Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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190.1 - Plongée à la source de la Douix : cette fois c’est la bonne

Benoit Brochin

Voilà plusieurs fois que Martial propose des sorties de plongée souterraine. Cela fait un moment que je veux essayer, mais les dates ne collent jamais. Le 16 avril, Martial proposait donc une sortie en Côte-d’Or, à la source de la Douix. C’est en semaine, mais cela tombe bien, je suis en congé.

Nous avons rendez-vous sur place à 14 heures pour rejoindre deux amis. Le rendez-vous est donc pris pour moi et Martial à 9 heures au local. Nous chargeons le matériel dans la remorque et le camping-car. Ça en fait du matériel ! Pourtant, il n’y a ni corde, ni mousqueton, juste des bouteilles, des bouteilles et encore des bouteilles... Il y a aussi les lampes, batteries, détendeurs, etc. enfin tout ce qu’il faut pour plonger, mais en double, voire en triple. Eh oui, on n’a pas droit à la panne. Une fois le matos chargé, nous voilà partis pour une bonne demi-heure de bouchons sur l’A31 avec ses traditionnels accidents. Nous arrivons donc vers 13 heures sur place. La source n’est pas dure à trouver, il y a des flèches partout. Le temps est un peu frais, mais un beau soleil est là pour réchauffer l’atmosphère. Nous commençons donc à sortir le matos, et à préparer l’équipement des blocs, lampes sur les casques...

Martial baptise sa nouvelle combinaison et part donc faire quelques essais. Vient ensuite mon tour, pas besoin de plombs supplémentaires. Entre les deux bouteilles et les deux batteries (au plomb, tant qu’à faire...) de 2,5 kg chacune, il y a de quoi faire. Je fais faire quelques essais de stabilisation sur 2-3 mètres dans la diaclase d’entrée : ça ne va pas trop mal, je n’ai pas tout oublié. Enfin, nous y allons pour de bon : c’est le grand plongeon. Seulement voilà, au bout de 3 mètres, les oreilles commencent à se faire sentir et sont dures à passer. Je galère de la sorte, à compenser micro bulles par micro bulles et décide d’abandonner à 11 mètres. Il en reste encore 7 pour arriver au fond. Pourtant la première étroiture est là, juste en dessous de moi, mais c’est trop galère et j’ai déjà consommé énormément (d’air) à batailler. C’est donc un peu frustré que je refais surface. Martial repart donc en ayant changé un peu de matos. Il passe d’une combinaison étanche à une combinaison humide, histoire d’être un peu mouillé, et prend deux nouveaux blocs. Il part et les deux amis ressortent quelques minutes après. Malgré une immersion quelque peu laborieuse à cause d’un manque de lest, ils ont réussi à aller jusqu’à l’œil du Hibou. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir un sacré merdier sur le dos ! Cela se sent bien sur terre. Martial sort ensuite après avoir fait l’aller-retour jusqu’au bout des 160 mètres de galerie. Nos entrées et sorties se font sous l’œil intrigué des passants.

Nous nous déséquipons et attaquons la traditionnelle bière que nous avons oublié de mettre au frais dans la rivière. Heureusement qu’elles sont restées assez fraîches. Après avoir discuté pendant des heures et bien rigolé, nous nous mettons en route pour le retour pour arriver au club vers 22 heures. Nous déchargeons le matos et c’est martial qui s’est tapé tout le rangement le lendemain. C’était donc une superbe sortie à refaire dès que possible. Presque tout était réuni : beau temps, belles images, bonne ambiance... juste ces foutues oreilles, mais bon ça n’est que partie remise, faut pas forcer.

Un grand merci à Martial pour cette journée et bon courage à toi pour la suite.

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