Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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57.2 - Tremblement de terre en Lorraine

Daniel PREVOT

Samedi 22 février à 21h41, un séisme d’amplitude 5,4 sur l’échelle de Richter, a causé un grand émoi dans le Grand Est de la France : Alsace, Franche-Comté, Lorraine. Il a été ressenti jusque dans la région parisienne et les pays frontaliers : Allemagne, Belgique, Luxembourg, Suisse. Selon l’OST (Observatoire des Sciences de la Terre) de Strasbourg, l’épicentre était situé près de Jeanménil dans les Vosges (plus exactement à 48,37 ° de latitude nord et 6,64 de longitude Est), entre Épinal et Baccarat. Au niveau des conséquences on peut considérer 3 types de dégâts : humains, matériels et naturels. L’OST et le Réseau National de Surveillance Sismique ont appelé la population à apporter leur témoignage en leur communiquant toute observation de faits liés au séisme. Pour les internautes un questionnaire est disponible sur le site www.seisme.prd.fr à la rubrique « derniers séismes », ce questionnaire est également disponible dans de nombreux bureaux de postes voisins de l’épicentre. Seul l’OST est en mesure de faire un bilan complet sur cette catastrophe. Dans les lignes qui suivent je ne ferai qu’un résumé des informations concernant surtout la Lorraine et données par l’EST-RÉPUBLICAIN.

En ce qui concerne les dégâts humains : un grand frisson a secoué la population du Grand Est (Belfort, Colmar, Nancy, Strasbourg...) et les pompiers durent rassurer de nombreux habitants des agglomérations qui un peu partout sortirent dans la rue chercher un peu de sécurité auprès de leurs voisins. Ces dégâts se résument en une grande frayeur collective et il n’y aurait aucune victime à déplorer.

Les dégâts matériels quant à eux sont considérables : de nombreuses maisons voire des immeubles ont subi des dommages importants (fissuration de murs, chute de cheminées, glissement de tuiles, éclatement de crépis...) ayant parfois nécessité le relogement de leurs habitants ; certaines églises ont dû être fermées (celle de Vézelise par exemple) ; des véhicules ont été endommagés par des chutes de débris divers... Le 7 mars, 115 communes de Meurthe-et-Moselle avaient déjà déposé une demande de classement du phénomène en État de catastrophe naturelle. Qu’en est-il des communes des autres départements du Grand Est ? Il semble que certains autres secteurs géographiques que la Lorraine aient été également durement touchés.

Le changement, la variation d’aspect de la nature peut avoir des conséquences économiques importantes pour l’homme, d’où l’appellation de dégâts naturels que j’utilise abusivement. Que le lecteur m’en excuse. À Manières (40 km au sud-est de Nancy) une source vient de voir tripler son débit. Les qualités reconnues de l’eau (minéralisation importante : sulfates, bicarbonates, calcium, magnésium, manganèse, lithium, fer, strontium, bore) entraîneront peut-être son classement en utilité publique. Son exploitation fera peut-être la fortune de ce village. Tandis qu’à Lalœuf-Velle, petite commune du Xaintois proche de Vézelise, c’est l’inverse qui se produit : le tarissement subit de la source va peut-être causé la ruine du village.

Pour l’instant, on ne m’a pas signalé de changements dans les milieux souterrains proches de Nancy. Les circuits classiques utilisés lors des initiations dans les grottes de Pierre-la-Treiche et parcourus récemment (pendant les vacances d’hivers) par l’École Départementale de Spéléologie de Meurthe-et-Moselle, n’ont pas subi de dommages.

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