Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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102.1 - La première de l’année 2007

David Parrot

 Voila, nous y sommes, dans le Vercors, occupant une petite maison sur la commune de St André-en-Royan, à 5 minutes de Pont-en-Royan. Nous logeons pour une semaine dans cette location en plein milieu d’une ferme avec, pour voisins, à notre gauche notre ami René, un bon vieux papy du Vercors, et à notre droite des brebis, hé oui... des brebis dans notre « local spéléo », en fait je dis local mais le terme approprié est plutôt une « grange ».

 

 La journée du samedi 30 décembre est consacrée au voyage et se termine par un ravitaillement en nourriture pour la semaine.

 

 Le dimanche, pour ne pas trop brusquer les choses, nous attaquons des marches en montagne de 2-3 heures chacune pour le repérage des Scialets. Ici le terme employé pour définir un gouffre est le mot Scialet.

 

 Le premier repérage était la traversée du Trou l’Aygue, malheureusement à notre arrivée la cavité est fermée à clé, un captage permet d’alimenter les villages des alentours.

 

 Nous changeons donc de destination et partons pour le plateau d’Herbouilly où nous repérons avec succès le Scialet du Pot du Loup et l’entrée de Gour Fumant. Une traversée est d’ailleurs possible avec ce dernier en ressortant par Faux Gour.

 

 Direction, le Scialet du Tonnerre un petit -550 m se situant sur le plateau de Lans-en-Vercors, ici aussi nous ne localiserons pas l’entrée du gouffre. Après 45 minutes de grimpette à pieds et dans la neige, chose qui n’a pas facilité la montée, il fallait redescendre puisque le soleil était déjà couché.

 Nous retournons donc au gîte pour préparer notre St Sylvestre, hé oui parfaitement on n’oublie pas les coutumes en spéléo. Nous dégustons une purée de pâtes (heu, oui cela ressemblait à ça et encore je suis gentil) avec du boudin noir ! Et du boudin blanc pour Benjamin (miam c’est bon ça !!! dit-il avec ces grands yeux en dévorant l’assiette). Enfin nous trinquons à la nouvelle année avec un bon breuvage (Champagne) venant de la région de Ben’, la Champagne-Ardennes !

 

 Lundi, levé 8 heures. On aurait préféré rester au lit mais nous partons finalement pour le Scialet du Pot du loup. Pendant que Benjamin découvre les joies de l’équipement, moi, j’en profite pour m’auto initier à la photographie souterraine. J’ai à disposition deux flashes et Martial pour l’expérience. Je me suis éclaté comme un petit fou toute la journée et les photos sont superbes ! Finalement tout le monde a trouvé son compte dans cette sortie, et nous retournons au gîte de bonne heure puisque Cécile (spéléo émigrante depuis quelques temps avec les usaniens) arrive en train à la gare de Grenoble.

 

 Mardi, le réveil se fait de plus en plus tard ! L’horloge affiche 9h30, il faut déjà 30 minutes pour passer le café (vieille cafetière), 15 minutes pour le déjeuner, 30 minutes pour la préparation du matériel et 45 minutes de route... Nous coupons l’équipe en deux, Martial et Cécile équipe l’entrée de Gour Fumant, Benjamin et moi équipons l’entrée du Faux Gour pour tous nous rejoindre en haut des prochains puits et ainsi continuer la descente ensemble jusqu’au point bas de la cavité.

 

 Pendant que Benjamin et Cécile équipent, Martial et moi continuons de prendre des photos avec les super flashes qui vont bien et terminons la promenade dans le méandre semi actif en cette période.

 

 Nous remontons chacun de notre côté pour déséquiper et, à ma sortie dehors, il fait nuit, et une mini tempête de neige s’abat sur le massif. La descente du col en voiture se fera lentement et prudemment.

 

 Le 5ème jour : une journée repos. Martial, Cécile et moi partons le matin chez Expé pour faire des petits achats, une paire de botte, chaussons néo et puis des baudriers.

 

 L’après-midi, toujours sans Benjamin, qui lui préfère travailler, nous partons à Grenoble pour faire la via ferrata qui nous avait beaucoup plu cet été. A mi-parcours une personne nous double avec un baudrier sans longe...hum après réflexion, à quoi lui servait son harnais ? Je tiens à préciser qu’en cette saison les parois sont très glissantes ! De retour sur terre, nous repartons au gîte préparer notre sortie du lendemain avec au programme le Scialet Neuf : -400 mètres.

 

 Jeudi, la météo s’annonce mauvaise, avec des chutes de neige à partir de 1 200 m. Or, notre gouffre s’ouvre à 1 100 m. Fonte des neiges et pluie ce n’est pas très prudent de s’y aventurer, nous préférons donc renoncer et nous nous tournons vers le Scialet de Michellier. C’est une très belle cavité, certes un peu courte, mais nous avons pris de très belles photos.

 

 Le 7ème jour : une marche raquette à la Molière. La matinée commence tardivement puisque nous avons profité du bon lit douillet. Pour notre dernier jour nous décidons de rester à la surface sous un bon soleil et partir faire une marche en raquette sur le plateau de la Molière. C’est le plateau sur lequel se situe le gouffre Berger (cf. Le P’tit Usania n°99).

 

 Après 4 heures de marche nous retournons au gîte pour faire du rangement et le nettoyage avant de repartir à Grenoble pour passer la soirée chez un ami spéléo de Martial, où nous avons mangé une très bonne fondue savoyarde. Et pour clôturer la soirée on passe en revue les diapositives qui montrent le jeune Martial avec la clope au bec, dans ses folles années de la spéléo. (Après il nous fait la morale, « ouais faut mettre le mousqueton frein... » bla, bla, bla, toi sur la photo t’en n’as pas !!!)

 

 Dernier jour : le retour. Il n’est pas question de passer la matinée au lit, le réveil ce fait à 6 heures et nous quittons à exactement 7h15 le gîte en direction de Nancy. Nous disons au revoir au Vercors avec un magnifique levé de soleil.

 

NDLR : les photos de David sur cette sympathique semaine sont disponible sur son site personnel :

http://sunmx.free.fr/spelpict/index.php?viewcateg=10

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