Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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200.3 - Découverte de l’extraction de la minette lorraine de 1860 à 1980

Pascal Houlné

Certaines mines de fer permettent encore d’observer les différentes techniques utilisées au fil du temps. Elles sont malheureusement de plus en plus rares à être accessibles, principalement dû à la crainte d’accidents par les pouvoirs publics, et en tout premier lieu par les maires des communes concernées...

Dommage, car certaines d’entre-elles sont remarquables et représentent une valeur patrimoniale incontestable, notamment les plus anciennes. Les archéologues du futur, espérons-le, pourront les redécouvrir mais combien d’entre-elles seront encore pénétrables ? Les mouvements de terrain sont permanents et plus l’exploitation est récente moins la stabilité est assurée. La course à la productivité a en effet poussé les exploitants à retirer le maximum de minerai dans un volume donné en utilisant des techniques et des machines de plus en plus performantes. La sécurité des galeries de plus en plus larges a nécessité de recourir au boulonnage des différentes couches supérieures. C’est efficace mais lorsque cela cède le passage est définitivement condamné contrairement aux galeries de la seconde partie du 19e dans lesquelles les pressions sont moindres, et par conséquent les risques d’effondrement sont plus limités, sauf bien sûr à l’approche des affleurements.

Le groupe composé de Denise et Bernard T. du Groupe spéléologique de Forbach, de Bernard L. du Cercle lorrain de recherche spéléologique et de Pascal de l’Union spéléologique de l’agglomération nancéienne a pu, en une journée, observer ainsi l’évolution d’un siècle d’exploitation. D’autres curiosités ont jalonné la balade : de superbes concrétions, un renard bien vivant mais que seule Denise a aperçu (qu’avait-elle absorbé ou fumé le matin ? selon elle, seulement du café !).

Un reproche tout de même aux équipes de Géodéris qui certes font leur métier de surveillance des risques, mais qui ne s’embarrassent pas de rapporter leurs aérosols de peinture. Une fois les bombes vidées, elles les laissent systématiquement sur le sol et c’est récurrent dans toutes les mines visitées... Un petit effort serait apprécié pour éviter cette forme de pollution « anachronique », métallique et chimique !

Bernard L. avait amené dans sa besace l’ensemble de ses matériels photographiques : flashes d’appoint, pied, etc. Près de 200 clichés ont été ramenés et malgré un tri sévère pour ne conserver que les meilleures la récolte finale est abondante : http://photos.speleo.free.fr/category.php?cat=701&expand=1,483,700,701

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