Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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57.1 - Nouvelle du spéléodrome de Nancy : le Puits de la Haute-Borne

Daniel PREVOT

Le Puits dit de la Haute-Borne est situé au point 3500 du Spéléodrome. D’une profondeur de 65 m et d’un diamètre de 3,8 m, il a été foré en 1893 (donc 5 ans avant le début des travaux de creusement de la Galerie Captante de Hardeval, future Spéléodrome), pour l’eau. De part son ancienneté, il appartient au patrimoine et mérite d’être réhabilité. Au niveau spéléo, il pourrait constituer un remarquable site d’entraînement aux techniques de progression verticale en apportant un complément appréciable au Spéléodrome.

L’accès à ce puits par l’extérieur a été rendu impossible il y a environ un quart de siècle en le recouvrant d’un chapeau de béton et le tout d’un remblai de terre et cailloux. Suite à la tempête de Noël 1999 on ne sait le localiser dans la forêt qu’à une dizaine de mètres près. Sous la conduite de Bertrand MAUJEAN, une inspection par l’intérieur a été décidée et réalisée lundi 11 novembre en vue des travaux de remise en état à entreprendre.

Comme le Puits Saint-Julien, ce puits est partagé en deux parties. Le fond de la partie inférieure (seule accessible actuellement) est occupé par un impressionnant monticule de gravas et ordures diverses haut de 3 à 4 mètres qu’on aimerait bien enlever. Il semble plus simple de conduire ce travail de dépollution par le haut.

Quand on remonte la partie inférieure, on traverse 7 paliers étagés tous les 6 mètres et reliés entre eux par des échelles métalliques. Ayant jugé trop dangereux l’accès au 7e palier en utilisant la dernière échelle en mauvais état (tordue), nous nous sommes contentés d’observer depuis le 6e étage. La hauteur totale de la partie inférieure de ce puits serait donc de 48 mètres. Le plafond de cette partie est une dalle de béton comportant une large trappe métallique fermée et située en son milieu. Il semble qu’il existe un passage d’homme (obstrué) situé à la verticale des passages d’homme précédents existant à chaque palier. Il resterait donc une bonne quinzaine de mètres de puits au dessus de ladite dalle sur laquelle repose sans doute également beaucoup de gravas qu’il faudrait dégager...

Dans un premier temps, il est envisagé de franchir en escalade artificielle les 12 mètres qui nous sépare de la dalle de plafond et de poser un équipement spéléo fixe permettant de l’atteindre sans risque. Puis ensuite de nombreux travaux nous attendent...

Avec les joyeuses participations à cette sortie de : Noëlle ANTOINE, Pascal CUXAC, Patrick LIBERT, Bertrand MAUJEAN, Pascal ODINOT et Daniel PREVOT.

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