Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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59.3 - Expédition PLT 2003 : le 8 juin

Pascal CUXAC

Le dimanche 08 juin 2003, peu après le levé du soleil, Christophe P., Clémence O., Noëlle A., Pascal O. et moi-même, étions prêt à relever le pari fou lancé quelques semaines plus tôt.

Tout a commencé à la bibliothèque de la LISPEL où j’ai retrouvé Christophe un samedi après-midi. Après avoir consulté quelques ouvrages parmi des centaines, tous aussi remarquables les uns que les autres, notre conversation porta sur le très beau et très intéressant site Internet de la bibliothèque de la Ligue (www.lispel.fr.st/biblio.html) où l’on peut interroger le catalogue du fonds et une base de données bibliographiques. Mais parler assèche le gosier, et c’est la voix rauque que nous sommes allés à la maison nous abreuver de bière fraîche afin de continuer de discourir sur la spéléologie, nos aventures passées et nos projets (NDA : j’aurais pu ajouter « à venir » !).

Le Spelunca posé sur la table basse était ouvert sur l’article de l’expédition aux Philippines. Je pense qu’inconsciemment cela fût l’élément déclencheur qui poussa Christophe à lancer un défit incroyable en ce début de 21e siècle. Était-ce la bière, consommée sans modération ? la chaleur ? la fougue liée à notre jeune âge ?... je ne sais... toujours est-il que Noëlle et moi avons acceptés d’accompagner notre ami dans sa folle équipée : faire la traversée intégrale de la grotte de Sainte Reine sans bivouac et sans nourriture.

Notre petite équipe était maintenant au pied du mur (NDLR : c’est une expression de l’auteur, Ste Reine n’étant pas au pied d’un mur). Pour pimenter la chose, Noëlle a rajouté un handicap : faire cette traversée en apnée ! En effet, un mélange subtil (tenu secret par Noëlle qui n’accepta pas de divulguer entièrement sa recette) de barres de céréales et de pâte de fruit liquéfiée, oublié dans sa poche de Texair et arrivé à un stade avancé de fermentation, dégageait une odeur pestilentielle que même l’acétylène ne put masquer.

Christophe, muni d’un parchemin décrivant la cavité dirigea l’expédition. Passé la belle salle des Draperies nous nous sommes retrouvés dans la galerie de l’Est, boueuse mais pas impénétrable. Après une longue reptation dans de l’argile très possessive (se détacher d’elle fut un arrachement !), la salle du Clocher nous accueillit avec un écho remarquable : nous avions l’impression de nous retrouver dans la basilique St Pierre de Rome (NDA : aucun membre de l’expédition n’a mis les pieds à la basilique St Pierre de Rome). Profitant d’un niveau d’eau très bas nous avons passé les étroitures, descendu l’à-pic de 5 mètres pour aboutir émerveillés dans la galerie des Merveilles. Comme son nom l’indique, là tout n’est que merveille (NDT : nous sommes à Pierre la Treiche !). Nous serions bien restés des heures à contempler chaque fistuleuse mais l’odeur persistante qui émanait de la combinaison de Noëlle nous dissuada de rester immobile. Nous avons donc poursuivi notre périple : salle du Calvaire, passage de la Tête de Renard, salle du Chapeau de Napoléon (les spéléos lorrains pensent que le chapeau de Napoléon serait enterré dans cette salle) et quelques passages aquatiques rafraîchissant agréablement les pieds.

Puis, alors que l’on n’y croyait plus, la sortie se profila à l’horizon (pas de Barbaira ! cqp), nous avions réussit ! Il était temps, l’envie de vomir provoquée par l’odeur fétide commençait à gagner notre équipe.

Le temps de mettre des vêtements secs, Christophe lançait un nouveau défit : la traversée de la grotte Jacqueline... vers quelles aventures abracadabrantesques allait-il nous attirer ?

C’est ce que vous apprendrez en lisant le deuxième épisode de « Expédition PLT 2003 ».

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