place la corde. Vu le poids des loustics j’ai opté pour une 8 mm. C’est très bien pour mouliner les petits, ou pour Théo qui, pour une fois, peut gérer correctement sa descente puisque la corde glisse aisément dans son descendeur, mais pour Bertrand et Nicolas qui descendent seuls et ne sont pas habitués au petit diamètre, la corde file dans les doigts ! Et c’est sans compter l’élasticité dans les derniers mètres du puits.

Il ne reste plus que moi : je démonte la tête de puits, pose la corde sur la poutre centrale, referme la trappe à clé au-dessus de moi et descends pour atteindre la base du puits à 15 h 10. Cette opération ayant été un peu longue, le reste du groupe en a profité pour explorer l’amont de la galerie jusqu’à son terme, les « sources rouges ».

Et nous voilà tous partis pour la traversée : un mètre, on s’arrête pour regarder les perles. Un nouveau mètre, on s’arrête à nouveau pour des concrétions. Encore un mètre, et on joue dans l’eau. Honorin, Lucie et Rémi s’émerveillent de tout, et de rien. Et on avance... à pas de fourmis ! L’heure tourne... Finalement Magali lance un défi à Rémi et Lucie qui partent en tête et font « la course ». Pour sa part Honorin continue de jouer, se cache, puis commence à trouver la galerie longue et ennuyeuse... Il nous faut un certain temps pour rejoindre le serrement puis le puits de la Haute-Borne et les volées d’escaliers.

Les enfants lisent les plaques murales de distance et décomptent la distance restant à parcourir (on sort à la cote 1 732) : 2 km, 1,5 km, 1 km, 900 m, 800 m... Finalement c’est la petite galerie supérieure et l’observation des niphargus qui prennent, comme à l’accoutumée, un bon bain ! Mais cette fois-ci aucun escaladeur (voir : Prévot N. (2012) - Escaladeurs sans casque ni corde au Spéléodrome !, Le P’tit Usania n° 171, USAN, p.4).

Nous voici enfin au pied du puits de Clairlieu et entamons la remontée vers la surface en alternant un adulte et un enfant. À 17 heures tout le monde est dehors et le puits fermé à clé (T.P.S.T. moyen : 2 h 30). Dehors, il fait toujours aussi froid et il pleut… Il nous faut maintenant accélérer le pas jusqu’à l’entrée de Clairlieu pour que les enfants ne se refroidissent pas et retrouver les véhicules des Maujean et de Nicolas.

Parvenus aux voitures, on change rapidement les enfants puis il faut retourner au puits de la Vierge pour sortir la corde et les harnais qui attendent patiemment pendus dans le puits.

L’après-midi s’achève chez Éliane et Daniel avec un bon chocolat chaud qui réchauffe les os refroidis de chacun.

1 Message

  • 178.4 - Le Spéléodrome, c’est long et ça mouille 31 juillet 2013 20:15, par Robert Haug

    Dans les années 50, avant la construction du lotissement de Clairlieu, j’ai parcouru plusieurs fois ce qui s’appelle maintenant le "spéléodrome de Nancy". L’ouvrage était bien préservé. Nous faisions des photos argentiques au flash. Pour ne pas être ébloui, je fermais les yeux au moment du flash. Ma surprise a été grande quand, en ouvrant les yeux dans le noir, j’ai vu une "cathédrale" phosphorescente : Tous les dépôts de calcite (?) étaient lumineux bleus. J’ai reproduit l’expérience de nombreuses fois. J’ai ensuite cherché d’autres phénomènes lumineux, en profitant de l’accoutumance de mes yeux. Il m’est apparu que des racines d’arbres (?) qui flottaient dans le courant émettaient une faible lueur.
    Je n’ai pas de document qui prouvent ce que j’avance, car les moyens techniques de l’époque n’étaient ce qu’ils sont maintenant.
    C’est une étude qu’il semble intéressant de poursuivre.
    Bonne balade et bonne douche !
    R.H.

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