Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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245.1 - Visite de la mine Val-de-Fer

Pascal Houlné Photos : Bernard Le Guerc’h

Nous voilà partis le 14 novembre pour une seconde expédition dans le cadre de la convention signée en 2017 avec Neuves-Maisons dans le but d’observer l’état des galeries et la circulation des eaux aujourd’hui captées par la communauté de communes de Moselle et Madon à l’exhaure de fonds de Monvaux.

Jean-Michel Guyot, Pascal Odinot, Bernard Le Guerc’h, Dominique Ravailler, Pascal Houlné et deux personnes (Laura et Gilbert) de l’Agence du patrimoine et de la culture des industries néodomiennes (A.P.C.I.).

Entrés vers 10 heures avec comme objectif d’explorer les quartiers Nord de l’exploitation, nous commençons à nous attarder dans les recoins de Val Fleurion pour aiguiser l’appétit de ceux qui pénètrent pour la première fois dans les dédales de Val de Fer. Trois niveaux de galeries qui demanderont à revenir spécifiquement pour approfondir l’exploration surtout qu’à proximité se trouve le cheminement vers l’ancien accès de Mazagran avec des passages très anciens datant du milieu du XIXe siècle.

Une pensée à François Boyette lorsque nous apercevons le véhicule qu’il avait adapté à partir d’une base de tracteur agricole pour circuler, ainsi que la draisine qu’il utilisait pour amener les membres de l’ASDUN pour des travaux d’aménagement ou de dépollution.

Il faut se décider à avancer car le trajet est encore long pour arriver aux endroits prévus : principale de Val Fleurion puis bifurcation à un poste d’aiguillage pour emprunter la principale 2 qui traverse en diagonale la mine et qui était essentiellement utilisée pour la sortie du minerai.

La pause casse-croûte s’impose. Un petit coin qui a dû servir aussi de lieu de restauration pour les mineurs est retenu. Des bancs constitués (d’anciennes, le terme est important pour la suite) poutres en bois qui reposent sur de petits empilages d’agglos. Bernard, voulant s’asseoir confortablement, prend place au beau milieu de l’assise et patatras le voilà les quatre fers en l’air. Quelques sourires compatissants, juste ce qu’il faut pour ne pas déclencher des rires narquois et sonores. Nous prenons soin ensuite de le conseiller pour qu’il occupe une place sécurisée. Bref, la solidarité bienveillante entre retraités.

Il était prévu d’amener avec nous, vu le nombre de participants, deux bouteilles de vin. La première est rapidement vidée, soit un bon demi-verre chacun. Quelques bouchées et rapidement la soif revient. Qui a la seconde ? Silence... Pascal répète qui a la deuxième bouteille ? Eh bien voilà, elle est restée dans le coffre de Bernard et on doit se contenter de l’eau de secours et tout de même un verre de thé ce qui prouve une nouvelle fois la sobriété des membres du club.

Tout de même un quart de gorgée de mirabelle du père de Dominique et une gouttelette de rhum de Jean-Michel pour imbiber l’excellent gâteau de Bernard et nous voilà repartis.

Après une bonne demi-heure de marche nous arrivons aux premiers chantiers qui bordent la galerie. Par chance, trois wagonnets en bon état sont encore en place figés depuis l’arrêt des travaux. Un est chargé de matériels divers (fleurets, chaînes, etc.), un autre de blocs de marne et le dernier vide permettant à Jean-Michel de faire le zozo.

Poursuite et visite du principal atelier intérieur, du moins par ses dimensions, et la construction à l’intérieur d’un bâtiment à deux niveaux qui devait servir de bureaux. Il se situe par rapport à la surface un peu près à la verticale du carrefour des Six Bornes dans la Forêt-de-Haye. Cela donne une idée de l’étendue souterraine de l‘exploitation.

D’autres points de visites sont prévus mais faut-il encore retrouver les bons passages. Une première tentative nous amène à traverser des chantiers pour buter sur un front de taille. Certes des choses intéressantes à observer notamment de beaux quais de déchargement mais demi-tour.

Cette fois-ci, nous tenons la bonne galerie qui nous conduit jusqu’au Puits A, une aération aujourd’hui comblée. Des départs dans tous les sens, un vrai labyrinthe mais nous prenons la bonne direction pour aller jusqu’à la base du puits de la Croix Grand-Colas dont on voit encore les vestiges en surface et qui était utilisé principalement pour la descente de matériels. De section rectangulaire, il est toujours aussi impressionnant lorsque que nous regardons l’intérieur (à vue de nez, une soixante de mètres plein vide entre le bouchon du haut et sa base encombrée seulement d’un tas de gravats tombés au fil du temps.

Le cheminement est encombré de plaques de marne grise qui se sont détachées du plafond. Certains passages nécessitent la vigilance mais nous arrivons tout de même à trouver l’ancienne pompe qui était restée dans les souvenirs de Pascal. Un objet intéressant qui aurait toute sa place au musée du Val-de-Fer. Par contre, pour la sortir, c’est une autre affaire. Toutes les idées sont les bienvenues.

L’heure tourne et il faut penser au retour. Un petit détour pour visiter un autre atelier.

Cette fois-ci, on ne s’arrête plus. Un petit passage délicat au-dessus d’une galerie inférieure et trois quarts d’heure après nous sortons. Il est 18 h 30. Le podomètre de Laura indique 20 km parcourus.

Peut-être une nouvelle visite courant décembre ou début janvier en fonction des possibilités des uns et des autres. Il s’agira de se concentrer sur les abords du carreau de Val-de-Fer et sur les secteurs de Val Fleurion et de la Sivrite.

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