Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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236.1 - De retour du Rupt-du-Puits

Didier Croutz

Voilà une semaine qu’Angélique en cauchemardait mais elle l’a fait. 50 m de remontée à la force des bras, ou presque !!! Cela ajouté à un passage physique sur une vire au-dessus des cascades, aujourd’hui elle est complètement cassée.

J’avoue que le lendemain matin au réveil, j’ai découvert des muscles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Et la sieste de début d’après-midi a été bienvenue et réparatrice !!! La spéléo, c’est vraiment un sport complet et aussi exigeant physiquement que techniquement.

Pour en revenir à la sortie, après une longue descente dans un tube d’un mètre de diamètre, ce fut une belle balade en remontant le cours du Rupt-du-Puits. En moyenne, le niveau de l’eau parvenait en bas des genoux. Ça pique les cuisses.

J’ai tout de même vu Kurt et Dimitri s’enfoncer jusqu’au cou dans une large vasque. Il faut se motiver pour passer à son tour en sachant qu’on va s’immerger dans une eau qui ne doit guère dépasser les 10 degrés.

Mais globalement, la température ambiante était supportable, exceptée lorsqu’il a fallu rester dans le courant d’air en se prenant des pierres sur la tronche pour tenir la corde des camarades qui remontaient le puits vers la sortie.

Avec Kurt et Dimitri, on a voulu faire les beaux en continuant après les collecteurs. Mais ramper dans l’eau glacée nous a vite rebutés et nous avons rebroussé chemin pour rejoindre le groupe en route pour la sortie.

En chemin Kurt a trouvé un crapaud perdu et voué à une fin proche qu’il a décidé de sauver en le remontant vers la sortie, un réflexe « Sea Sheppard »...

Le trio de choc a également fait une petite reconnaissance dans une veine secondaire. Elle présentait une suite de jolies vasques dont certaines assez profondes. Je crois qu’on aurait pu la suivre pendant des heures mais, l’heure avançant, il fallait penser à la remontée.

Au retour, c’était assez surprenant de constater que le niveau de l’eau avait subitement monté de 20 bons centimètres. Ce qui rendait la marche plus difficile malgré le courant favorable.

La fin du périple s’est terminée pour tout le monde par la remontée du puits qui, je pense que cela fait l’unanimité, est le moment le plus « chiant » de la balade.

Au retour Angélique et moi avons eu une petite frayeur. J’avais conservé la carte permettant de démarrer la voiture qui a baigné dans l’eau pendant une bonne partie de la journée. Eh bien chez Renault, au moins ça s’est costaud et elle fonctionnait toujours le soir !!!

Encore merci à Christophe de nous avoir accompagné et fait profiter de ses connaissances tout au long de la balade.

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