Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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189.1 - La Besace à Savonnières

Jean-Michel GUYOT

(Photographies : Bernard LE GUERC’H)

Samedi 15 mars, 8 h 30, au local. Par un beau temps, on prépare notre sortie. Dans le lot des participants, vous y trouvez le chef, Pascal Houlné, et quatre larbins, Bertrand Maujean, Pascal Odinot, Bernard Le Guerc’h, et bibi. On sort notre matos, et attendons encore un peu au cas où il y aurait une arrivée subite de nouveaux au club. Par le fait du pic de pollution annoncé, covoiturage et réduction de la vitesse s’imposent.

10 heures, sur place, habillage des candidats. Sachez qu’il n’y a pas de maire en liste pour Savonnières-en-Perthois, mais pour l’heure nous parlons spéléo. Pascal H. rage, il vient de constater qu’il a pris les bottes de sa femme. Il fera l’expédition en chaussons néoprène et chaussures de ville. Dans la pénombre, c’est à ça que l’on reconnaît le chef. Bernard a fait un bon gâteau, raisins et pépites de chocolat, que l’on déguste avec une cafetière de thé, pendant qu’il cherche ses élastiques de bottes puis ensuite ses piles.

10 h 30 : départ et lancement du compteur T.P.S.T. Cette information est importante, vous comprendrez par la suite. Et la suite n’est pas si loin, on est déjà perdu, et on slalome entre de gros piliers bien taillés au carré. C’est beau Savonnières et toutes ses pierres. On suit les sigles fléchés « BZ » pour indiquer la « Besace ».

Nous parvenons à trouver l’entrée, but de notre sortie. La dernière fois qu’on était venu ici, ça pissait dru. Je pars en tête pour l’équipement, suivi par Pascal O. De ma place inférieure en altitude, j’entends les critiques sur mon installation et surtout jacter. Seul Pascal O. me colle au train sans broncher. En stage, on m’a dit 3 filets suffisent. Ils ont remis deux tours de clé sur un spit à l’allure libre dans ses mouvements. Au passage étroit entre deux puits, cela aurait pu nous mettre la puce à l’oreille et nous donner un avant-goût des complications à venir. Bernard fait le reportage photos. L’équipe descend dans la joie et la rigolade accompagnée d’une légère pissotte en fond de goulotte. On se rassemble dans le « dernier » puits (mais je vais y revenir). On fait le point sur le restant de corde extrait du kit. Trois mètres et les nœuds de sécurité. Pas de quoi finir le puits de 12 m pour atteindre le fin fond. Je m’engage dans la marmite vidée par un conduit horizontal ayant vu sur la topo qu’il n’y avait pas d’équipement. De toute ma longueur filiforme je me retrouve immobilisé avant un coude à l’équerre. Bertrand est obligé de venir me soulager du matériel autour de mon baudrier pour que je puisse faire marche arrière. Tout en souplesse, ils disaient, mais là je renonce à y aller. Car, c’est bien la souplesse qui manque. Et certains, un peu plus corpulents, ne viendront pas me contrarier. On peut se douter que le puits se descend rien que par blocage avec le ventre en respirant un grand coup. N’ayant rien d’autre à faire ici-bas, nous remontons dans un ordre différent. Bertrand en dernier récupère l’outillage. Nous retrouvons notre étroiture sur corde verticale, et ce sera pour chacun un exercice plus ou moins élégant à passer. N’est-ce pas, Chef, qui avait le bloqueur de pied coincé ? Le puits final, nous mouillera pas mal, plus par le temps passé dessous que par le débit.

14 heures (midi au soleil). J’étais le seul à avoir promené ma bouffe jusqu’en bas pour rien. On cherche un coin pour s’installer confortablement et grignoter enfin. Pascal H. trouve que son kit va en s’allégeant... Pour cause, la corde se dévidait le long du chemin. On suit le pictogramme représenté par trois points depuis un bout de temps. Y’en a qui aurait dit que c’était le Dindon. Et celui-ci ne se dénoncera pas. On croise une dizaine de personnes en promenade pour faire de la photo. Ils nous orientent vers le Dindon, et nous les quittons. On les retrouvera devant le Dindon après quelques contours et détours de galeries. J’avais bien reconnu une allée, mais d’une fois à l’autre, je ne savais plus pour quel trou. Nous noterons, souplesse et mémoire, viennent à faire défaut au groupe des anciens.

Nous regagnons la sortie pour 15 h 40 et terminer le gâteau puis retour pour nettoyage et rangement.

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