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263.3 - Sorties USAN SUAPS 2019-2020

Pascal Admant

samedi 4 juillet 2020, par Bertrand

Depuis la rentrée scolaire 2019,
la nouvelle direction du
SUAPS
ne m’autorise plus à encadrer les sorties souterraines à
l’intention des étudiants. J’ai alors proposé de les poursuivre
avec l’appui d’une instance spéléologique qui prendrait en
charge la responsabilité des sorties. Grâce à la réactivité de
Christophe et des Usaniens et au support de l’USAN et de la LIGES,
nous avons pu ainsi réaliser cinq sorties, depuis la rentrée
jusqu’au début du confinement.

Pour la visite du Spéléodrome  :

  • Le jeudi 10 octobre 2019, avec les
    étudiants de l’école d’agronomie de Nancy (
    ENSAIA),
    en spécialité sciences et génie de l’environnement avec
    Jean-Michel Guyot comme spéléo-guide.

  • En novembre 2019, avec les
    étudiants en médecine de 2
    e
    année. Jean-Michel Guyot a assuré pour le 13 et Théo Prévot pour
    le 20 ; ce jour-là, nous avons eu le plaisir de retrouver
    Éliane Prévot au parking de la rue de la Brulée, au départ du
    circuit de Hardeval.

  • Le 10 mars 2020, avec les
    étudiants de l’
    I.U.T.
    Génie biologique

    2A, en compagnie de Jean-Michel Guyot et François Nus.

Pour ce type de visite, l’accent
est mis sur la présentation de l’histoire et du fonctionnement du
captage d’eau. Nous passons d’abord à l’œil de la galerie
pour voir le « château d’eau réservoir enterré », le
départ du
ruisseau
de l’Asnée
,
les vestiges de percement… Ensuite nous repartons jusqu’à
Clairlieu pour une montée-descente au puits de Clairlieu par les
échelles. Cette formule est idéale pour approcher les notions
naturalistes sur les écoulements de l’eau en surface et en
souterrain, les notions de patrimoine industriel des techniques de
l’eau, et les notions de santé publique liées à l’alimentation
en eau potable d’une grande ville comme Nancy.

À chaque fois, nous sommes
interpellés par la richesse du spéléodrome, qui offre des
conditions d’observations réelles à des étudiants en majorité
citadins et vivant dans des conditions de plus en plus artificielles.
Il faut un bon moment avant que tous ne saisissent toutes les données
sur le projet, la réalisation, le fonctionnement… du formidable
ouvrage initié en 1892 par
Édouard
Imbeaux
,
qui était à la fois médecin et ingénieur de travaux publics.

Pour la visite du domaine
souterrain de Savonnières-en-Perthois
  :

  • Le dimanche 14 décembre, avec des
    étudiants de 3
    e
    cycle en thèse à l’université de Lorraine, et pour la plupart
    étrangers avec Benoit Brochin et Maud Rochatte en spéléo-guides.

Comme à chaque visite à la
carrière, la magie opère. Peut-être encore plus pour ces
étudiants, qui travaillent sur des projets scientifiques actuels et
vivent dans des laboratoires bardés de technologie ; quel
étonnement pour eux de se confronter aux vestiges des travaux
manuels dans cette sorte de musée hors du temps.

De plus, pour des étudiants
étrangers, c’est une manière exceptionnelle de découvrir
l’histoire et la géographie de la région.

Dans les faits, nous avons commencé
par une courte visite au gouffre entonnoir du Boistier, situé juste
en dessous du château d’eau à la sortie de la N4 (on peut aussi
pousser jusqu’au gouffre de la Mare). Le secteur n’offre pas
d’alignement de dolines comme dans les forêts de Robert-Espagne ou
de L’Isle-en-Rigault. Par contre, l’observation des
dolines-entrées d’eau permet de faire le lien avec les phénomènes
souterrains et les gouffres de la carrière. Nous avons fait la pause
casse-croûte au refuge de l’USAN ; là encore, les yeux
brillent du plaisir de passer un moment hors du commun.

Enfin, cerise sur le gâteau, nous
avons rencontré les spéléos de l’
A.S.H.M.

D’abord, Yann Guivarch, en
découverte comme nous avec un petit groupe ; ce fut encore
l’occasion de présenter les personnes et les instances
spéléologiques du Grand Est.

Et puis, Claude Fournier et Roland
Trognon en compagnie de Nicolas Greiner à l’entraînement sur les
nouvelles broches du Cornuant. Leurs équipements et leurs
manipulations ont captivé les doctorants.

Je remercie chaleureusement l’USAN,
la LIGES et toutes les personnes qui m’ont permis de continuer à
faire vivre des moments extraordinaires aux étudiants de
l’université de Lorraine
.