Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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254.2 - Val de fer, acte 6 : poursuite de l’exploration (20/8/2019)

Pascal Houlné Photos : Bernard Le Guerc’h

Une équipe restreinte pour cette nouvelle journée à explorer les entrailles du massif de Haye : Bernard Le Guerc’h, Dominique Ravailler, Gilbert et William Marchal (A.P.C.I.) et Pascal Houlné.

L’objectif est le Nord-Ouest de l’exploitation, l’un des endroits les plus éloignés des entrées de Val-de-Fer, là où les eaux des galeries de ce grand secteur se rejoignent et s’accumulent pour alimenter (pour partie) le captage de Fond-de-Monvaux.

1 h 15 de marche au plus court et quasiment sans s’arrêter avant d’arriver au croisement de la direction Maron-Nord.

Nous empruntons une nouvelle fois le tracé nous menant vers Petite-Goutte pour vérifier si depuis notre dernière expédition du 13 juin le niveau d’eau a changé. Effectivement le débit a encore faibli mais ce n’est pas étonnant vu le manque de pluviométrie de cet été.

Nous rejoignons la galerie principale par un travers-banc couvert de calcite au sol et drainant l’eau que nous allons par la suite suivre jusqu’à l’exhaure.

Un arrêt pour visiter un nouvel atelier, point de pause que François Boyette utilisait lorsqu’il organisait des visites et équipé d’un éclairage basse tension alimenté par des batteries rechargées grâce à une petite roue à ailettes positionnées dans le courant de la rigole latérale de la galerie voisine. Les verres et les bouteilles (vides) étaient encore en place. Nous y cassons la croûte un peu avant midi, horaire que jalousera Jean-Michel, absent ce jour, car d’habitude c’est plutôt le retard qui caractérise le moment du repas.

Les estomacs rassasiés, il est temps de décider des détails du programme de l’après-midi. Ainsi, nous abandonnons l’idée de faire un aller-retour vers les galeries de Fontenoy à l’extrémité Nord pour se concentrer uniquement sur le cheminement de l’eau utilisée par la communauté de communes.

Dès que l’eau s’écoule, le décor est de suite embelli, la calcite très présente tout au long du collecteur ne fait qu’en renforcer l’attrait.

Les poutrelles de maintien du toit de la galerie ont été renforcées en deux endroits par des étais latéraux très rapprochés, travaux effectués pour garantir la pérennité du captage. À contrario, cette consolidation montre aussi la fragilité du lieu. D’ailleurs, certains étais ont été depuis renversés par la chute de blocs.

Nous arrivons enfin à proximité de la sortie. Aucun de nous ne souhaitant se mouiller les pieds, nous stoppons notre avancée.

Au retour, nous nous aventurons dans un chantier important par sa surface d’exploitation, situé en léger contrebas du collecteur.

Nous sommes étonnés par l’absence d’eau car, les marques sur les parois prouvent qu’à certains endroits une hauteur de plus de 1,30 m.

En cas d’éboulement conséquent dans le collecteur, c’est dans ce chantier que l’eau pourrait se détourner mettant très probablement fin à l’intérêt du captage de Fond-de-Monvaux.

Nous n’avons plus assez de temps pour poursuivre la visite, il faut se décider à rentrer et s’avaler près de 6 kilomètres de galeries en faux plat montant pour retrouver le soleil.

La prochaine fois, nous resterons dans la partie sud donc beaucoup moins de marche d’approche et plus de temps pour l’exploration.

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