Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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60.1 - Nouvelles du sous-sol lorrain

Daniel PREVOT

Cela y est, la nouvelle tant attendue nous est parvenue : samedi 19 juillet 2003, le spéléo-plongeur belge Michel PAUWELS a inscrit son nom au Panthéon de la Spéléologie lorraine en réussissant la jonction entre le Rupt-du-Puits et la Béva. Depuis plusieurs années il préparait cette jonction que l’on supputait. Cette fois-ci, en plongeant le siphon aval de la Béva, l’audacieux plongeur a réussi, après quelques 500 mètres de parcours, à rejoindre le fil d’ariane qu’il avait lui-même déroulé dans le siphon amont dit S4 du Rupt-du-Puits. Cette date restera donc liée à ce réseau qui compte désormais environ 17,5 km de développement (Rupt : 11,4 ; Béva : 3,8 ; jonction : 2,3), ce qui devrait faire passer le réseau du 52e rang des plus grandes cavités françaises au 32e ainsi qu’au 210e rang mondial ! De plus, avec une partie noyée maximale de 1 770 m, ce siphon prendrait la 9e place française !

D’autres jonctions restent à réaliser : avec la Comète, la Dorma... mais c’est une autre affaire. Selon Jacques DE-SCHRIVER, il reste également dans le S1 un départ inexploré. L’intégrale, entrée par le gouffre de la Béva et sortie par la résurgence du Rupt, est à faire !

Un grand BRAVO à Michel PAUWELS et son équipe qui viennent ainsi de faire-faire un grand pas à la connaissance hydrogéologique du sous-sol meusien !

La jonction entre le Rupt-du-Puits et la Béva, selon Stéphane JAILLET, est longue de quelques 2 300 m et composée comme suit : un siphon (S2) de 20 m suivi d’une cloche de 70 m suivie d’un siphon (S3) de 410 m suivi d’une cloche de 44 m suivie d’un siphon (S4) de 1 770 m. En dehors de l’exploit sportif indéniable que constitue ce résultat, il faut donc aussi en souligner l’importance de l’apport scientifique qu’il constitue.

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