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269.3 - Recyclage de cadres dans le Jura

Pascal Admant, dit Bubu

mardi 12 janvier 2021, par Bertrand

Malgré les empêchements
occasionnés par l’épidémie de Covid-19 en cette année 2020, la
ténacité des organisateurs nous a permis de vivre quelques belles
séquences. Ainsi, la session de recyclage initiateur, initialement
prévue en avril, a pu être reportée au week-end des 18-19-20
septembre 2020 (je pense aussi au stage régional de Christophe
Petitjean). Exceptionnellement, mon emploi du temps me permettait de
libérer le vendredi après-midi et donc de pouvoir partir tôt pour
arriver à
Chalain
vers 17 heures.

Pour le voyage aller, je suis passé
par Besançon. Ce trajet s’enrichit d’année en année de
sections aménagées à 4 voies ; attention toutefois aux
limitations de vitesse sur les autres sections. Pour les skieurs,
alpinistes, spéléos, amateurs de vins du Jura, de Comté…, c’est
presque une route de l’Eldorado. Si les voies rapides permettent de
gagner du temps, elles ne doivent pas faire oublier les mille
attraits des régions traversées.

En passant à Vesoul, ne manquez
pas la visite au magasin de moto
Trail
70
. La
place est tenue par Joël Coroy, champion, organisateur,
constructeur… de motocross depuis les années 60-70 ; après
tout, le moto-cross est une spécialité où l’on apprécie la
boue, comme en spéléo ! Au-dessus des ateliers et des
confortables espaces de ventes actuels, le maître des lieux offre
aux visiteurs un exceptionnel musée de cette spécialité. Une salle
est réservée à ses propres réalisations et notamment la moto avec
laquelle le champion français Charles Coutard gravit, en 1983, les
deux premiers étages de la tour Eiffel.

Ne manquez pas non plus le porche
de la
grotte
de Solborde

à Échenoz-la-Méline !

Parmi d’autres étapes, le
passage à Salins-les-Bains est incontournable. On peut y visiter la
saline
royale

et voir des « poêles à sel » (dispositif pour récupérer
le sel à partir de saumure), des remarquables documents sur le
patrimoine industriel lié au sel et bien sur la fabuleuse pompe à
saumure et son mécanisme du XIX
e
siècle. De plus, la ville est riche de commerces gourmands.

Pour cette fois, je ne me suis pas
attardé. Je profiterai quand même d’une attraction spéciale,
avec le passage du Tour de France au carrefour du pont de
Gratteroche, sur la N5 avant Champagnole. J’ai pu ainsi voir la
caravane publicitaire, moins fournie que les autres années, sans
être retenu bien longtemps. J’arriverai au
Domaine
de Chalain

parmi les premiers. Ce domaine offre une gamme complète
d’hébergement, de la tente au bungalow de luxe tout près du lac ;
une adresse à connaître pour d’autres stages dans la région.

La fin d’après-midi et la soirée
du vendredi sont consacrées à l’accueil des stagiaires. Nous
sommes tous ravis d’être là. Pour chacun, comme pour tous, cela
peut être une première rencontre, des retrouvailles, une reprise de
contact après le confinement… Bref, le plaisir d’une assemblée
de spéléos avec toute sa richesse et sa diversité. Les
organisateurs ont réservé deux chalets-bungalows ; nous en
affectons un pour les nourritures matérielles, l’autre pour les
nourritures spirituelles.

Pendant et après les délices
culinaires préparées par Marie, nous échangeons à propos de nos
diverses expériences. Il y a là beaucoup à partager entre des
spéléos déjà avancés dans la vie et d’autres plus jeunes « nés
dans un kit » ! …

Toute la journée du samedi est
consacrée aux révisions des techniques spéléologiques de
progression sur cordes. Le site retenu est le gouffre pédagogique au
cœur du
sentier
karstique des Malrochers

près de Besain.

Amarrages naturels sur arbres,
déviations, tête de puits, vire, tyrolienne… sont au programme.
Notre groupe fournit une animation appréciée par les visiteurs du
sentier.

La soirée est consacrée aux
exposés de mise à jour de nos connaissances :

  • Les prérogatives et le rôle de
    l’initiateur sont rappelés par François Beaucaire.

  • Le projet fédéral, mis en valeur
    par le diaporama alléchant du dossier de presse 2020, retient
    l’attention de toute l’assistance.

  • Rémy Limagne nous présente
    l’évolution des données sur la sécurité et l’accidentologie.
    Les glissades diverses, y compris sur les chemins d’accès
    « faciles » viennent toujours en premières causes
    d’accident ; viennent ensuite les chutes de pierre…

  • Enfin, Francis Vatrey, enseignant
    en EPS et référent au rectorat de Nancy-Metz pour la spéléologie,
    présente le dossier de valorisation de l’activité qu’il a
    composé pour la pratique en milieu scolaire secondaire.

Le dimanche est consacré à la
pratique ainsi qu’aux révisions des techniques d’encadrement et
d’aide à équipier. Pour faire travailler chacun au maximum,
l’assemblée est divisée en trois groupes. Je fais équipe avec
Benoit Prioul, au gouffre du Petit Lac, avec Isabelle Goupil et
Grégoire Limagne. Le gouffre est intéressant ; son entrée est
marquée par une surprenante arche de roche.

Les deux autres groupes vont au
gouffre du Tambour et à la
lésine
du Champ Guillobot
.

Nous nous retrouvons au sentier
karstique en début d’après-midi pour le bilan. Tous les
participants ont trouvé très pertinent le choix du lieu
d’hébergement et des sites de pratiques à proximité de Besain.
La taille somme toute restreinte du groupe ainsi que l’enthousiasme
des stagiaires a produit un excellent moment de vie.

Merci aux organisateurs et cadres :
Rémy Limagne, François Beaucaire, Marie Salilas, Grégoire Limagne,
Isabelle Goupil, Paul Cordier. Mention spéciale à Marie, passée
par Nancy à l’
École
nationale supérieure de géologie
,
et à Charlotte, âgée de 2 ans, très à l’aise dans ce monde de
« Grands ».

Merci aux stagiaires, Alain
Lemaire, Norbert Wourms, Samuel Bonnin, François Bellot, Francis
Vatrey, Rémy Aubourg, Benoît Prioul et moi pour tous ces éclats de
rire.

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