Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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252.1 - Val-de-Fer, acte 5 : poursuite de l’exploration (13 juin 2019)

Pascal Houlné, photos : Bernard Le Guerc’h

Nous entreprenons une nouvelle phase, désormais plus axée sur la circulation des eaux alimentant l’exhaure du Fond de Monvaux.

L’équipe du jour : Pascal Admant, Bernard Le Guerc’h, Jean-Michel Guyot, Dominique Ravailler, François Nus, Gilbert et William Marchal (A.P.C.I.) et Pascal Houlné.

Chacun était prévenu, nous allions emmagasiner les kilomètres et ce fut le cas mais cela valait le déplacement.

Nous avons commencé par une déconvenue, elle était prévisible mais certains que l’on ne nommera point avaient insisté. D’un pas décidé (c’était le début de la journée), le groupe arpenta une grande galerie de roulage jusqu’à ce que le niveau d’eau s’élève et s’élève encore jusqu’à ce que le niveau supérieur des bottes soit atteint.

Pascal décide de revenir au programme initial. Aussitôt dit, le demi-tour est fait pour reprendre la direction des secteurs de Petite-Goutte et Maron-Nord.

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En une demi-heure nous atteignons le croisement facilement repérable par les entassements de rails entreposés de chaque côté. À l’embranchement suivant, à quelques pas d’une belle cascade, nous optons pour nous diriger vers l’ancienne sortie de Petite-Goutte en suivant dans un premier temps le cours de l’eau canalisée par une rigole latérale. Nous admirons cette galerie d’une vraie beauté tant par sa forme que par les teintes des parois difficiles à décrire. Mêmes les photos prises n’offrent pas ce que les yeux ont perçu :

Subitement la plus grande partie de l’eau vire vers une galerie au sol entièrement recouvert de calcite et qui rejoint un cheminement se dirigeant vers le captage du Fond de Monvaux. Apparemment, le mini barrage qui détourne l’eau ne date pas du temps de l’exploitation de la mine.

On reprend notre direction. Tout à une fin, la galerie est désormais des plus classiques même si sa taille indique qu’elle doit dater des années 1900. Nous arrivons enfin au bout avec encore pas mal d’eau retenue par l’éboulement final.

L’humeur de Jean-Michel étant directement liée au remplissage de son estomac, les habitués sentent bien qu’il faudra rapidement s’arrêter. Quelques observations supplémentaires, notamment du départ de la galerie dite de Petite-Goutte mais l’épaisseur de boue était trop importante pour s’y aventurer. Elle sera plus facile à emprunter ultérieurement en sens inverse via son raccord avec Maron-Nord. Bref, il faut se décider à trouver rapidement un endroit au sec pour se restaurer.

Les estomacs rassasiés, nous retournons sur nos pas jusqu’à la cascade pour nous diriger vers Maron-Nord en empruntant le seul passage que nous avions délaissé lors d’une exploration précédente (cf. Le P’tit Usania n° 239 de juillet 2018).

Cette fois-ci, c’est la bonne nous arrivons à l’endroit souhaité où quelques wagonnets (six au total) nous attendent et resteront figés sur place pour l’éternité...

L’heure tourne et comme à chaque fois nous ne sommes pas en mesure de poursuivre le programme faute de temps. C’est le chemin du retour mais en empruntant à mi-chemin une voie parallèle visuellement plus attrayante.

Une bonne journée, variée qui aiguise notre appétit à poursuivre. Ce sera probablement pour fin août ou septembre.

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