Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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257.1 - Val-de-fer, acte 7 (17/11/2019)

Pascal Houlné

17 novembre, nouvelle visite dans la mine du Val-de-fer mais cette fois-ci elle est calée un dimanche pour permettre aux « travailleurs du club » de pouvoir participer : 9 Usaniens au départ et 9 au retour (Christophe Prévot, Sylvie Gobert, Korydwenn Graillot, Pascal et Paul Admant, Pascal Odinot, Dominique Ravailler, Bernard Le Guerc’h et Pascal Houlné). Bien sûr pour bien se préparer nous commençons par café, thé, croissants et chouquettes sous la tente d’accueil des galeries du musée de l’A.P.C.I. En préalable indispensable, nous faisons le point des boissons, froides et chaudes, à prendre pour le casse-croûte de midi.

Rassurés, nous franchissons la porte d’accès. Notre ami Christophe est rapidement confronté à un petit problème technique, il a fait le choix de ne pas mettre de bottes. Il prend l’eau rapidement : très bon pour la circulation sanguine.

L’objectif est fixé, rejoindre le nord-ouest de l’exploitation pour vérifier les accès ou non au nord de l’atelier 2. Les discussions vont bon train et la troupe progresse en accordéon, échelonnée sur une centaine de mètres avec des regroupements de temps en temps pour éviter que certains s’égarent. Au premier wagonnet aperçu le long du travers banc (principale 2) l’équipe s’éparpille au gré des matériels épars. Il est temps de repartir car nous ne sommes pas encore à pied d’œuvre. L’attention des uns et des autres s’étant dissipée, celle de Pascal H. en premier, nous errons dans le chantier. Nous retrouvons enfin le cheminement après avoir plus ou moins tourné en rond et perdu une bonne demi-heure.

13 h déjà, il est temps de se restaurer. Nous retrouvons le lieu de pique-nique évoqué lors d’une sortie précédente (Cf. Le P’tit Usania n° 245) désormais caractérisé par la chute de Bernard en s’asseyant sur le banc. Chacun sort ses spécialités du jour : le blanc de l’apéro de Bernard accompagné des chips de Sylvie, puis les préparatifs individuels du plus sophistiqué au plus basique sandwich mais arrosé du rouge Bacchus en souvenir des mineurs d’antan. On en vient aux desserts : gâteaux de Sylvie et bien sûr de Bernard arrosés pour les plus gourmands du rhum de Pascal O. Thé ou café pour chacun avant de reprendre la route.

Le cheminement se fait sans encombre jusqu’à l’atelier 3. Quelques instants de visites et de commentaires puis direction le puits A, le puits de la Croix Grand-Colas, sans oublier de passer devant l’ancienne pompe toujours aussi fringante malgré son âge. Un petit wagon supplémentaire pour le plaisir des yeux et nous entreprenons de visiter systématiquement toutes les galeries ou tronçons de galerie orientés à l’ouest. Force est de constater que tous les accès ont été explosés. Certes un peu déçus mais ce n’est pas une surprise, c’était le plus probable.

Nous en profitons pour faire visiter l’atelier 2 : hormis les vestiges des installations techniques, quelques belles et surtout grandes fistuleuses que nous approchons avec délicatesse puis c’est le chemin du retour en évitant d’emprunter la galerie supérieure qui présente des passages délicats, même si celle-ci raccourcit le trajet. Il est décidé de tenter un passage par une galerie indiquée praticable sur le plan mais l’avant-garde de la troupe se trouve rapidement face à un éboulement.

Pas d’autres choix que de reprendre la direction du puits A et de rallonger de fait le parcours. Dominique commence à être inquiet car l’heure tourne et son épouse se tourmente facilement s’il ne donne pas de nouvelles à l’heure prévue. Les jambes commencent à devenir lourdes, les discussions se raréfient. Pour limiter autant que faire se peut le temps de trajet, Pascal opte pour une galerie parallèle pour éviter de repasser par Val-Fleurion. Il est près de 19 h 30 lorsque l’on se retrouve sur le carreau de la mine. Les estimations des uns et des autres pour la distance parcourue dans la journée sont d’une vingtaine de kilomètres.

Les plus pressés se changent rapidement et reprennent la direction de leurs demeures respectives et les cinq restants profitent de la réserve en breuvage de Pascal O. pour réhydrater les organismes.

La prochaine fois, il est envisagé de compléter nos connaissances sur les secteurs proches des entrées donc beaucoup moins de distance à sillonner mais il faudra également envisager ultérieurement de vérifier l’état de la galerie joignant le secteur de Fonds-de-Monvaux à celui de l’atelier 3, celle-ci pouvant éventuellement servir d’accès alternatif en cas d’éboulement important dans la seconde partie de la galerie dite à charge.

P.-S.

Vidéo de deux fistuleuses, oscillant dans un souffle d’aire : https://www.facebook.com/usannancy/...

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