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266.4 - Longirod, match retour

Théo Prévot

mardi 13 octobre 2020, par Bertrand

inter-ideograph'>À
la suite d’une météo bien pourrie je décide d’annuler la sortie initialement
prévue au
<a
href="http://www.techt.ch/michel/speleo/folliuborna/FB_reseau.htm"><span
style='font-family:"Comic Sans MS";'>réseau
du Folliu
'> (Suisse). Nous serons tout de même du côté Suisse pour
retourner chercher le matériel laissé au
<a
href="http://mdemierre.speleologie.ch/?p=3641"> '>gouffre de Longirod
<span
style='font-family:"Comic Sans MS";'> trois semaines
auparavant. Encore une sortie qui s’annonce bien sportive, il nous faut
remonter pas moins de 800 mètres de cordes et une centaine d’amarrages
laissé dans la zone des ‑235 m. Jusque-là rien d’extraordinaire me
direz-vous, nous sommes bien d’accord ! La difficulté… passer les kits
dans le dédale de méandres assez étroits.

inter-ideograph'>Le
rendez-vous est donné pour 17 h 45 - 18 h au local,
nous serons quatre pour atteindre notre objectif (Nicolas Greiner, de l’
<span
style=''><span
style='font-family:"Comic Sans MS";'>A.S.H.M.
<span
style='font-family:"Comic Sans MS";'>, et qui était là la
première fois, Thomas Belot, Pascal Odinot et moi-même). Nous chargeons les
véhicules, discutons un peu des conditions météo, les avis sont partagés
(neige, pas neige, pluie, froid) ce qui est certain c’est que nous serons loin
des conditions de la dernière fois. Le trajet se fait assez bien, nous mangeons
un morceau à la frontière et commençons à comprendre que la pluie mouille
particulièrement bien. Nous reprenons la route rapidement et arrivons après une
bonne demi-heure dans une tempête de neige. Bon, Pascal ne s’était pas trompé,
il y a déjà cinq bons centimètres sur les bords et la route devient rapidement
blanche. Nous ralentissons un peu et imaginons la nuit qui s’annonce.

inter-ideograph'>Il
est environ une heure du matin quand l’ensemble des tentes et hamac (il devait
y en avoir deux mais Nicolas dormira finalement dans la voiture, sage
décision !). Tout est déjà mouillé, les mains ont un peu froid et les
paupières commencent à tomber, quel bonheur d’ouvrir son hamac et de voir de la
neige tombée dedans. Cela ne fait pas longtemps que je suis dedans mais je sens
déjà que tout est trempé, j’arrive par miracle à m’endormir (je vous passe les
sursauts pendant la nuit lorsque l’eau vous ruisselle dans le cou), vraiment
reposante cette nuit ! 7 h, plus moyen pour moi de dormir, je me lève
et découvre l’ensemble des habits trempés, ça aurait été trop beau. Ni une ni
deux je me mets sous mon poncho spéléo avec une bougie et mets de l’eau à
bouillir (au passage : la chicorée il y a vraiment des gens qui aiment ?).
Nicolas ne tarde pas à se lever, suivi de Pascal. La nuit fut un peu meilleure
pour eux mais on est loin de l’hôtel cinq étoiles. On parle déjà de repartir
directement en sortant du trou, c’est pour dire. Une fois Thomas debout nous
essayons de ne pas trop tarder mais le temps de s’équiper et de tout remballer
l’heure tourne, nous arrivons au trou un peu avant 10 h.

inter-ideograph'>La
descente est rapide, nous remarquons que ça pisse de partout contrairement à
l’autre fois. 11 h 22 nous voici à l’entrée du méandre du grondement
(‑160 m). Après plusieurs essais et allers-retours nous convenons
que Pascal et Nicolas attendrons ici. J’estime la durée de l’aller-retour aux
kits à 3 h, nous laissons donc avec eux de quoi se mettre au chaud et
manger en nous attendant. Nous reprenons la descente dans la partie qui est
clairement la plus chiante de la cavité (puits de l’Araignée, 21 m,
méandre du Broyage, 40 m). Thomas est toujours chaud et nous passons
plutôt bien ces deux obstacles, de l’autre côté une belle descente en
opposition (il ne faut pas se louper) et le dernier puits avant les kits. Le P7
étant bien arrosé je dis à Thomas de rester en haut pour remonter les kits à la
poulie, ça facilitera bien la chose et ça ne sert pas à grand-chose d’être deux
en bas. Je pose une déviation pour éviter la cascade qui coule à cet endroit et
descends pour attacher les kits à la corde, en haut Thomas les réceptionne puis
je remonte en reprenant le déséquipement où nous l’avions laissé. Alors que
nous attaquons l’opposition un grondement sourd se fait entendre :

margin-left:49.55pt;text-align:justify;text-justify:inter-ideograph;text-indent:
-18.0pt'>·<span
style='font:7.0pt "Times New Roman"'> 
Thomas
ça va ?

