Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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258.2 - Val-de-fer, acte 8, 20 décembre 2019

Pascal Houlné, Photos : Bernard Le Guerc’h

Une équipe internationale et inter-associative pour cette nouvelle journée. Eh oui, Val-de-Fer intéresse également la Belgique !

Nous attendions un homme, Sandy, mais c’était une femme, Sandy, ce prénom épicène nous a déboussolés mais nous nous sommes vite repris et avons très apprécié le renforcement de la mixité du groupe.

Ont participé à cette journée :

  • A.P.C.I. : Loriane Favini, Gilbert et William Marchal et Dominique Ravailler (aussi USAN)

  • Belgique : Sandy De Wilde

  • USAN : Jean-Michel Guyot, Bernard Le Guerc’h, Pascal Admant, François Nus et Pascal Houlné

Comme d’habitude, nous nous fixons des objectifs devant un café et comme d’habitude nous n’arrivons qu’à en faire la moitié, et encore !

À la première bifurcation après le barrage, Pascal prend l’initiative de s’aventurer dans une petite galerie transversale. Trop tard et erreur stratégique, Jean-Michel file déjà et prend rapidement une bonne centaine de mètres d’avance. Et une fois qu’il est parti, pour le récupérer il faut de la persévérance.

Le groupe arrive enfin à se reconstituer et à rebrousser chemin, pour reprendre la direction de Val-Fleurion puis de Mazagran.

C’est la seconde fois que ce secteur est exploré mais Pascal est tenace et veut absolument retrouver un passage menant vers l’ancienne entrée de Mazagran. Plan et boussole en main, chaque recoin est visité ainsi que chaque effondrement. Déambuler dans les anciennes galeries du XIXe est un plaisir mais la frustration est tout de même là à chaque fois que nous devons faire demi-tour. C’est la pause de midi, chacun sort ses réserves solides et liquides. Sandy nous fait goûter ses grignotages apéritifs et, au moment du dessert, ses gâteaux, sortes de tuiles très croustillantes : une spécialité belge très appréciée de tous.

Pascal propose de faire une ultime tentative via un autre cheminement, sur le plan, plutôt incertain. Longue galerie puis enfin un carrefour débouchant sur une zone d’exploitation plus moderne. Nous poursuivons l’itinéraire pressenti. Nous progressons dans la boue et l’eau : alors que nous nous enfonçons dans la glaise, Loriane semble voler ; sa technique est de courir et vu son poids plume, ça marche !

Les marques latérales montrent qu’à d’autres périodes, le niveau d’eau est nettement plus important.

Banco, nous arrivons juste en face d’une très ancienne galerie recoupée ensuite par des travaux ultérieurs. L’espoir revient et chacun comprend que c’est le passage espéré. Le talus formé par la recoupe est vite franchi. La progression est énergique dans une galerie au passage étroit bordé de chaque côté d’un empilage de stériles. Au premier carrefour, un regroupement soudain ! Pascal arrive. Que se passe-t-il ? Quelques secondes de silence et Sandy se déplace légèrement et laisse apparaître les fameuses têtes d’argile restées plus de 30 ans dans la mémoire de Pascal.

Certes de l’émotion mais il faut reprendre l’exploration. Plusieurs anciens micro-éboulements ou chute de blocs à franchir pour rejoindre le carrefour qui mène à très probablement la plus ancienne galerie encore visible dans l’exploitation. La récompense de nos recherches est enfin là :

Si bien sûr l’ancienne sortie est totalement effondrée, le front de taille à l’opposé à quelques centaines de mètres indique la date de 1880 et, vu le style de l’écriture, il est très probable que l’inscription soit d’époque.

Il faudra revenir uniquement pour la photo car le cheminement d’accès pourrait un jour être totalement inaccessible par de futurs mouvements de terrain.

Au retour, il est décidé de faire une pause café et thé au carrefour des têtes d’argile.

L’inspiration venant, une tête de chat est conçue par l’artiste du jour, Sandy, et est datée et placée en hauteur, peut-être pour les explorateurs du futur :

Au retour, obstinés, nous voulons vérifier si un passage permettrait de rejoindre les galeries parcourues le matin et ainsi avoir deux passages possibles. Au beau milieu du chantier, il est difficile de se repérer mais un éboulement attire notre attention. Sandy le franchit latéralement et Eurêka ! Une galerie empruntée le matin est retrouvée.

Nous marquons le passage d’un grand cairn.

Il faut se décider à rentrer, mais que la journée fut bonne en trouvailles, et nous pensons déjà à la suivante.

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