Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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254.1 - Diaclase du sommet des escaliers

Jean-Michel Guyot

Tout commence à la fête des collines lorsqu’un monsieur s’entretient avec notre président Christophe sur une crevasse dans son jardin. Par courriel, je prends connaissance de la demande d’aller identifier le phénomène, et je m’en attribue d’autorité la charge de la mission. D’autant que je connais les propriétaires, et que j’ai vu se réaliser la construction de leur maison, lorsque ma belle-mère habitait à côté. Je me souviens vaguement de la déchirure du terrain découverte au moment des fondations située au sommet des escaliers de la Cure d’Air.

Le 10 août le rendez-vous est fixé au local à 13 h. tout le monde est là, car ils disent bien me connaître et qu’avec moi, il faut être à l’heure. C’est un peu vrai, même s’il y a un soupçon d’exagération. 13 h 30, on est chez le client, au lieu de 14 h prévu. C’est carrément maladif, mais je me soigne. Je sonne, mais la sonnette ne fonctionne pas. Un mot précise d’ouvrir la première porte et de toquer. Mais la porte est fermée à clé. Je téléphone en laissant un message. Le proprio me rappelle, ils sont encore à table. Et en plus, on est venu en cobrouettage. Pour faire 500 m, on a pris la brouette et on a mis le matos dedans.

Après les salutations, on entre par une chambre en sous-sol pour accéder à la cave à vin. Il faut débarrasser une étagère de bocaux vides, pour dégager au sol, une grille caillebotis d’un mètre sur 0,40. C’est le trou par lequel on va descendre à 14 h 15. Comme il en faut un, naturellement, je me désigne comme chef de l’expédition. Et le chef passe en premier, mes camarades sont encore moyennement chauds. Je place une grosse barre à mine en travers de l’ouverture pour y accrocher une corde, ceci étant la moindre des précautions. Révision des nœuds de sangle pour certains. Comme on nous disait que ça descendait sur 10 m, la corde est mise en œuvre par sécurité. Elle servira toujours pour mesurer la distance réalisable. Après un petit ressaut, puis une descente en oppo sur 2 m avec un léger besoin de contorsion, Benoit et Maud me suivent, suivis de Gilles et Séverine lorsque je progresse pour libérer de la place. Je file dans un cul de sac. Benoit fait un autre bras, en impasse également. Le volume est maintenant important, et on pourrait y placer pas mal de bouteilles. On monte, on descend pour se buter sur une cheminée engorgée de blocs instables. Croisement des équipes et mesure de développement avec 25 m. On est sous la maison du voisin. Séverine a pris confiance et s’enfile dans le boyau pour voir la cheminée. Demi-tour pour tout le monde et sortie à 15 h 15.

Pas de faune, pas de flore, que de la glaise et des caillasses. À l’arrivée, le proprio nous attend avec le champagne et son appareil photo. Ce n’est pas banal une diaclase dans sa cave, et pas courant comme sortie spéléo. Une série de photos avec Nancy en fond panoramique avant de trinquer en terrasse.

Un échange d’idées très productif, nous conduit à aller faire un tour au parc de la Cure d’Air pour vérifier quelques points sur une autre affaire dont on parlera ultérieurement. Nous partons en procession avec notre brouette au Couvent de la Visitation, la météo a su rester sage. Mes camarades découvrent le beau point de vue sur l’agglo à 180°. À 17 h, on laisse notre hôte sur la place et nous rentrons au local pour un petit nettoyage. Je libère les troupes pour 17 h 40, et ils semblent tous bien satisfaits de leur après-midi. Merci à Daniel et à l’équipe. La brèche est ouverte, et Daniel prêt à recevoir d’autre spéléo.

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