Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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201.2 - Balade à la baume de Gonvillars

Jean-Michel GUYOT

Une sortie était organisée par Sabine ce samedi 11 avril 2015 à la baume de Gonvillars en Haute-Saône, départ de chez elle à 8 heures. Elle part avec Philippe, son fils Olivier et Jean-Christophe. Je pars avec Éric et Gilles, deux nouveaux à l’USAN.

10 h : sur place, nous garons les voitures sur un chemin en lisière de forêt et d’un champ en guise de parking, nous retrouvons Jean-Luc notre guide, et Thomas deux anciens de la région, ainsi que Gaétan et Jérémy. D’après Jean-Luc, besoin de rien, il y a de l’eau jusqu’aux genoux sauf à la cascade, où l’on peut éviter le lit par un balcon. Nous sommes attentifs aux instructions, mais Éric, Gilles et moi mettons une combinaison en néoprène. Pas de baudrier, pas de corde, on voyage léger, juste avec le casse-croûte. Le porche d’entrée est là, sous le parking. On a déjà vu plus court en marche d’approche (voir le gouffre du Lion). Nous nous retrouvons dans la même rivière que celle du Puits du pic que nous avions fait précédemment (voir : Belut, E. (2015) - « Spéléobalade au puits du Pic », Le P’tit Usania n° 200, p. 1-2), mais à quelques kilomètres de là, les deux étant séparés par des siphons. Une chauve-souris effrayée par notre arrivée en troupeau se sauve pour se cacher plus loin dans la cavité. Une petite échelle profite à une partie du groupe, alors que le reste passe par un goulot un peu plus difficile en contorsion, et surtout plus humide et boueux, pour se retrouver au même endroit. Très peu de dénivelé, pour parvenir à la rivière. De très grosses stalactites et stalagmites parsèment notre chemin. Ici, un siphon nous impose de le contourner par la galerie aux Marmites que l’on prend sur la droite. Là, c’est une escalade sur un plan incliné à 45° très glissant pour accéder à la Chambre noire après une lucarne étroite. Retour aux sacs abandonnés pour ce détour. La progression continue en alternance sur une banquette ou dans l’eau avec un niveau variable de la cheville à la taille. Certains, sans citer de noms, se trouvent légèrement engoncés dans leur néo pour lever les genoux et faire les mouvements avec aisance. C’est une question de choix, et un compromis à trouver, entre liberté de gestuel et température corporelle. Moi, je suis bien, notamment lorsque l’on arrive à la cascade d’un petit mètre de hauteur. Trois possibilités s’offrent à nous : contourner par le balcon, promontoire en hauteur sur la gauche ; en opposition les pieds d’un coté les mains de l’autre ou les jambes très écartées, uniquement pour les grands ; sauter au bouillon, on n’y a pas pied. Pour mon cas, et afin de vérifier l’efficacité de ma combi, je me jette à la baille. On nage dans la divergence d’opinion, les uns pour aller à droite, les autres à gauche pour éviter les profondeurs, le groupe se divise pour cette difficulté. Ici la météo est primordiale, et il est impossible d’y venir si les précipitations sont importantes, car le niveau d’eau effleure le plafond. Je me retrouve en tête, les autres quelques virages en amont, alors que l’eau monte, monte, et continue de monter. Je m’enlise inexorablement dans un sable mouvant. Je m’arrête à l’énorme mâchoire du serpent de mer aux dents stalagmitiques qui allait m’engloutir. Je rebrousse chemin. Nous sommes parvenus au siphon terminal de cette partie. Les camarades m’ont rejoint. Il est 12 h 30. À la question « mange-t-on maintenant » lancée par Sabine j’ai déjà mon bidon en mains. On s’installe sur une terrasse rocheuse pour une demi-heure. Jean-Luc nous raconte des histoires. Mais les esprits se refroidissent, et nous remontons le cours d’eau. Nous assistons à quelques chutes au niveau de la cascade et une baignade forcée pour certains. J’opte pour la vue sur le balcon. Le retour s’effectue sans problème, et nous ressortons avec le soleil pour nous changer à 14 h 30.

T.P.S.T. : 4 h, T.R. (temps de route) : 4 h, bonne petite journée.

Merci à Jean-Luc pour cette visite, à Sabine pour l’organisation, à Jean-Christophe pour les photos.

Dans les prochaines séances au mur, merci de me rappeler de faire les entraînements de remontée de puits en néo et kit chargé !

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