Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne

106.1 - Bivouac Story

David Parrot

 Jeudi 17 mai, 14h30 : départ de Nancy en direction de Saint-Pierre de Chartreuse. Après 6h30 de voiture, nous arrivons (Martial MARTIN, Cécile VAN MIEGHEM et moi) au parking du Guiers Mort avec en prime la pluie, qui n’a pas cessé de tomber depuis Nancy. Enfin, le ventre crie au désespoir, un petit soupé, un petit plantage de tente et hop, tout le monde au lit.

 

 Vendredi 18, 9h00 : Malgré l’écoulement abasourdissant de la source du Guiers Mort en crue, nous avons tous dormi 9 heures !!! Après un court petit-déjeuner au soleil, accompagné de pains au chocolat et de café, nous attaquons la confection des kits pour notre bivouac. Alors, pour 1 personne : un kit, auquel on ajoutera, 1 hamac ainsi que sa toile chauffante, 1 bougie, 1 bidon dans lequel il y a nourriture et casserole + des bricoles, 1 duvet, et ses petites affaires personnelles (frontale, t-shirt, chaussettes, etc.) puis nous compléterons le tout avec 1 L d’eau et une bite à carbure, des amarrages, et de la corde !

 

 Bref, la caussette c’est pour ce soir, et la grimpette c’est pour maintenant ! Nous arrivons quelques heures plus tard (1h30 de montée maxi) à l’entrée de la grotte du Guiers Mort. Nous entrons, et il est exactement midi, désormais, nous reverrons le jour dans 24 heures.

Poff poff poff, après le réseau sanguin, le puits Pierre (35 m), le puits Isabelle, la vire Rias et quelques pas dans les conduites forcées, nous arrivons enfin à notre bivouac qui est proche de la galerie sans nom. Nous posons le matériel en prenant par la même occasion, une petite collation.

 

Maintenant, à nous le repérage. Notre but, enfin oui il y a un but derrière tout ça, est de repérer l’ancienne traversée par le puits du cerf qui mène à l’escalier de service (deux étages en dessous).

Donc nous prenons le boulevard des tritons qui nous amène directement au puits Banane (25 m) (avec sa déviation en maillons de gros diamètre) que nous remontons et qui fait suite à la cascade rocheuse de 40 m que nous descendons. Courte ballade dans la galerie des champignons puis on reprend la direction de la cascade rocheuse en passant par en dessous, chemin qui nous amène directement au puits du cerf. On a vu, et dans nos têtes on a fait les jonctions avec l’an dernier et on reprend la direction du bivouac où on tournera à gauche pour descendre le puits Noir (41 m) qui nous fait perdre un étage. Maintenant, on prend le chemin qui mène à la base du puits du cerf pour visiter la galerie du faciès souriant (une traversée est possible par ici aussi, et elle aboutie à l’escalier de service bis) on fait demi-tour pour choper une galerie à gauche en direction de l’escalier de service, en passant au dessus du puits Babenko et puits Cartier et c’est à cet escalier que nous arrêterons notre explo. Alors content ? « Oh que oui », avec tout ça, on peut facilement ajouter 5 nouvelles traversées à faire en plus des grandes classiques, enfin les choix sont immenses, mais pour ces dernières traversées repérées, l’intérêt est minime, mais bon le bonheur est là quand même !

 Maintenant il faut regagner le bivouac afin de le préparer. On commence à se sentir chez soi, on va chercher de l’eau dans ces grandes galeries labyrinthiques pendant que d’autres laissent raisonner dans ces galeries, un bruit de marteau frappant la roche pour planter les spits des hamacs. Et puis une question me vient soudainement, « Sommes-nous seuls dans la Dent de Crolle ?  », avec ses 55 km de réseaux étalés sur 3 étages, pourquoi serions-nous seuls dans ce massif pendant un long week-end comme celui-ci... enfin bref, une odeur parcourt les galeries, snif snif ! Ah... la soupe est prête !!! « Ah taaabblleee !!!  » après ça, pâtes à la carbo et spaghettis à la bolo, en déshydratées bien sûr ! 23h00, le moment est venu de troquer la combinaison contre le sac de couchage, et l’obscurité ainsi que le silence finissent par reprendre leurs places initiales dans ce monde souterrain. Puis, finement bercés par la tombée des gouttes, le sommeil s’empare de nous.

 

 Samedi 19, il doit être 7h00, le Martial-Matin s’est mis à sonner ;-) et il est dur de quitter le duvet, car ça caille dans la Dent, un courant d’air de 7° la parcourt constamment ! Et hop je fonce faire bouillir de l’eau pour le café qui sera accompagné de crêpes. Ah que c’est bon ! Mais maintenant faut remballer le bivouac puis, petit à petit, les petits kits redeviennent de gros kits ! Et nous repartons, encore un peu la tête dans le gaz, seul le bruit de la quincaillerie signale notre présence.

 On arrive finalement dans les grandes galeries du Guiers Mort avec au loin le jour ! Encore quelques pas et nous voilà devant la magnifique sortie avec le soleil, que c’est bon de revoir le jour après 24h00 sous terre !

 

 

NDLR : Vous pouvez aussi découvrir cette sortie en images sur le site Internet de David  :

http://sunmx.free.fr/galerie/?alb=77

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Le bivouac
D. PARROT
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Le jour !
D. PARROT
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La sortie
D. PARROT
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