Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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266.1 - Sortie spéléo à la carrière de Savonnières-en-Perthois

Arnaud Hollard

L’USAN peut enfin sortir du confinement, mais dans des proportions raisonnables. Pas de grandes explorations… Du coup, ce 30 mai, direction le domaine de Savonnières-en-Perthois, dans la Meuse, et rendez-vous à 10 h directement sur place. Récemment licencié au club, c’est l’occasion de rencontrer les membres, notamment les cadres, et découvrir d’autres clubs, comme celui relancé par Sébastien Zimmerman, un ami, dans le Pays-Haut. Après les discussions matinales pendant que chacun s’équipe, les groupes se constituent (nous sommes une petite trentaine de spéléos, répartis en trois équipes distinctes dans l’Avenir, la Besace et la Sonnette afin notamment de respecter l’effectif de 10 maximum), plutôt par affinité. Je me retrouve avec Jean-Michel, Dominique (les vieux pour la suite…), Sylvie, Thomas, Honorin et, évidemment, Théo.

Nous nous dirigeons donc vers la carrière, le principal souci pour beaucoup est de ne pas se perdre dans ce dédale de galeries. Nous verrons par la suite que c’est justifié ! Théo, qui connaît par cœur le site, nous laisse chercher le refuge du club, qu’on trouve rapidement. Le pique-nique peut être laissé sur place et c’est surtout notre point de ralliement en fin de journée. Chacun se dirige vers la cavité désignée, ce sera la Sonnette pour nous. Honorin part à l’équipement avec les conseils avertis de Théo. Pendant ce temps, les vieux cassent une graine, un morceau de pain avec du pâté. Je les soupçonne d’avoir mis un petit blanc dans la gourde… Trêve de plaisanterie, c’est mon tour de descendre après Jean-Michel qui encadre Sylvie. Elle revient d’une blessure et a besoin de se refaire la main.

Le premier puits fait une trentaine de mètres avec un beau volume. Des puits successifs, moins hauts, s’enchaînent jusqu’en bas. Ce gouffre ne présente pas de difficulté majeure, mais permet de travailler l’équipement et de retrouver des sensations sur corde. On se retrouve au fond, sans bobo. On commence la remontée, dans l’ordre inverse de la descente. On attend Honorin et Théo en haut. Jean-Michel et moi trouvons le temps un peu long et craignons un accident. Nous partons donc à leur rencontre. Il se trouve qu’Honorin s’est retrouvé coincé au milieu du P30, le pied bloqué par son pantin. Il a été secouru par Théo qui était en dessous. Il n’y a pas de mal, juste une petite « chaleur » pour le plus jeune de l’équipe. Je profite du temps de déséquipement pour goûter un plat lyophilisé de Décathlon. C’est un poulet-riz, assaisonné au curry. Il faut 7 min pour le réhydrater à l’eau chaude. C’est pratique, bon, et la quantité est suffisante. À retenir pour les explorations futures !

Pour le retour au camp de base, Théo nous laisse faire, avec quelques conseils afin de ne pas perdre de temps. Il nous montre l’escalier qui mène à la surface, dans le jardin d’une habitation. Rapidement arrivés, nous sommes les premiers, ceux qui n’ont pas mangé se restaurent, j’en profite pour récupérer un peu, tout en écoutant les anecdotes des uns et des autres.

De nouveau le temps nous paraît bien long. Nous décidons donc de partir à la rencontre des autres groupes, en ayant ce mauvais sentiment en tête. Il n’en est rien. Nous retrouvons un groupe très rapidement. Le deuxième quelques minutes plus tard. Ils ont fait une randonnée, bien malgré eux, dans la carrière avant de retrouver le bon chemin. Ces derniers prendront leur pique-nique dehors, sous un soleil radieux.

Ce fût une journée fort agréable, pas très loin de la maison, qui permet de faire de la spéléo sur corde sans grande difficulté, avec de belles cavités.

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