Union Spéléologique de l’Agglomération Nancéienne
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114.2 - Un petit tour par le Berger

Antoine MICHEL

David Alias Kiki : « Attention, ce qui est blanc par terre s’appelle du mondmilch et c’est glissant. »

Antoine : « Attends je teste. » Zip, blam ! ouille ! « Effectivement... »

Antoine : « Oh lala ! C’est quoi toutes ces grosses bites ? »

Kiki : « C’est le Berger mon gars ! »

Olivier : « Il est passé où le plafond ? »

Kiki : « C’est le Berger mon gars ! »

Olivier : « Ya un p’tit fil qui descend, c’est le téléphone ? »

Kiki : « Oui, oui... »

On entendait l’eau couler, et du mal à en croire nos yeux...La descente s’effectuait, calmement, avec enthousiasme et aucun de nous ne regrettait l’infidélité faite à la fromagère.Voilà nous étions arrivés au bout de notre escapade, sommet du grand éboulis (-375 m),

qui avait commencé non loin, sur un coup d’opportunisme.

Il est environ 13 heures quand je rentre de chez Expé. Fier de mes premiers achats, combinaison Holloch « Confort stp ! », de colorie bleu et genouillère rose (je me demande encore si le vendeur ne m’a pas fait une blague...). C’est Noël, chacun fouille le carton à la recherche de sa commande. Une petite collation plus tard, chacun a hâte de tester sa nouvelle acquisition. Un coup de téléphone passé la veille nous informait que le trou de la fromagère était praticable, avec son fameux P200. Quoi de mieux pour baptiser son matériel ?  ;-)

Nous voilà partis à l’aventure, laissant les vieux derrière qui avait choisi le gouffre du Sarrasin comme compagnon pour la journée, empruntant la petite route de la Molière afin d’atteindre notre but. Arrivé au parking, terminus tout le monde descend . Sac à l’épaule nous entamons notre marche d’approche durant laquelle une heureuse rencontre avec un papy changea nos plans pour la suite de la journée.

En effet, l’autochtone nous apprend que le Berger est équipé. La nouvelle est de taille et sous l’impulsion de David nous changeons nos projets. L’idée est lancée et ne nous quittera plus : « Allons au Berger ! » L’excitation est palpable, nous passons au bord de la fromagère que nous laissons sans regret et nous nous dirigeons vers le Berger.

La descente :

Entre kiki excité et moi impatient, Olivier appréhende et apprécie à sa juste valeur cette première succession de puits. Au milieu du premier méandre, rencontre ! Nous arrivons face à deux jeunes, qui nous paraissent quelque peu las de remonter sans en voir le bout. Nous leur confirmons que la sortie n’est pas loin et les aidons à faire passer les kits. Après avoir croisé une autre équipe en haut du puits Gorby, nous descendons. L’air y est différent, une certaine odeur flotte rappelant les champs Jamaïcains. Nous continuons notre descente, et après avoir passé un deuxième méandre et quelques puits nous atterrissons dans la dite « Grande Galerie » qui nous fera cheminer jusqu’au lac Cadoux (-300 m). La balade commence, tout est immense. On se sent un peu bête avec notre faible éclairage qui ne nous permet pas de voir le plafond. Après glissade sur mondmilch, escalade et marche à travers les stalagmites nous atteignons la cascade de la tyrolienne. La frustration d’en avoir vu si peu subsiste encore aujourd’hui, mais pour des gens qui voulaient seulement baptiser leur nouveau matériel... La remontée se déroulera aussi dans la bonne humeur car nous réalisons que le Berger était à nous et en profitons pour travailler notre voix au travers de canards qui, à coup sûr, ont écorchés les oreilles du Berger. Mais qu’importe, la fin n’est plus très loin et cette petite visite de quelques heures fut excellente. Une heure de marche plus tard, nous étions sur la route du retour, galvanisés de l’avoir fait et impatients de partager notre aventure avec les nôtres.

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