Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
Accueil du site > Le P’tit Usania > 2017 > 227 - Juillet 2017 > 227.5 - Une petite beauté sans thé

227.5 - Une petite beauté sans thé

Jean-Michel GUYOT

Nous vous informons que l’équipe de retraités est intervenue au gouffre de la Grimo Santé pour lui refaire une petite beauté le 20 juin.

Dès son arrivée à 9 h 30, cette équipe a pris le thé, car, à Grimo, sans thé impossible pour Bernard de continuer. Auparavant, à 8 h 30, chez Pascal, le plus ancien, il y avait eu un petit déj. pour les mettre sur pied. Des croissants, il en est resté. Toutes les précautions ont été prises, dont les fauteuils pliants pour les reposer, les gars. La matinée a été occupée à tailler les arbustes, couper l’herbe et les ronces autour du périmètre délimité par la barrière en bois. Pascal n’aura pas eu raison de l’ouverture du cadenas, grippé depuis 30 ans. Pourtant, la clé tourne, mais le demi-cercle acier ne décolle pas de son logement. Les cisailles et les coupes branches ont fonctionné jusqu’à 12 h 30 pour redonner un aspect glabre au col du gouffre. Le nid d’hirondelles sur la paroi a été préservé pour la saison prochaine. C’est une très grosse chaleur qu’il faisait, mais les ouvriers ont bien bu afin de ne pas se déshydrater par ces conditions de travail accablantes. Maintenant, après un petit réconfort tiré du sac, une petite sieste a été nécessaire pour certains. Je retaillais quelques poils qui dépassaient ici et là. Dominique, le quatrième, venait pour la première fois sur ce chantier. À 14 h nous attaquons les choses sérieuses pour équiper le puits d’entrée, là encore en toute sécurité. Une main courante permet de se longer pour enjamber la barrière en bois et s’approcher du gros arbre qui jouxte celle-ci. Deux cordes, une libre et une fixe, permettent de progresser vers le centre du trou. La corde fixe est tenue par un système de Y sur deux pieds de poteau en face. Le fractio (ou relais) au pied du puits a retenu toute l’attention de Bernard pour son équipement. Enfin, tout le monde se retrouve en bas, côté gauche, puis tous en bas, côté droit, aux ‑50 m de cette cavité. J’avais proposé de descendre en tenue légère mais avec des bottes tout de même, du fait de la température caniculaire. Perso, en tenue de ville normale. Au fond, rien à signaler. Mais, m’étant traîné un peu partout, je ressortis tout sale (c’est le propre du spéléo).

Me rendant à ma voiture, je constate ne plus avoir la clé de contact qui était accrochée au mousqueton qui pendouille à un passant de mon pantalon. Le reste du trousseau était bien là. Moment de panique et de recherche en surface. Rien, il faut se rendre à l’évidence, elle est tombée en bas dans les amas de rochers. Va la retrouver... Sans conviction, mais il faut tenter, je redescends la chercher. Pascal par hasard me dit va à droite, tu as fait de l’oppo pour remonter le ressaut, elle peut être là. Rien... Mais je continue en persévérant, je vais jusqu’en bas. Et là, dans le dernier boyau où j’avais fait demi-tour, ma clé, au milieu de l’étroit conduit. Rassuré, heureux, je remonte avec Dominique qui m’avait rejoint pour ne pas me laisser seul dans le pétrin.

Nous rangeons le matériel vers 17 h et reprenons le chemin du retour.

Pour un été plein de visites à ce site « remarquable », opération nettoyage menée à bien.

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0