margin-left:49.55pt;text-align:justify;text-justify:inter-ideograph;text-indent:
-18.0pt'>·<span
style='font:7.0pt "Times New Roman"'> 
Oui
oui, ce n’est pas moi c’est l’eau !

margin-left:49.55pt;text-align:justify;text-justify:inter-ideograph;text-indent:
-18.0pt'>·<span
style='font:7.0pt "Times New Roman"'> 
L’eau ?!?
Euh ouais « le niveau d’eau monte brutalement de quelques
centimètres ».

margin-left:49.55pt;text-align:justify;text-justify:inter-ideograph;text-indent:
-18.0pt'>·<span
style='font:7.0pt "Times New Roman"'> 
Ça
veut dire quoi ?

margin-left:49.55pt;text-align:justify;text-justify:inter-ideograph;text-indent:
-18.0pt'>·<span
style='font:7.0pt "Times New Roman"'> 
Qu’il
ne faut pas traîner à remonter, avec la pluie la neige a dû fondre (l’idéal
pour une crue) heureusement aucun risque dans cette partie du réseau.

inter-ideograph'>Nous
passons doucement mais sûrement le premier méandre, le puits de l’Araignée
reste merdique avec nos trois kits de matos. Une fois dans le Grondement nous
entendons nos camarades de l’autre côté. Nicolas vient reprendre les kits à la
sortie ce qui n’est vraiment pas désagréable, finalement nous aurons mis
4 h pour les rejoindre. Nos dires sont confirmés, Pascal me raconte qu’ils
ont vu le débit d’eau s’accentuer les obligeant à changer de place. Thomas
reprend la tête du peloton suivi par Nicolas et Pascal, je m’occupe du
déséquipement. Le kit étant déjà bien plein nous ne tardons pas à retrouver le
quatrième kit de matos, le plus redoutable ! Un joli bébé bleu encore plus
gros que les kits M.T.D.E., de quoi se faire plaisir dans les méandres (Pascal
l’avait déjà repéré à la descente). La remontée est physique, certains passages
nous obligent à forcer mais cette fois pas question de revenir. Les puits s’enchaînent,
les deux kits que j’ai avec moi sont bien aimables mais le seraient encore plus
s’ils ne s’agrippaient pas au moindre bout de rocher. Pour moins se fatiguer
Pascal laisse son kit en tête de puits, sort puis je monte et lui tends les
kits, ça évite de s’épuiser en sortant, c’est plutôt pas mal. Arrive la
« pascalerie » de la sortie (je trouvais le temps long). Impossible
de décrire la situation à l’écrit mais alors un beau fou rire, même lui ne sait
pas comment une telle situation est possible (pour sa défense il n’a pas eu de
chance, mais bon…). Les autres sont devant, nous ne les entendons pas, mais la
soif se fait sentir car ça fait quasiment depuis le matin que nous n’avons rien
bu et je commence à sentir des crampes. Les derniers puits avant le méandre du
Strip-Tease sont longs, un dernier effort et nous voici dans la galerie des
Arches. La sensation de voler avant que les longes de kits ne se tendent nous
rappelle bien pourquoi nous sommes là ! La sortie est vraiment la
bienvenue, il est un peu plus de 20 h, objectif atteint bravo les
gars ! Le retour aux voitures paraît plus long et moins enneigé, nous nous
changeons et comme ce n’est jamais fini Nicolas a le pneu arrière droit bien
dégonflé. Changement de roue sur un sol à moitié trempé le cric se met un peu
en biais, heureusement il ne bougera pas plus. Bon, pas de question tout le
monde est ok pour dire qu’une nuit de plus ici n’est pas envisageable, nous
mangeons une madeleine prenons une bière (bien méritée) et rentrons. Un
accident sur la route nous fait faire un petit détour et nous arrivons au local
vers 2 h 45. Nous déchargeons tout et rentrons chez nous. Motivés les
conducteurs, des machines ! Nicolas me dépose, je lui propose de dormir ou
au moins de prendre un café mais rien n’y fait, il regagne Savonnières (arrivée
chez lui vers 5 h). La prépa JB continue, encore une belle sortie bien
sportive. Reste plus qu’à laver le matos… mais avant pesage des kits !

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