Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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85.2 - 10ème nuit européenne de la chauve-souris

La 10e Nuit européenne de la chauve-souris a eu lieu les samedi 27 et dimanche 28 août (voir : http://www.sfepm.org/Nuitdelachauvesouris). C’est dans ce cadre que s’est tenu à Nancy une conférence le samedi 27 au soir dans l’amphithéâtre du muséum-aquarium de Nancy à laquelle ont assisté 6 usaniens (Noëlle ANTOINE, Pascal CUXAC, Magali et Bertrand MAUJEAN, Valérie et Christophe PREVOT). Cette conférence avec présentation assistée par ordinateur était assurée par Loïc DELAGNEAU de la Commission Permanente d’Étude et de Protection des Eaux, du Sous-sol et des Cavernes (CPEPESC) de Lorraine.

 

Nous avons appris que les chauve-souris existent depuis 55 millions d’années et représentent l’ordre des chiroptères (ce qui signifie « vol avec les mains ») divisé en 2 sous-ordres, les mégachiroptères (800 espèces à travers le monde ; la plus grande atteint 1,7 m d’envergure !) et les microchiroptères (200 espèces répertoriées). Certaines espèces peuvent atteindre 50 km/h en vol mais parviennent à se diriger parfaitement grâce à leur système d’écholocation. Ce système a une portée différente suivant les espèces (de 4 m pour les Vespertilions à 150 m pour la Noctule commune). Il vient en complément de la vue, très bonne chez les chauve-souris, mais relativement inutile la nuit... En France on trouve uniquement des microchiroptères (33 espèces distinctes référencées ; la dernière découverte date de 2001. Pour cela relire « Plecotus Alpinus (pour vivre heureux, vivons caché  » dans Le P’tit Usania n°56 d’avril 2003). Toutes sont insectivores se qui les oblige à hiberner. Le cycle de vie se décompose en 4 phases :

Ø estivale : Les femelles qui sont installées dans des lieux très chauds (toitures, greniers...) donnent naissance à un petit vers la mi-juin.

Ø automnale : Avec la fin de l’été, vient la période de l’accouplement et d’une absorption énorme de nourriture pour préparer l’hibernation.

Ø hivernale : Les colonies s’installent dans des lieux humide et stables thermiquement pour hiberner : le rythme cardiaque passe alors de 600 coups/minute à 10 !

Ø printanière : Chez les femelles la période de gestation commence réellement. C’est aussi une période de chasse.

 

Si le conférencier a tenu à tordre le cou à certaines idées reçues absurdes (chauve-souris qui s’accrochent dans le cheveux, lien avec le Diable...) il a malheureusement dépeint les spéléologues comme un danger pour les colonies en hibernation, des propos réellement diffamants ! C’est oublier non seulement la charte éthique fédérale mais aussi la participation des spéléos lorrains dans le comptage des chauve-souris (voir les comptes-rendus annuels de la commission Scientifique régionale). Sans parler de notre animal « totem »... Certaines idées ont la vie dure, pas seulement à l’encontre des chauve-souris...

 

Si vous découvrez des chauve-souris chez vous n’hésitez pas à appeler « SOS Chauve-souris » au 03.83.23.36.92 .

Et pour en savoir plus :

Ø http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiroptera

Ø http://www.museum-bourges.net

Ø http://aptcs.ciril.fr

Ø http://www.sfepm.org/chiropteres.htm

1 Message

  • 85.2 - 10ème nuit européenne de la chauve-souris 6 avril 2010 11:31, par Loïc Delagneau

    Bonjour,

    Je viens (avec beaucoup de retard) de prendre connaissance de votre article. C’est moi qui ai assuré cette animation en 2005 et, à ce titre, je vous demande un droit de réponse. Dans un premier temps, je vous remercie de relayer le discours de sensibilisation vis à vis des chiroptères : ces animaux ont bien besoin que le grand public soit informé des menaces pesant sur ces mammifères fascinants. Dans un second temps et concernant les "propos diffamants" que j’aurais diffusés, je tiens à vous signaler que mon discours a bien sûr été mal interprété : je parlais évidemment d’une spéléologie mal encadrée et d’une surfréquentation des sites souterrains dans le non respect des espèces menacées qu’ils hébergent. D’une part, je suis parfaitement conscient que beaucoup de spéléologues sont informés des menaces pesant sur ces espèces et respectueux de leur tranquillité. Je sais aussi, malheureusement et à titre personnel, que la sensibilisation auprès de certaines personnes fréquentant les sites souterrains est encore nécessaire. D’autre part, je ne pense pas avoir transmis un message stigmatisant les spéléologues, surtout dans le cadre d’une conférence publique. La séance de questions-réponses qui a suivi le diaporama aurait pu être le lieu du débat si mes propos vous ont semblés ambigus. Ainsi, je regrette vivement cette mauvaise publicité pour l’association que je représente et qui ne souhaite pas véhiculer une image « anti-spéléos ».

    Cordialement
    Loïc Delagneau

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