Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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240.1 - Entraînements de plongée souterraine au Spéléodrome

Théo Prévot Photos : Alexis Lhirondelle et Julien Tournois

Suite à l’annulation du week-end de formation à la Douix (commune de Châtillon-sur-Seine) le 3 juin, je propose à Alexis Lhirondelle de plonger dans les bassins noyés du Spéléodrome histoire de faire quand même quelque chose, le but de cette sortie étant pour moi de découvrir le montage sidemount (c’est-à-dire avec les bouteilles sur le côté et non pas sur le dos, permettant ainsi de se faufiler encore plus facilement dans les moindres recoins).

Alexis n’ayant pas de bouteilles je m’arrange pour passer au local chercher le nécessaire, un bi-10 et un bi-9, tous deux gonflés à 230 bars, autant dire qu’on ne manquera pas d’air ! Une fois sur place nous nous équipons et regardons cette histoire de sidemount. Ma nouvelle combi tout juste baptisée la veille en gravière, mes gants, mes palmes, le harnais, tout est OK... Maintenant que j’ai une étanche je ne vais quand même pas m’en priver !

Enfin prêts, nous entamons l’épuisante marche d’approche qui est tout de même de 5 minutes et entrons dans le Spéléodrome. Une fois dans l’eau je regarde un peu comment cela se passe avec le sidemount et fais le signe OK à Alexis : nous voilà partis. Nous faisons un premier tour dans le bassin puis un second pour nous amuser. Il faut dire qu’il ne fait pas non plus la taille d’un terrain de foot. Nous finissons par ressortir du bassin et allons dans le second où l’eau est plus trouble. Nous faisons la rencontre de plusieurs têtards et visitons tranquillement ce deuxième bassin de même envergure que le premier (environ 10 m de large, 20 m de long et d’une hauteur de 3 m).

De retour à l’air libre je me rappelle du passage bas qui se situe entre les deux bassins et me demande si je peux y passer maintenant que je suis plus fin. Alexis tente de passer en premier, en vain, et finit par remonter. Je m’élance donc mais l’eau ayant touillé et ne voulant pas forcer le passage haut d’une quarantaine de centimètres je décide de remonter bredouille. Il est déjà l’heure pour nous de regagner la voiture et de nous déséquiper. À peine le temps de rentrer que nous pensons déjà à notre prochaine plongée et pour ma part aux modifications que je peux apporter à mon système car je dois bien reconnaître qu’il n’est encore pas totalement au point. C’est donc avec le sourire que je rentre chez moi ayant oublié l’histoire de la Douix qui, au final, m’aura permis de passer ma formation étanche avec les amis de l’A.S.N. et de découvrir le sidemount. Merci à Alexis pour ses explications et ses conseils.

Ayant posté des photos du week-end sur internet j’ai pu avoir quelques conseils de Julien Tournois sur mon sidemount et commencer les modifications. Julien me propose de venir faire un tour dans les réservoirs du Spéléodrome ce samedi 9 juin. J’arrive comme à mon habitude avec du retard sur le lieu de rendez-vous et fais la connaissance de Jean-Sébastien et de son père qui l’accompagne mais ne plongera pas avec nous.

Je montre donc mon équipement à Julien qui me signale tout de suite quelques réglages à apporter pour parfaire mon système. Cette fois il semble être tip top ! J’enfile alors ma combi, mes gants, et prends mes palmes... Ah... où sont donc mes palmes ? Visiblement restées à la maison... À croire qu’elles ne voulaient pas voir l’eau aujourd’hui... Bon, après tout ce n’est que le Spéléodrome et je commence à le connaître plutôt bien, donc on se passera des palmes pour cette plongée.

Une fois dans le Spéléodrome Jean-Seb allume son lampadaire transportable de 8 000 lumens ! Avec ça, pas de doute, on y verra clair. On descend dans la première cuve qui est équipée en fixe et faisons notre petite balade habituelle, mais cette fois on se croirait en plein jour. Cette fois le sidemount semble être top mis à part le fait que les bouteilles sont encore un peu hautes, chose qu’il faudra régler une fois à l’extérieur. Avant d’aller dans le deuxième réservoir nous nous lançons dans le fameux passage bas, et cette fois je suis bien déterminé à passer ! Jean-Seb ne passera pas car il faut bien alimenter les 8 000 lumens et son « canister » dans le dos l’empêche de passer. Je me lance alors dans le passage, ça frotte un peu et je commence à remuer toute l’eau qui devient vite trouble, j’attrape avec ma main la wing qui coince un peu au plafond et en forçant un peu me voilà enfin de l’autre côté. Je suis suivi de Julien qui passe comme une fleur avec son bi-7 et son harnais.

De nouveau à l’air libre je les laisse aller dans le second réservoir car il semblerait que j’ai pris l’eau. Le temps pour moi de sortir et de retrouver le père de Jean-Seb que les revoilà déjà. Une fois aux voitures, Julien me donne les dernières petites modifications à apporter pour être au top mais l’achat d’un vrai harnais semble rester une bonne idée. Merci à lui pour toutes les petites astuces.

Plus de photos sur : https://www.facebook.com/usannancy/posts/2092248181099311

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